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Le melon (cucumis melo de la famille des cucurbitacées) est une plante annuelle fragile. La période entre la plantation et la récolte est d’environ 4 mois après les semis.
La taille du plant : 30 à 40 cm de hauteur et 1m d’envergure (jusqu’à 1,5 m pour les plants cultivés sous châssis et 1,8 m sous serre).
La récolte : 2 à 4 fruits par plant maximum afin d’obtenir une grosseur et une maturation de qualité.

Fruit et légume à la fois, le melon est un des aliments les plus désaltérants. S’il pousse bien en plein air dans les régions méditerranéennes, il faut qu’il soit à l’abri d’une serre dans les régions tempé­rées ; toutefois, certaines variétés, plus robustes, réussissent parfaitement sous châssis froid ou sous cloche : elles don­nent des fruits généralement plus petits que le gros cantaloup de serre, mais de nombreux amateurs de melon les préfè­rent aux autres variétés pour leur saveur plus prononcée.

Les melons cultivés dans les régions tempérées sont très voisins des concom­bres et ont d’ailleurs les mêmes exigen­ces. Ils sont probablement originaires d’Afrique tropicale, encore que l’on a ten­dance aujourd’hui à les considérer comme des plantes semi-tropicales. La pastèque, ou melon d’eau, est une plante tropicale appartenant à une espèce tout à fait différente qui est difficile à cultiver dans les régions tempérées, même en serre.

S’ils sont cultivés dans de bonnes con­ditions, les melons se développent de manière prolifique, et même à profusion, à tel point d’ailleurs que les plants doivent être taillés pour ne pas s’étendre.

calendrier lunaire melon rose

L’emplacement adéquat pour la culture du melon

Dans les régions tempérées, les melons ont besoin d’un châssis froid ou d’une cloche, à moins que votre jardin soit exceptionnellement chaud et bien exposé. Une récolte sous abri sera toujours meilleure et plus précoce ; ce type de culture, surtout en serre, à aussi l’avantage de ne pas dépendre des caprices du temps, qui n’est pas toujours chaud dans ces régions en été. Dans les régions méridionales, les cultures se font naturellement en plein air, sans aucune protection.

La préparation du sol

La terre qui convient le mieux au melon doit être grasse, fertile et bien drainée. Préparez le sol un mois avant de planter. Pour cela, creusez une tranchée de 30cm de profondeur dans laquelle vous versez un ou deux seaux (selon la richesse de la terre) de compost de jardin ou de terreau de feuilles bien décomposé par mètre carré. Recouvrez ensuite avec la terre que vous avez retirée pour creu­ser la tranchée en formant un monticule, de façon à assurer un bon drainage.
Une autre méthode consiste à creuser des trous de 30 cm de profondeur tous les 1,20 m, de les remplir à moitié de compost et de recouvrir ce compost avec la terre que vous avez retirée, en for­mant des monticules successifs.
Vous pouvez mettre un peu d’engrais vert, mais n’abusez pas sur l’azote, ce qui risquerait de favori­ser le développement des feuilles et des tiges au détriment des fruits. Vous pouvez également utiliser de la corne torréfiée (ou broyée), ainsi que de la cendre de bois.
Le melon n’aime pas les sols acides. Déterminez la nature de votre terre à l’aide d’un testeur de sol, et, en fonction du résultat obtenu, ajoutez la quantité de chaux nécessaire six semaines au moins avant l’apport de la fumure.

La culture sous châssis du melon

Sans les régions tempérées froides, certaines variétés de melons ne peuvent réussir qu’en serre, mais d’autres, plus robustes, se cultivent habituellement sous châssis. Ces châssis devront être exposés au sud-ouest, de façon à recevoir le maximum de soleil.

Les semis de melon

Les semis se font au milieu du printemps dans des pots individuels de 7cm de diamètre, de façon à déranger le moins possible les racines au moment de planter. Remplissez ces pots d’un bon compost de semis ; arrosez et placez la graine sur le flan, à 1cm environ de profondeur, au centre du pot. Afin d’effectuer vos semis à la meilleure date, n’hésitez pas à consulter mon calendrier lunaire jardiner avec la lune mensuel ou abonnez-vous directement à mon calendrier lunaire jardiner avec la lune par emails, vous ne laisserez plus jamais passer les dates importantes pour réaliser toutes vos actions au jardin potager bio.
Le melon, qui a besoin de chaleur, ne germera pas si la température est inférieure à 18°c, la température idéale étant de 21°c. Le meilleur endroit pour la germination est une serre ou un germoir chauffé. Semez deux fois plus de graines que vous ne voulez obtenir de fruits, de façon à sélectionner des plants de même taille, ce qui facilitera leur mise en place définitive.
Normalement, la graine du melon doit germer en quelques jours. Dès que la germination a eu lieu, déplacez les semis dans un endroit clair où la température est de 15° minimum (de préférence der­rière la vitre d’une serre ou celle d’une fenêtre).
La terre, qui se trouve au pied des plantules, doit toujours être humide. Arrosez-la donc soigneusement ; mais attention, car il serait presque aussi mauvais de trop arroser que de ne pas arroser assez. Si les feuilles commencent à jaunir, ajoutez un peu d’engrais liquide (purin d’ortie…) dans votre eau d’arrosage.
Une fois qu’elle a germé, la graine va se développer très rapidement ; la plantule devra être repiquée dans les cinq jours qui suivent environ, en pot de 12cm de diamètre dans lequel vous aurez ajouté du compost de bonne qualité.

Le repiquage du melon

Dans les régions tempérées, le repiquage se fait au cours du mois de mai (consultez mon calendrier lunaire jardiner avec la lune du mois). N’oubliez donc pas de couvrir vos châssis et vos cloches avec des sacs de toile de jute ou des journaux chaque fois qu’il y a des chutes violentes de température.
Les plantules obtenues seront prêtes pour la mise en place en pleine terre dès qu’elles auront atteint une vingtaine de centimètres environ.
Pour les cultures sous châssis, la dispo­sition des plants dépend de la façon dont ils vont être conduits. Dans tous les cas, vous devez pincer le bourgeon terminal juste au-dessus de la quatrième ou de la cinquième feuille, pendant ou avant le repiquage, selon la croissance de la plante.
Avant de faire vos plantations, prépa­rez le sol en formant des petits monticu­les là où vous voulez mettre vos jeunes plants. Sortez ensuite ces derniers de leur pot en dérangeant le moins possible les racines. Pour cela, le plus simple est de placer une main sous le pot et de maintenir la base de la tige entre deux doigts de l’autre main, puis de retourner le pot en tapant légèrement sur le fond, jusqu’à ce que la motte se dégage.
Placez les plants au sommet des monticules en laissant dépasser la motte de 1,5cm, puis tassez la terre autour de chaque plant. Cette méthode a pour but d’empêcher l’eau de stagner autour de la tige et d’éviter ainsi la pourriture du collet, champignon qui attaque très souvent la tige principale du melon au niveau du sol, surtout lorsque celui-ci est humide ; une précaution supplémentaire consiste à enfoncer des petits pots de chaque côté des monticules, qui vous serviront pour l’arrosage. En versant de l’eau dans ces pots, vous irriguerez les racines, mais pas les tiges.

La conduite des plants de melon

Peu de temps après le repiquage, les plants auront besoin d’être conduits et taillés. Si vos cultures sont sous châssis, veillez à ce que le feuillage ne devienne pas trop abondant ; pour cela, la méthode classique consiste à faire un petit monticule au fond du châssis et à placer un jeune plant à son sommet. Lorsque le plant aura donné quatre ou cinq feuilles, pincez le bourgeon terminal pour favoriser le développement des pousses latérales. Des bourgeons axillai­res doivent alors se former et donner à leur tour des pousses latérales. Parmi celles-ci, vous choisirez les quatre plus vigoureuses que vous ferez courir sur le sol à l’aide de tuteurs ou de cavaliers, en les espaçant régulièrement pour former des rayons. Lorsque chacune des pousses latérales aura donné trois feuilles, vous les pincerez à leur tour, mais au-dessus de la troisième feuille cette fois-ci. Vous aurez alors à nouveau des pousses latérales et aussi de nombreuses fleurs (et cela grâce aux tailles successives que vous aurez faite). Puis, lorsque les fruits produits par les fleurs femelles auront la grosseur d’une noix, vous en sélectionnerez quatre sur chaque branche principale de préférence, à égale distance et de même grosseur, et vous éliminerez tous les autres ainsi que ceux qui pousseront par la suite. Et pour terminer, vous cou­perez l’extrémité des tiges sur lesquelles se trouvent les fruits au niveau de la deuxième feuille à partir du fruit et vous taillerez toutes les autres pousses latéra­les qui pourraient se développer ultérieu­rement de façon à ce que les fruits ne soient pas à l’ombre et que le châssis ne soit pas envahi par les feuilles.

Il existe d’autres méthodes de con­duite de melons sous châssis ; l’une d’elle consiste à placer le jeune plant au milieu du châssis et à disposer les quatre pous­ses latérales sélectionnées en forme de « X » en les faisant courir dans la direction des quatre angles du châssis ; une autre, à mettre deux plants aux deux angles diamétralement opposés du châssis. Mais, pour avoir des fruits précoces et de bonne qualité, vous ne garderez seulement que deux pousses latérales par plant, avec toujours un fruit par pousse. Si vous gardez quatre pousses par plant, vous aurez davantage de fruits mais ceux-ci seront plus petits.

L’arrosage, la nourriture et la ventilation

Pour qu’un melon soit bon, il a besoin d’être bien arrosé. Vous devez arroser régulièrement et abondamment afin de maintenir le sol humide sans pour autant le saturer. Pour cela, utilisez de préfé­rence de l’eau tiède.
Continuez l’arrosage jusqu’à ce que le fruit ait atteint sa taille maximale et qu’il commence à mûrir, c’est-à-dire lorsqu’il dégagera son parfum caractéristique. Réduisez ensuite les quantités d’eau jusqu’à la récolte. En effet, un arrosage excessif ferait éclater les fruits.
Si des racines apparaissent en surface, recouvrez-les d’une fine couche de terre, ou mieux, d’un mélange de terre et de fumier décomposé.
Bien que le melon soit une plante semi-tropicale, il peut souffrir de la chaleur sous un châssis. Par temps chaud, soulevez légèrement la vitre du châssis au milieu de la journée pour ventiler. Et s’il fait vraiment très chaud, tendez un morceau de toile épaisse sous les vitres (toile d’ombrage).

La pollinisation du melon

Lorsqu’ils poussent en plein air, les melons sont naturellement pollinisés par les insectes. En serre, sous châssis ou sous cloche, la pollinisation se fait manuellement, à moins que vous n’ouvriez les vitres pendant la journée au moment de la sortie des abeilles par temps chaud. Sinon, commencez par dis­tinguer les fleurs mâles des fleurs femel­les ; les premières poussent par groupe de deux ou trois et présentent un cœur proéminent tandis que les secondes sont isolées et présentent un renflement juste au-dessous des pétales.
La pollinisation a toutes les chances de réussir quand l’atmosphère est sèche. Elle se fera donc au milieu de la journée, en plein soleil. Pour cela, prenez une fleur mâle, ôtez-en les pétales et introduisez-la dans une fleur femelle bien épanouie. Il est important que toutes les fleurs femelles d’une même plante soient pollinisées en même temps sinon celle qui a été pollinisée en premier risque d’absorber toute la force de la plante pour donner un gros melon, au détriment des autres melons. Si une fleur femelle apparaît bien avant les autres, il est préférable de la supprimer et d’attendre que les autres ne se forment.
Il vaut mieux politiser deux fois plus de fleurs que vous ne voulez de fruits, de façon à pouvoir choisir les plus beaux melons. C’est à vous de savoir si vous voulez récolter de gros melons mais en nombre limité, ou bien des melons plus petits, mais plus nombreux. La variété choisie détermine en partie la quantité de fruits : les petites en donneront une demi-douzaine à peu près par plant, tan­dis que les grosses n’en donneront que deux ou trois.

Les soins à apporter aux cultures de melon

Les melons ont besoin de support pen­dant leur croissance : planchette, tuile, ou pot retourné, peuvent faire l’affaire. Ces supports les protégeront non seule­ment des salissures de la terre mais aussi des limaces et des parasites du sol.
Ils ont besoin aussi de soleil. Pour cela, repliez toutes les feuilles qui leur font de l’ombre, afin qu’ils reçoivent directe­ment les rayons du soleil.

La récolte des melons

Ne soyez pas trop impatient de récol­ter vos melons. Un melon est mûr lorsqu’il exhale son parfum caractéristi­que et que sa chair cède légèrement sous la pression du doigt, à l’opposé de la queue. Vous reconnaîtrez aussi qu’un melon est bon à cueillir quand sa peau devient jaune et que des côtes se for­ment (pour les variétés à côtes naturellement).
Mais pour être vraiment sûr que votre melon est mûr, examinez le point d’atta­che : vous devez voir des craquelures tout autour.
Pour cueillir un melon, coupez la tige à quelques centimètres de part et d’autre de l’attache du fruit.
Un melon se conserve pendant 3 semaines maximum à température ambiante, et un peu plus longtemps au réfrigérateur, surtout s’il a été cueilli un peu avant d’être arrivé à maturité. Mais la plupart des variétés doivent être dégustées à température ambiante car la réfrigération amoindrit la saveur du fruit.

Les cultures sous cloches et sous tunnel en plastique

Jusqu’à une date relativement récente, il était impossible de cultiver des melons en dehors d’une serre ou d’un châssis dans les régions froides des cli­mats tempérés. Mais, de nos jours, cela n’est plus vrai avec les nouvelles variétés rustiques de cantaloup, qui réussissent sous cloche ou sous tunnel en plastique dans la plupart des jardins abrités dans la mesure où les conditions atmosphériques ne sont pas trop mauvaises.
Les cloches à deux pans sont trop petites pour la culture des melons. Il vaut mieux utiliser des cloches à quatre pans ou encore des tunnels en plastique de 45cm de hauteur. Espacez les plants de 1,20 m les uns des autres et protégez-les avec ces cloches en ligne continue ou ces tunnels, de sorte que l’extrémité de la cloche ou du tunnel se trouve à 60cm du premier plant.
Comme pour les cultures sous châssis, étêtez la tige principale au-dessus de la quatrième feuille, puis lorsque vous aurez quatre pousses latérales, vous ferez courir celles-ci sur le sol en forme de « X » à l’aide de tuteurs ou de cavaliers. Si vous voulez récolter de meilleurs fruits, ne gardez que deux pousses latérales et faites-les courir dans des direction diamétralement opposées.
Puis, dés que les pousses latérales donnent des fleurs et qu’elles atteignent les extrémités de la cloche ou du tunnel, pincez les bourgeons terminaux. Les fruits vont alors se former. Vous en sélectionnerez quatre de même grosseur et vous supprimerez les extrémités des tiges qui portent ces fruits à deux feuilles au-dessus de chaque fruits, puis vous éliminerez toutes les autres. Vous les écimerez enfin très régulièrement, afin que la sève profite aux fruits et à la formation de tiges et de feuilles.
Néanmoins, la plupart du temps, ces cloches ou ces tunnels sont encore trop froids pour les jeunes melons. Il faut donc les isoler en plaçant une vitre à chaque extrémité des cloches ou en rabattant la feuille de plastique sur les arceaux aux extrémité du tunnel. Par contres, lorsqu’il fait chaud, les melons risquent de souffrir de la chaleur ; vous ventilerez en rouvrant les extrémités de la cloche ou du tunnel. Et en cas de grosse chaleur, il est utile de les protéger du soleil de la même façon que les châssis.
Mais cette ventilation est insuffisante pendant la croissance des fruits quand il fait très chaud ; il faut alors rompre l’alignement en écartant les cloches les unes des autres ou bien relever un côté du tunnel pour laisser l’air circuler.

Les melons de serre

Il est possible de cultiver des melons cantaloups sous tunnel ou sous cloche, mais les cultures de serre ont l’avantage de donner des fruits de meilleure qualité et plus précoces. De plus, la serre est le seul endroit où l’on peut cultiver certai­nes variétés sucrées ainsi que les pastè­ques. La préparation du sol est la même que sous cloche.
Vous pouvez aussi cultiver les melons sur couche chaude. En effet, les melons aiment beaucoup la chaleur, et si vous voulez des fruits précoces et d’excellente qualité, c’est le mode de culture que vous devez utiliser.
Si vous possédez une serre ou un châs­sis équipé de câbles chauffants souter­rains, vous n’aurez donc aucun problème. Sinon, armez-vous d’un peu de courage et faites vous-même votre couche, comme on faisait autrefois.
Pour cela, répandez un carré de fumier frais de 45 cm de côté et 15 cm d’épaisseur, puis retournez régulièrement celui-ci pendant quelques jours de façon à ce que l’excédent d’azote se dégage sous forme d’ammoniaque. Recouvrez ensuite le fumier d’une couche de terre grasse de bonne qualité de 60 cm de côté et 30 cm d’épaisseur.
Les semis se font de la même façon que sous cloche, mais il peuvent se faire plus tôt, au début du printemps ou même à la fin de l’hiver, si vous pouvez maintenir au minimum 16°c.
Quant aux plantations, elles se font de la même manière que sous cloche, à la différence que les plants sont moins espacés (45 à 60 cm) et qu’ils ont besoin d’un tuteur de 60 cm.
En serre, les plants de melon sont con­duits à la verticale normalement, sur des fils de fer superposés. Ces fils sont fixés à un montant de chaque extrémité de la serre. Le premier fil est situé à 45 cm du sol. Chaque fil se trouve à 25 cm du fil suivant et à 30 ou 35 cm de la vitre. A mesure qu’elles grandissent, les tiges des plants sont attachées à ces fils avec de la filasse ou du raphia. Il existe des filets en mailles de plastique pour plantes grimpantes qui peuvent servir pour la culture des melons en serre.
Après la plantation, ou même avant si cela est nécessaire, pincez les bourgeons terminaux dés que les tiges ont trois feuilles et ne conservez qu’une pousse latérale de part et d’autre de la tige. Faites courir celles-ci vers les fils de fer ou le filet en les attachant aux tuteurs au besoin.
La plupart des jardiniers sélectionnent quatre fruits (deux sur chacune des tiges principales), mais si vous voulez des fruits précoces et plus gros, gardez-en seulement deux et éliminez tous les autres.
Lorsque les pousses latérales principa­les arrivent jusqu’à la toiture de la serre, pincez les bourgeons qui se reforment tous les deux à trois jours.
Chaque fois que la température atteint 27° à l’intérieur de la serre, ouvrez les vasistas, mais n’oubliez pas de les refermer le soir afin que la serre reste chaude pendant la nuit. Et comme pour les cultures sous cloche, ventilez bien dès que les fruits commencent à mûrir.
Maintenez une atmosphère humide en arrosant le sol. Vous aurez aussi intérêt à vaporiser ou à seringuer légèrement les plantes, avec de l’eau de pluie si possible, une fois par jour, surtout lorsqu’il fait chaud et que l’araignée rouge risque d’entrer en activité. Arrosez abondam­ment et régulièrement, jusqu’à ce que les fruits commencent à mûrir, puis réduisez peu à peu les quantités d’eau.
Pour soutenir les melons pendant leur croissance, mettez-les dans des filets que vous attacherez aux fils de fer. Il existe des filets spéciaux pour melon dans le commerce, mais vous pouvez très bien les fabriquer avec un carré de tulle de 5 cm de côté (ou plus selon la grosseur de la variété) et un bout de ficelle que vous ferez passer à chaque coin du tissu et que vous attacherez au fil de fer.

Parasites et maladies du melon

Si vous êtes obligé de vaporiser des produits chimiques, soyez prudents. Le melon, comme la plupart des cucurbitacées, ne tolère pas certains produits. Lisez bien la notice d’emploi avant usage ; moi, je vous conseil des méthodes beaucoup plus naturelles et biologiques, alors, à chacun sa méthode.

  • L’araignée rouge est un parasite com­munément répandu. Les minuscules aca­riens rouges apparaissent sur le dessous des feuilles, qui se couvrent de tâches brun-gris et qui jaunissent dans les cas plus graves et entraînent le flétrisse­ment de la plante. Mais, contrairement à la plupart des parasites du melon, l’arai­gnée rouge n’aime pas l’humidité ni le froid, et se manifeste donc rarement lorsque la saison est froide. Par contre, il faudra bien baigner les feuilles ou vaporiser les plantes avec une décoction d’ail, une infusion d’ortie ou du purin de prêle.
  • Le puceron est un parasite dangereux pour le melon car il se met sur les bourgeons et sur le dessous des feuille, provoquant leur noircissement, leur enroulement et finalement l’arrêt de la croissance. Pulvérisez une solution diluée de savon noir, ou comme pour l’araignée rouge, du purin d’ortie, et n’oubliez pas que les larves de coccinelles se délectent des pucerons et sont très utiles au jardin potager bio.
  • La pourriture du collet est probablement la maladie la plus grave du melon. Des bactéries, vivant dans le sol, attaquent la base de la tige qui ramollit. Les feuilles se flétrissent et la plante meurt. Il est plus efficace de prévenir cette maladie que de la guérir ; pour cela, veillez à ce que la terre autour de la base de la tige reste relativement sèche. Vous ferez donc vos plantations sur des monticules dans lesquels vous placerez de chaque côté, des pots que vous remplirez d’eau, et par infiltration, abreuveront vos melons.
  • La fusariose et la verticilliose sont des maladies provoquées par deux champignons parasites, le fusarium et le verticullium, qui provoquent les mêmes symptômes de flétrissement des feuilles que la pourriture du collet, mais n’attaquent pas la base de la tige. Ces champignons, vivant dans le sol, font pourrir les racines et réagissent de façon contraire à la température. Une plante atteinte par le fusarium a des chances de guérir si la température monte jusqu’à 24° minimum. Mais si elle continue de se flétrir, cela signifie qu’elle est attaquée par le verticillium et, dans ce cas, la chaleur ne fera qu’aggraver le mal ; protégez alors vos plantations du soleil et ventilez bien de façon à faire baisser la température. Vous pourrez pulvériser une bouillie au manébe, mais si les plantes sont vraiment atteintes, arrachez et brûlez les plants malades.
  • Le botrytis se présente sous forme d’une moisissure grise qui recouvre la tige, les fruits et les feuilles de la plante. Ce champignon affectionne particulièrement les atmosphères humides et confinées, alors, venfilez bien vos cultures. Si vos plants sont atteints, arrachez-les et brulez-les.
  • L’oïdium est un champignon qui se développe sur les plantes manquant d’eau, surtout lorsque celles-ci sont mal ventilées. Les feuilles malades se cou­vrent alors d’une couche blanche et deviennent jaunes dans les cas les plus graves. La tige et le fruit peuvent être atteints également. Une vaporisation régulière du feuillage avec un mélange d’eau et de lait (10 pour 1) permet d’éradiquer l’oïdium ; sinon, la pulvérisation de bicarbonate de soude est assez efficace. Son pH basique empêche les spores de champignon de germer. L’utilisation de purin de prêle, contenant de la silice, ou une infusion d’ail additionnée de lait (composés soufrés pour l’ail, le lait servant d’adjuvant d’adhérence et aussi d’antifongique), permettent de supprimer l’oïdium tout en préservant l’environnement et la fertilité du sol. A utiliser dès l’apparition des premiers symptômes.
  • La virose provoque des taches jaunes sur les feuilles et parfois des protubérences ressemblant à des verrues. Le fruit peut également noircir. Il n’existe aucun traitement spécifique contre la virose, mais, étant donné que cette maladie est propagée par le puceron, le meilleur moyen de protéger vos cultures est de les traiter contre les pucerons. Toutes les plantes atteintes doivent être détruites.

calendrier lunaire culture du melon

LES VARIÉTÉS DE MELON

Les variétés de melon se classent en trois groupes : les melons brodés, qui portent des lignes en relief sur leur peau, les melons cantaloups, les plus courants à peau lisse, les melons d’eau ou pastè­ques, qui ne poussent que dans les régions à température élevée. Le poids moyen des melons se situe entre 0,8 et 1 kg. Mais il existe des variétés de gros melons : le Charentais pèse 2 kg et le Noir des Carmes de 2 à 4 kg.

Les melons brodés :

— Ananas d’Amérique : variété ancienne de petits fruits à la chair rouge, sucrée et très parfumée ; culture très facile.
— Boule d’or : fruit rond, jaune d’or, à chair vert pâle, épaisse et sucrée.

— Jaune d’or espagnol : fruit oblong, long, jaune, non côtelé, à chair jaune et sucrée.
— Panchâ HF1 : très précoce, pour la serre et le plein champ. Variété rigou reuse à fruit rond, légèrement ovale.

— Sucrin de Tours : variété ancienne, très cultivée autrefois par les amateurs.

Les melons cantaloups :

  • Alpha : type charentais très précoce pour toutes cultures ; chair ferme, très colorée, de bonne saveur.
  • Cantalun : variété précoce, taille moyenne, chair parfumée.
  • Charentais : vieille variété française à fruit sphérique et côtes peu marquées ; l’écorce est mince, vert clair et la chair épaisse, orange foncé, sucrée. Il en existe plusieurs races sélectionnées.
  • Cristel : type charentais très précoce à végétation peu exubérante. Le fruit, très sucré, ne dépasse pas 1 kg. C’est un fruit de serre, qui vient en pleine terre fraîche et humifère avec paillage et semis direct sous cloche.
  • De Bellegarde : vieille variété à fruit oblong très hâtif, à chair épaisse, sucrée, de couleur rouge orangé.
  • Doublon : type charentais à écorce vert pâle, parfois légèrement côtelée. Chair colorée de bonne qualité. Cette obtention de l’INRA se cultive sous abri.
  • Milor : type charentais s’adaptant à  touts les sols. Le fruit sphérique a des côtes peu marquées. Variété excellente de pleine terre pour les amateurs.
  • Noir des Carmes : variété ancienne de  très gros fruits précoces à peau noire, verdâtre, très gros et très bon.
  • Orlinabel : type charentais pour la pleine terre à la chair épaisse et colorée.
  • Printadou : type charentais précoce pour serre et pleine terre ; fruit de taille moyenne, pesant autour de 1 kg, à la chair ferme.
  • Troubadour : type charentais, rusti­que, pour toutes cultures, aux fruits bien ronds et très colorés.
  • Védrantais : type charentais de fruits bien sphériques à la chair orange foncé, très ferme. La peau est légèrement brodée.
  • Cantor HF1 : précoce et productif, fruit moyen à chair sucrée et parfumée d’excellente qualité. Convient pour la pleine terre.
  • Carlo HF1 : charentais très précoce de bonne vigueur. Fruit moyen à écorce vert-jaune et chair orangée de bonne qualité gustative. Pour plein air et serre.
  • Savor : variété hybride de calibre moyen, à la chair fine, de bonne qualité.

 

Les melons d’eau ou pastèques :

  • Panonia HF1 : très précoce, bien rond à peau lisse vert foncé et dure. Chair rouge vif, fondante. Pesant de 3 à 5 kg.
  • Pastèque à confire : graines rouges ; chair vert clair fondante et parfumée. A réserver pour les confitures.
  • Sugar Baby : variété à graines noires, fruit rond de taille moyenne, chair rouge très sucrée et fondante. Actuellement la plus cultivée des pastèques.

 

Votre sorcière bien-aimée du calendrier-lunaire.info vous remercie d’avoir consulté son article sur la culture du melon ; j’espère vous avoir apporté de précieuses informations pour vos cultures de melon.
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