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A l’heure actuelle, on trouve chez les pépiniéristes ou sur internet, un choix varié de graines de bonne qualité afin de réaliser ses semis.
De plus, dans ce domaine, les progrès sont constants.
Des variétés nouvelles sont sans cesse mises au point pour donner des plantes robustes, plus résistantes aux maladies et plus productives, ainsi que des fruits de calibre satisfaisant et de meilleure qualité, sans oublier les variétés anciennes.
Vous pouvez bien sûr, afin de « suivre » vos cultures dés le début, faire vos propres semis ; ce qui n’ira pas sans une certaine fierté si vos plantes se développent parfaitement !
Le calendrier lunaire devient alors un allié de taille, puisqu’il vous permet de mettre à profit les influences de la lune… mais nous en reparlerons plus tard.

 calendrier lunaire nature graines et semis

Le choix des graines

Les graines sont vivantes ! Trop vieilles, ou stockées dans un endroit trop chaud ou humide, elles risquent de perdre leur faculté germinative.
N’achetez donc vos graines que dans des magasins dont vous êtes sûr, et vérifiez systématiquement leur date limite de germination.
Certaines graines sont vendues dans des emballages sous-vides, imperméables, résistants à l’humidité, à la chaleur et au froid.
Elles ont alors toutes les chances d’être d’excellente qualité.
Elles resteront fraîches très longtemps dans leurs emballages.
N’oubliez cependant pas, qu’une fois ces derniers ouverts, elles risquent de s’abîmer très vite au contact de l’air, surtout s’il est humide.
N’ouvrez donc vos paquets qu’au moment précis du semis.
Lors de l’achat, vérifiez la date qui se trouve sur l’emballage et refusez systématiquement tout paquet de graines ne portant pas, soit la date de l’ensachage, soit celle de la dernière année d’utilisation possible.

Les graines enrobées

Les graines enrobées représentent un progrès important, encore qu’elles n’existent que pour les variétés de légumes les plus courantes.
Le principe est d’enrober chaque graine d’une matière inerte, identique à l’argile, souvent combiné avec des fongicides et pesticides divers, qui augmente considérablement le volume de la graine.
Ces graines enrobées ressemblent à de petites pilules colorées. Il est donc plus facile de les saisir avec les doigts, et donc, de les semer individuellement.
Cette technique présente un intérêt non négligeable dans le cas de graines très petites ou très légères.
Du fait qu’elles sont plus faciles à manipuler, les graines enrobées peuvent être espacées avec plus de précision ; ce qui évite la corvée de l’éclaircissage et du repiquage.
La matière qui enrobe les graines se ramollit et se désagrège au contact de l’humidité ; et, si certains jardiniers ont eu de mauvais résultats avec leurs graines enrobées, c’est simplement parce qu’ils les ont arrosées trop ou trop peu. Maintenant à vous de voir…

LE CONSEIL DU CALENDRIER LUNAIRE
Trempez vos semences dans une décoction de prêle (voir notre article « Réussir son purin de prele bio comme un pro »)

Si vous faîtes vous même vos plants, vous avez certainement déjà subi la fonte des semis ; les plants s’étiolent, se couchent puis meurent rapidement.
Il existe une technique efficace pour éviter ces désagréments : tremper simplement les graines dans une décoction de prêle et d’argile avant de les mettre en terre.

Ce traitement offre les mêmes avantages que les enrobages industriels et c’est 100% Bio et 100% Gratuit !

Les graines de variétés hybrides F1

L’hybride F1 n’est pas un Organisme Génétiquement Modifié ( OGM ), mais bien une  » création variétale « , réalisée soit par pollinisation manuelle, soit par d’autres techniques spéciales, un peu compliquées ; ce qui explique que les variétés obtenues par cette méthode soient plus couteuses que les autres.
Ces  graines sont plus chères, mais elles présentent un avantage : les variétés hybrides dites  » F1  » sont obtenues par le croisement de deux espèces de même genre spécialement sélectionnées pour leurs caractéristiques généralement complémentaires.
La vigueur des hybrides F1, appelé effet hétérosis, permet souvent de bénéficier du meilleur de chaque parent.
En utilisant ces variétés vous vous assurez d’une pousse et une récolte homogène.
L’hybridation a l’avantage de donner des plantes moins vulnérables aux maladies, généralement plus précoces, à calibre plus uniforme et à rendement meilleur.
Si vous réutilisez les graines que donneront ces hybrides, vous obtiendriez des plantes de plusieurs types différents sans aucune homogénéité.

Le problème des hybrides, c’est que vous devenez dépendant du vendeur de graines.

Les variétés de graines anciennes

Souvent appelées semences  » paysannes  » ou  » héritage « , les graines de nos variétés anciennes de fruits, légumes, herbes aromatiques et fleurs portent en elles un patrimoine génétique INESTIMABLE de part le fait qu’elles ont hérités des caractères génétiques  » adaptés  » de leurs parents durant plusieurs générations en les acclimatant parfaitement à leurs milieux climatiques respectifs.
Ces graines sont très précieuses et sont même devenues pour une grande partie d’entres-elles  » hors-la-loi « . La diversité génétique de nos jardins et de nos assiettes à considérablement déclinée ces dernières années. Les critères des longues sélections pratiquées par nos «  anciens » ont permis d’innombrables créations variétales aux parfums, goûts et couleurs si divers et variés qu’il était difficile auparavant de choisir parmi les centaines de variétés de pommes, poires, tomates, carottes, choux…
Seules ces races anciennes présentent une  » plasticité génétique  » suffisante pour assurer leur survie face aux maladies contemporaines : elles ont encore le gène  » sauvage  »  de la survie au plus profond d’elles.
Il vous appartient de décider d’utiliser de telles variétés dans votre potager, mais il vous faut savoir que de manière générale ces « graines d’autrefois » ont des rendements inférieurs et une pousse plus lente que les légumes contemporains, la différence est encore plus importance si vous la comparez à un hybride F1 moderne.
Mais…car il y a un mais…la relative « lenteur » des variétés anciennes n’est présente généralement que pour permettre au végétal d’exprimer totalement de très fortes qualités sélectionnées avec amour et passion, tant gustatives que de longue conservation ou bien encore de précocité.

Il y a là aujourd’hui (pour combien de temps encore ?) la possibilité de découvrir ou bien redécouvrir toute la diversité que la vie peut apporter dans votre jardin !

calendrier lunaire nature graines semis 2

La période des semis

La période exacte des semis dépend de la robustesse de la plante que vous voulez semer : robustesse qui dépend du pays d’origine de la plante (pays chaud, pays froid) et souvent, aussi, de la variété choisie.
Si vous ne connaissez pas la plante que vous voulez semer, consultez le dépliant de votre grainetier, ou renseignez-vous sur internet.
Pour déterminer la date de vos semis, il vous faut également savoir jusqu’à quelle température vous pouvez chauffer vos plants et à quelle période vous voulez faire la récolte.
Les légumes robustes tels que les laitues, pois et choux peuvent par exemple, être récoltés plus tôt si vous semez, au début de l’année, des variétés adéquates, et si vous chauffez vos semis.
Mais il est d’autres légumes, fragiles ou semi-rustiques, tels que concombres, tomates, courges, poivrons, maïs et aubergines qui doivent, par contre, être protégés et chauffés dés le départ, sous peine de ne produire que très peu voire rien du tout.
Et bien sur, n’oubliez-pas de consulter le calendrier lunaire du mois, afin de mettre à profit les influences positives de la lune.

La bonne température pour la germination

Les jardiniers débutants pensent souvent, à tort d’ailleurs, que plus la température du semis est élevée, meilleure est la germination des graines.
En fait, une chaleur excessive peut endommager les graines et même les détruire.
Pour la plupart des semis, la bonne température se situe entre 7 et 16°.
C’est ainsi que, si les plantes semi-rustiques ont besoin d’une température relativement élevée, il est de nombreuses plantes rustiques qui se contentent de la chaleur naturelle du sol sans abri, ou de celle d’une serre ou d’un châssis non chauffé.
Les légumes et les fruits délicats, tels que tomates, maïs, concombres, courges, poivrons et melons, ont besoin, eux, pour germer rapidement, d’une température d’environ 21°. Au dessous de cette température, les graines risquent de pourrir avant même d’avoir germé.
Sachez que si la température de vos semis est trop élevée, vos graines germeront trop vite et donneront des plantules rachitiques qui, la plupart du temps, ne se développeront pas. Ceci est valable pour toutes les plantes, qu’il s’agisse de plantes délicates, de plantes rustiques ou de plantes semi-rustiques.

Et les pots biodégradables ?
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Les germoirs

Un germoir n’est autre qu’un appareil destiné à fournir de la chaleur artificielle et à conserver l’humidité du compost et de l’atmosphère environnante.
Il existe différents types de germoirs, souvent conçus spécialement pour la germination des graines. Mais un germoir peut être utile également pour l’enracinement des boutures ou le forçage des plants de fraisiers ; il doit donc être relativement grand.
Les germoirs sont habituellement équipés d’un chauffage électrique à thermostat (détail très important) ou d’un chauffage au pétrole.
Le modèle le plus simple, conçu uniquement pour la germination des graines, peut consister tout bonnement en une plaque chauffante sur laquelle seront placés un ou plusieurs bacs à semis à couvercles : lesquels couvercles permettront de conserver l’humidité.
Quant au modèle le plus sophistiqué, il se présente sous la forme d’un grand bac en verre ou en plastique équipé de câbles électriques destinés à chauffer le compost et l’air ambiant, ainsi que d’un système de thermostat.
Ce modèle est suffisamment grand pour repiquer également les plantules qui ont besoin de chaleur pour se développer.
Il sera particulièrement utile dans une serre, ou pour la culture des espèces délicates de fruits et de légumes.
Le modèle de germoir le plus utile est celui doté d’un chauffage électrique à thermostat : c’est aussi le plus couteux.
Le thermostat est important pour éviter que la température à l’intérieur du germoir ne varie en fonction de la température extérieure.
Si, par exemple, la température de votre serre s’élève brusquement au premier rayon de soleil, alors que votre germoir n’a pas de thermostat, vos graines risquent d’être abimées.
Si vous achetez un germoir, assurez-vous qu’il peut maintenir la température maximum dont vous puissiez avoir besoin, c’est-à-dire 24° environ (pour la germination des fleurs et des légumes délicats).
Placez toujours votre germoir à l’abri du soleil.
S’il s’agit d’un germoir à pétrole, réglez la mèche de façon à avoir la température minium nécessaire et surveillez votre appareil aussi souvent que possible, surtout lorsque le temps est instable.

Les germoirs de fortune

Vous arrivez toujours à trouver dans votre serre, un endroit pour y improviser un germoir de fortune : un petit carré, par exemple, sur lequel vous installerez des tubes chauffants ou un chauffage au pétrole et vous étendrez une couche de tourbe ou de sable humide.
Si le chauffage de votre serre se fait par circulation d’eau chaude, vous pourriez peut-être aussi installer votre germoir au-dessus des conduites.
Utilisez un thermomètre à maximum et à minimum et, avant de faire vos semis, vérifiez, sur une période donnée, les températures.
Pour y conserver l’humidité et la chaleur, recouvrez votre germoir de fortune d’une cloche de verre ou de plastique, ou mieux, d’un châssis vitré (les châssis en plastique que l’on trouve actuellement dans le commerce conviendront parfaitement).
Avec un châssis, vous pouvez vous confectionner un germoir polyvalent très élaboré pour un prix raisonnable : utilisez des câbles électriques chauffants à enterrer.
Ces câbles existent en différentes puissances ; et votre consommation d’électricité sera minime si vous tenez compte du fait qu’un câble de 120 à 150 watts est largement suffisant, dans le cas d’un châssis de modèle courant, pour chauffer une surface de 1m2. Une notice d’emploi est, en général, fournie avec ces câbles.
Une fois les câbles chauffants installés, recouvrez-les d’une couche de sable de 2,5cm environ. Mais n’utilisez surtout jamais de tourbe (ou d’un matériau identique) car, lorsqu’elle est sèche, la tourbe est un très bon isolant et vos câbles risquent de chauffer.
Posez ensuite vos bacs à semis directement sur le sable. Celui-ci doit être humide en permanence (le châssis vous aidera à conserver cette humidité).
Si vous n’avez pas de châssis, utilisez, pour conserver l’humidité, une cloche, ou tout simplement une feuille de plastique transparent.
Vous trouverez également dans le commerce des feuilles de verre que vous assemblerez, soit à l’aide des pinces que vous achèterez en même temps, soit à l’aide de coins en aluminium.
Pour contrôler la température ambiante de votre germoir, utilisez un thermostat que vous relierez au câble chauffant (comme vous le feriez avec un interrupteur) et que vous maintiendrez suspendu à l’intérieur de la structure.
Il serait bon également d’installer une petite lampe témoin qui s’allumera à chaque fois que vous brancher le câble.
Si vous avez des doutes pour les raccordements, faites appel à un électricien qualifié.
D’une façon générale, pourtant, les câbles chauffants, de même que tout équipement électrique de jardinage, peuvent être utilisés sans danger.
Mais n’utilisez jamais de matériel électrique à usage domestique, une lampe munie d’une douille ordinaire, par exemple, dans votre jardin ou à l’intérieur de votre serre ou de votre châssis.

Les bacs à semis

Que cela se fasse dans une serre, un châssis ou un germoir, les graines sont habituellement semées dans des pots ou des bacs.
Ces récipients doivent toujours être très propres, car une bonne hygiène est essentielle à la germination.
Il vaut donc mieux utiliser des pots en plastique plutôt que des pots en terre cuite poreuse.
Evitez également les bacs en bois, qui peuvent être contaminés.
Les pots en plastique ont, en plus, l’avantage d’être très légers et de pouvoir être rangés et déplacés facilement quand ils ne sont pas utilisés. Ils sont, enfin, pratiquement incassables et conservent, plus efficacement que les pots en terre cuite, l’humidité et la chaleur.
Il existe actuellement des pots carrés, lesquels sont, dans un germoir, moins encombrants que les pots ronds.
Si vous êtes quand même obligé d’utiliser des pots en terre cuite, commencez par les stériliser en les plongeant pendant 15mm dans de l’eau javellisée à 50%.
Si vous aimez la  nature et votre porte-monnaie, n’oubliez pas que vous pouvez également recycler tous les contenants qui finissent généralement à la poubelle, comme les gobelets et barquettes en plastiques, boites ou plateaux à oeufs en carton, boites de conserves en fer… Attention toutefois de bien les nettoyer.
Les grosses graines, comme les graines de courge, seront semées séparément dans des petits pots, même si la plante n’est pas destinée à rester en pot.
Les graines plus petites, comme les graines de céleri, sont plus faciles à semer dans des caissettes.
Prenez des bacs carrés ou rectangulaires de préférence, ils prendront moins de place. Il n’ont pas besoin d’être très hauts : 5 cm suffisent.
Il existe également des pots et des bacs équipés de couvercles amovibles en plastique transparent. Ils sont utiles lorsque les germoir n’a pas de couvercle ou dans le cas où la température du bac doit être augmentée.
Tous les récipients que vous utiliserez devront être dotés, dans leur fond, d’un trou de drainage, afin que, quand vous arroserez trop, l’eau puisse s’écouler.
Car, si les graines ne germent pas dans un compost trop sec, elles ne germent pas non plus dans un compost trop mouillé : elles ont besoin d’air et d’humidité à la fois.
S’il n’y a pas de trou de drainage au fond de vos récipients, percez-en un à l’aide d’un foret ou d’une pointe de fer chauffée au rouge.
Dans certains cas, les graines pourront être semées directement dans des « pots de tourbe », ou bien dans des rondelles de tourbe, obtenus par compression, et qui, placés dans l’eau, gonflent pour donner des sortes de pots remplis de tourbe humide.
L’avantage de ce type de semis est que le jeune plant peut être mis directement en pleine terre sans repiquage et que les racines risquent moins, ainsi, d’être abîmées lors de la transplantation.
Ces « pots de tourbe » ou ces rondelles de tourbe sont également excellents pour le repiquage de plantules après germination ou pour la germination de graines ne nécessitant pas l’installation d’un germoir.

Et les étiquettes ?
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Les composts de semis

N’utilisez jamais la terre de votre jardin pour vos semis sous abri : elle n’a pas la consistance voulue et, de plus, elle peut renfermer des organismes qui risquent de transmettre des maladies aux jeunes plants.
Pour permettre une bonne germination, le compost de semis doit, avoir une texture particulière, d’une part, et renfermer toues les éléments nutritifs nécessaires à la germination et au développement des plantules, d’autres part.
Il doit aussi être stérilisé partiellement, de façon à ne contenir aucune mauvaise herbe ni aucun organisme porteur de maladie mais à conserver ses organismes utiles.
Il doit permettre un bon enracinement des plantules et une bonne retenue de l’eau et de l’air.
De nombreux composts de semis sont vendus dans le commerce, certains à base de tourbe, d’autres à base de terreau ou de terre de bruyère.
Si vous en achetez, vérifiez qu’il s’agit bien d’un compost de semis et non d’un compost de rempotage.
Si tous les composts familiaux fabriqués à partir de toutes sortes de produits organiques plus ou moins sains sont à rejeter pour l’exécution des semis, vous pouvez néanmoins fabriquer votre terreau de semis vous-même (dans ce cas, n’utilisez que des produits parfaitement sains).
Nous vous proposons le mélange suivant :
1/3 de tourbe noire ou compostel (ou 1/3 de terreau neuf),
1/3 de sable de rivière
1/6 de cendres de bois,
1/6 de corne broyée.
Mélangez très intimement ; puis mélangez à nouveau le produit obtenu avec une quantité égale de tourbe ou de terreau.

Toute l’équipe du calendrier lunaire vous souhaite des semis réussis et si vous désirez mettre toutes les chances de votre côté, nous vous conseillons la lecture de notre article sur : les secrets d’une germination réussie lors des semis

Et que pensez-vous de çà ! :

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