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Les preuves de l’ influence de la pleine lune sur le sommeil

En Suisse, une équipe de chercheurs ont prouvé scientifiquement que le cycle lunaire agit bien sur notre sommeil. L’étude de la phase de la pleine lune, permet d’affirmer qu’il y a bien une interaction entre la position de l’astre lunaire et notre sommeil qui se trouve alors privé de 30% de sommeil profond ; engendrant ainsi la fatigue, les yeux cernés, les bâillements et la mauvaise humeur.

Pour beaucoup (trop) de personnes, tous les mois c’est la même rengaine : des nuits agitées et un mauvais sommeil causés par la pleine lune. Si vous vous reconnaissez dans cette description, désormais vous savez que le cycle lunaire a un impact direct sur votre sommeil.

Faute d’étude scientifique sur le sujet, la pleine lune et les mauvaises nuits restaient pour certains de l’ordre de la croyance populaire. Un point de vue qu’il va falloir réviser sérieusement depuis la publication des résultats de cette équipe de chercheurs suisses dans la revue Current Biology .

Ils démontrent scientifiquement et définitivement, pour la première fois, que la pleine lune perturbe le sommeil des êtres vivants et humains.

Ces scientifiques de l’université de Bâle, spécialisés en chronobiologie (l’étude des rythmes qui gouvernent les fonctions biologiques), font le constat qu’il n’existe que très peu de travaux scientifiques consacrés aux interaction de la lune sur le sommeil. « Et celles qui sont disponibles se fondent sur des questionnaires » , précise Sylvia Frey, l’un des auteurs.

Or, une approche scientifique de l’étude de ces phénomènes requiert une grande rigueur et l’utilisation de paramètres objectifs, mesurables, chez des volontaires sains et ignorants.

 

L’horloge « circalunaire »calendrier lunaire la pleine lune 2016 nature

Par « ignorants » le chercheur sous-entend que les sujets de l’étude ne soient pas informé, à aucun moment du but réel de l’étude. « Si nous expliquons aux volontaires que nous évaluons les effets de la pleine lune sur eux, cela pourrait biaiser très fortement les expériences ; les croyances personnelles pouvant influencer les résultats. « 

Pour contourner cet obstacle, les scientifiques se sont basés sur des données acquises plusieurs années auparavant, dans le cadre d’une autre recherche sur le sommeil.

Ils ont méticuleusement examinés les enregistrements polygraphiques réalisés durant les phases de sommeil de 33 volontaires. Mais cette fois, ils ont tenu compte des phases de la lune via le calendrier lunaire afin d’analyser dans quelles positions celle-ci se trouvait lors des examens initiaux des volontaires.

Et les résultats furent saisissants !

« On ne s’attendait pas du tout à observer des effets d’une telle ampleur ! », avoue Sylvia Frey.

Les enregistrements du laboratoire montrent très nettement et sans aucun doute possible, que dans les quatre jours qui précèdent ou suivent la pleine lune : la durée totale de la période de sommeil est écourtée de 20 minutes.

Par ailleurs, les volontaires mettent cinq minutes de plus en moyenne pour parvenir à l’endormissement.

Ces résultats corroborent les évaluations subjectives de la qualité du sommeil faite par les volontaires eux-mêmes.

L’analyse approfondie des données recueillies sur les ondes cérébrales nocturnes montre également que la phase de sommeil dit « profond » est raccourcie de 30 % en moyenne pendant la période de pleine lune.

Cette phase du sommeil, caractérisée par des ondes cérébrales très lentes, est primordiale pour notre organisme.

C’est durant cette phase que se produisent de nombreux processus biologiques tels que la mémorisation, les sécrétions hormonales (comme l’hormone de croissance), ou bien la régénération des cellules.

Des examens sanguins effectués conjointement aux enregistrements nocturnes ont également révélé que la position de la lune et ces différentes phases modifient la production de l’hormone fondamentale pour la régulation de notre sommeil : la mélatonine.

« C’est la première fois qu’il est possible d’apporter des preuves scientifiques des effets du cycle lunaire sur le sommeil des êtres humains ! », souligne Sylvia Frey.

En explication de ces résultats, les chercheurs en chronobiologie suggèrent l’existence chez l’être humain d’une horloge interne «circa-lunaire», comparable à la plus connue horloge circadienne, qui elle rythme les fonctions biologiques diurnes et nocturnes de notre corps.

Moduler les fonctions biologiques selon le cycle lunaire avait bien une importance dans des temps reculés.

« Dormir de manière plus légère quand la lumière de la pleine lune fait de vous une proie plus facile pour les prédateurs nocturnes avait du sens du point de vue de notre évolution », suggère la scientifique.

Cette même horloge interne «circa-lunaire» a été mise en évidence chez certains animaux marins.

A suivre…

Et que pensez-vous de çà ! :

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