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Aujourd’hui, l’équipe du calendrier lunaire s’intéresse au phénomène du gel, et comment s’en prémunir.

calendrier lunaire gel

Le gel est l’un des périls avec lequel le jardinier doit apprendre à vivre dans les climats tempérés. Dans notre pays, seule la période du 15 mai au 15 octobre peut être considérée comme exempte de gel, et cette période est encore plus courte dans l’Est et en région montagneuse. Les jardiniers des autres pays, apparemment plus favorisés, sont confrontés à un risque au moins égal car ce ne sont pas les gels prolongés, persistant jour après jour en hiver, qui causent le plus de dégâts, mais les gels étonnamment forts qui surviennent par surprise au printemps ou à l’automne, et auxquels le jardinier ne s’est pas préparé.

Les gels hivernaux causent peu ou pas de dégâts aux fruits et aux légumes, à moins d’être soudains et particulièrement rudes : au contraire, ils ont même une action bénéfique parce qu’ils tuent les nuisibles qui hibernent.

 

Temps et gel

En général, le gel se forme dans une atmosphère calme. C’est pourquoi les anticyclones, qui apportent un temps sec et durable en été, ont des chance de causer du gel à l’automne, en hiver ou au printemps. En revanche, les temps cycloniques ou océaniques introduisent de l’air froid venant de la mer, donc chargé d’humidité. Le danger de gel est réduit lorsqu’il y a du vent et que le ciel et couvert de nuages de pluie. Cela s’explique par le fait que les nuages agissent comme une couche réfléchissante qui diminue la chaleur que la terre perd par irradiation.

Lorsque le vent tombe et que les nuages disparaissent, il y a danger de gel. Au court des nuits clairs, la terre perd très rapidement sa chaleur par irradiation, laquelle, en temps normal, accroit la température de la couche d’air située au dessus du sol ; l’air devenant plus chaud, il s’allège et se déplace vers le haut ; il est peu à peu remplacé par l’air froid de la couche supérieure qui est plus lourd. Cet air froid est à son tour réchauffer par la chaleur irradié et s’élève ; c’est un air encore plus froid qui le remplace.  Ces mouvements d’air se produisent plus facilement au cours des nuits sans nuages, car il n’y a aucune couche réfléchissante ; la terre perd alors une quantité de chaleur de plus en plus importante, jusqu’à ce que la température tombe en dessous du seuil de gel : il en résulte une gelée.

Malheureusement, il se produit souvent un changement de temps au cours de la nuit, ce qui, le lendemain matin, offre au jardinier imprévoyant, le triste spectacle d’une catastrophe étincelante de blancheur.

 

Différents types de gels

Le type de gel décrit ci-dessus est connu sous le nom de gel d’irradiation : c’est le type le plus courant. Le gel dû au vent, quant-à lui se produit lorsque la température tombe en dessous de 0° Celsius, que le ciel est couvert et qu’un vent froid souffle à plus de 5 km/h. Les gels dus au vent arrivent souvent dans les terrains mal abrités ; bien qu’ils doivent moins préoccuper le jardinier, ils ont un rayon d’action plus étendu que les gels d’irradiation. A la différence de ce que l’on constate avec les premiers, l’écart entre les températures diurnes et nocturnes est souvent très faible. Ces vents sont aussi à l’origine de dégâts pour les plantes par leur action desséchante.

L’étendue des dégâts causés par les gels d’irradiation dépend principalement du climat local et des caractéristiques physiques du jardin. Un vent léger diminuera les risques de gels d’irradiation en mélangeant l’air chaud et l’air froid au niveau du sol. Cependant si le jardin est protégé du vent, par exemple par une haie épaisse, ce phénomène ne pourra pas se produire et le risque de gel s’accroîtra. En revanche, une haie dense, un mur ou tout autre barrière servant d’abris, diminueront les probabilités de gel d’irradiation en réfléchissant la chaleur vers le sol : rappelez-vous que les gels d’irradiation surviennent plus facilement par ciel clair. De plus, cela protègera les récoltes contre les effets desséchants des vents puissants. L’inconvénient pourtant est que peu de culture réussissent à pousser dans l’ombre produite par de tels écrans.

 

Les poches de gels

L’air froid circule vers le bas ; comme l’eau, il trouve toujours le niveau le plus bas et s’y rassemble pour former une masse connue des jardiniers sous le nom de « poche de gel ».

L’air chaud, lui, est chassé vers des sols plus en hauteur.

Les poches de gel peuvent être de taille différente et peuvent envahir aussi bien un jardin situé au pied d’un abrupt, à flan de colline, surtout s’il est protégé du vent par des arbres ou des murs, qu’une allée toute entière. Si c’est le cas de votre jardin, palliez cet inconvénient majeur en choisissant des cultures avec sagesse, et assurez-leur une protection adéquate.

Les poches de gels se détectent facilement, surtout en automne, en observant la brume peu après le lever du jour lors d’un matin calme.

Il existe également des mini poches de gel à l’intérieur d’un jardin ; elles se forment dans des légères dépressions de terrain et près des murs ou des haies ; le coté nord d’une haie ou d’un buisson dense est à l’évidence plus exposé au froid.

En revanche, il est aussi dangereux d’avoir une poche de gel sur laquelle le soleil brille très tôt, car elle présente autant de risque, la lumière du soleil accroissant davantage les dégâts parmi  les plantes gelées.

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Au bas de l’image, une poche de gel dans la dépression du terrain.

Pour éviter la formation de poches de froid dans un jardin en pente, ne plantez ni haie en travers de la pente et ne construisez aucun bâtiment : cela briserait le mouvement descendant de l’air froid et lui permettrait de stagner. N’en déduisez pas hâtivement qu’il faut abandonner toute idée de construire une ceinture qui serve d’abris !

Vous devez tout simplement vous assurer qu’elle dispose de suffisamment d’espace pour permettre à l’air froid de s’échapper et de continuer son mouvement descendant.

Lorsqu’on plante des arbres fruitiers, des arbres décoratifs ou des légumes dans un jardin en pente, il faut, pour la même raison, planter de haut en bas plutôt que de travers. De même, il est clair qu’il vaut mieux faire pousser des cultures en haut d’un jardin en pente, plutôt qu’en bas.

 

Dégâts sur les plantes

Le gel abîme les plantes en gelant l’eau à l’intérieur de leurs cellules, provoquant ainsi la rupture des cloisons cellulaires et également l’expulsion de l’eau contenue dans les cellules.

Habituellement, les dégâts causés par le gel  ne se remarquent que lors du dégel ; celui ci est d’autant plus néfaste qu’il se fait rapidement, car, dans de tel condition, tout s’inverse soudainement : la température s’élève rapidement, le soleil se met à briller fort d’un seul coup, ce qui provoque une perte rapide d’eau par les feuilles. Les dégâts seront encore plus importants si le sol et les racines sont encore gelés ; la plante ne parviendra pas à suppléer au manque d’eau et se desséchera. Au court d’un dégel lent, en revanche, l’eau pénètre à nouveau dans les cellules de façon progressive et le problème de la perte d’eau en est diminué d’autant.

 

Gel et légumes

Le gel affecte principalement les cultures de légumes au début ou à la fin de la saison de croissance. Les moments les plus risqués pour eux sont donc les périodes où ils sont à l’état de jeune pousse et celles de la récolte.

Si vous attendez pour semer que tout risque de gel soit passé, vous ne sèmerez pas avant le milieu du printemps ce qui ne laissera pas à de nombreuses cultures assez de temps pour pousser. C’est pourquoi il est essentiel de prévoir des protections pour les jeunes pousses.

Serre et autres protections

Disposer d’une serre chauffée au début du printemps est un avantage considérable. Pour les tomates et autres plantes vulnérables, il n’est pas obligatoire qu’elle soit chauffée à 16° C ; il suffit qu’un système de chauffage fonctionne pendant la nuit pour garantir une température qui ne soit pas inférieure à 4,5°C. Dans une serre à 7°C, qui est la température idéale, il est facile de gagner un mois ou deux sur les semis faits en extérieur.

Si la serre n’est pas chauffée, vous pouvez quand même l’utiliser pour obtenir des récoltes précoces. Le verre protège les cultures de l’effet glacial des vents froids, mais non d’une chute brutale de température par nuit claire. Lorsque pèse la menace d’un fort gel, il est possible de protéger les jeunes plans en les couvrants de sacs de journaux ou de plastiques alvéolés de préférence. Cependant, cette protection s’avère insuffisante contre un gel vraiment très rude ; c’est pourquoi, investir dans un système de chauffage pour la nuit, qui n’est d’ailleurs pas très cher, est souvent indispensable.

afin d’éviter de chauffer toute la serre, vous pouvez aménager des germoirs qui sont en quelques sortes des serres à l’intérieur d’une serre.

En réalité, cloches, châssis et tunnels de polyéthylène sont des serres froides en miniature. Ils sont très efficaces pour protéger les plans contre les vents froids, mais pas contre les basses températures de la nuit. Seules les cloches de verre supportent bien les attaques dues au gel.

Il faut toujours avoir présent à l’esprit que, pour protéger les plantes contre le gel, le principe est davantage de retenir la chaleur que d’évacuer le froid. C’est le verre qui remplit le mieux cette fonction, car il laisse entrer les rayons ultra-violets qui, pendant la journée, réchauffent le sol, mais ne laisse pas pénétrer les rayons infra-rouges qui le refroidissent pendant la nuit. Les couvertures en PVC et en acétate de cellulose possèdent également ces avantages.

Les cloches et les châssis permettent de protéger les plantes contre un gel modéré ; il suffit pour cela de les couvrir de nattes, de sacs ou de toiles. Ce système de protection s’avère généralement aussi efficace pour les plantes frileuses, contre les gels tardifs de la fin du printemps. Pour des cultures plus précoces, celles qui sont semées lorsque les gels sont plus fréquents ou plus durs, il est tout à fait justifié d’installer un câble électrique pour chauffer le sol (un investissement d’un cout raisonnable).

 

Degrés de résistance au gel

Les plantes sont classées en trois catégories selon leur résistance au gel : vulnérables ou frileuses, semi-rustiques et rustiques.

Les plantes frileuses ne supportent absolument aucun gel et elles ont besoin de protection à moins que le climat ou la saison soit suffisamment chaud.

En revanche, les légumes rustiques supportent plutôt bien le gel, surtout lorsqu’ils sont arrivés à pleine maturité, alors que les jeunes plants de certains d’entre-eux doivent être protégés.

Les plantes semi-rustiques, qui poussent en extérieur en été, ne survivent pas à des températures descendantes en dessous du seuil de gel. Certaines d’entre elles, comme la betterave, le choux-fleur, le choux-rave et le céleri, doivent être protégées lorsqu’elles sont jeunes ; mais la betterave, la carotte et le céleri (sauf pour les variétés d’été) résisteront un peu au gel à leur stade de maturité.

Les choux-fleurs et les laitues sont divisés en une multitude de variétés spécialisées : certaines d’entre elles sont suffisamment résistantes pour faire face à de dures conditions hivernales, alors que d’autres poussent exclusivement l’été ; enfin, d’autres variétés se font en culture forcées sous verre. Il existe également chez les pois des variétés qui se sèment en automne et qui résistent à un hiver modéré.

Les pommes de terre sont très vulnérables au gel de printemps lorsque les pousses vertes font leur première apparition au dessus du sol. Bien des jardiniers ont eu la malheureuse surprise de trouver leurs jeunes pousses noircies par un gel tardif qu’ils n’attendaient pas. Lorsque cela arrive, tout n’est pas perdu, car les tubercules donneront de nouvelles pousses si le gel n’a pas été trop dur. Une opération utile consiste à couper les pousses noircies assez loin pour supprimer toutes traces de gel. La récolte sera alors un peu retardée, mais pas autant que si on avait attendu que tout risque de gel sois écarté. Plus les pommes de terre sont plantées profondément, moins elles courent le risque d’être endommagées par le gel, mais celles qui sont plantées peu profondément, donnent généralement de plus grosses récoltes. En cas de cultures précoces, l’emplacement idéal est le fond d’une cuvette que l’on peut combler si les risques de gel se font sentir lorsque les plants ont fait leur apparition.

Les fèves résistent bien au gel ; si vous les semez à l’automne, soyez bien sûr d’acheter la variété adaptée à la saison. Ne les semez pas trop tôt car elles pousseront trop haut, et les gels hivernaux ne les tueront peut être pas, mais provoqueront un affaiblissement et un affaissement des tiges.

Les légumes qui sont dévastés par les premières gelées d’automne sont les concombres, les haricots verts, les courgettes, les potirons, les courges et les tomates. Quant-aux betteraves, céleris, pommes de terre, navets et carottes, ils sont plus résistants, mais devront être récoltés et stockés avant les rudes gelées persistantes.

Les poids, les fèves, les choux-raves, les oignons, se cultivant à l’époque normale, doivent être généralement récoltés avant les premiers gels, ainsi que le maïs, à moins qu’il n’est déjà été endommagé par une gelée modérée. La rusticité des choux-fleurs et des laitues dépend des variétés. Les brocolis d’hiver, les choux de Bruxelles, les choux cabus, les choux rouges, les poireaux, les panais, les scorsonères, les salsifis, les rutabagas, la chicorée affrontent très bien le gel.

Généralement, une petite pointe de gel améliore le goût des choux-rouges, des panais et des rutabagas. Cependant, une certaine protection sous forme d’un paillis de fougère ou de paille sèche, s’avère utile, même pour les légumes rustiques à racines ; elle sert en grande partie à faciliter leur arrachage lorsque le sol est gelé.

Les poireaux résistent à toutes les formes de gel et il recommence à pousser au printemps, particulièrement ceux dont le feuillage est vert foncé ou bleuté. Les brocolis supportent très bien un hiver rude, mais sont plus sensibles aux premiers gels printaniers lorsque débute la nouvelle croissance ; le matin, lorsque le soleil tape sur des légumes exposés au gel pendant la nuit. Il est recommandé de pulvériser les feuilles avec de l’eau froide.

En ce qui concerne le sol, le jardinier ne doit pas oublier que le gel est son allié. Bêchez à grosses mottes la plus grande surface possible en automne, notamment les endroits qui ne l’ont pas été auparavant, et laissez-la ainsi pendant l’hiver. En faisant éclater les mottes de terre et en les émiettant, le gel se charge du plus gros travail de culture de votre terrain.

Gel et fruit

Alors que les fruits qui poussent normalement en extérieur résistent tous à l’hiver sous nos climats tempérés, les fleurs, quant-à elles, restent très vulnérables au gel ; une gelée nocturne fera virer les pétales au brun et, si les gels sont très rudes, ce sont des groupes entiers de fleurs de pommiers qui se faneront et se dessécheront.

L’apparition de taches noires sur les fleurs de fraisiers ou autres arbustes est le symptôme du mal fait par le gel ; c’est le signe que l’ovaire de la fleur a été tué. Le bouton résiste à -5°C ; la fleur à -2/3°C en moyenne, et le jeune fruit à 1,1°C.

En cas de gels moins rudes, les fleurs donnent des fruits, mais ceux-ci seront abîmés et porteront les blessures jusqu’à leur maturité. On remarquera alors des parties de peau de couleur roussâtre, parfois craquelée à partir de l’extrémité de la fleur. Les fruits subiront peut être aussi de grosses malformations si les graines ont été détruites d’un seul côté.

Les pêches, les nectarines et les abricots peuvent également porter ça et là des tâches roussâtres, mais il est plus probable qu’ils tombent de l’arbre. Les fleurs et les petites baies d’un cassissier gelées tomberont pendant plusieurs jours quelques temps après la fin du gel ; on attribue souvent à tord ce symptôme à une mauvaise pollinisation.

Un autre problème apparait quand le temps est froid au printemps : lors de la floraison, les insectes pollinisateurs ne peuvent pas faire leur travail.

Les arbres fruitiers qui fleurissent le plus tôt sont habituellement les abricotiers suivi de prêt par les pêchers et nectariniers ; puis viennent les pruniers, les groseilliers rouges et blancs, les cassissiers, les groseilliers à maquereau, les poiriers et, environ quinze jours plus tard, les pommiers qui devancent tout juste les fraisiers du début de l’été.

Dans nos climats tempérés, tous ces arbres peuvent être abimés par le gel s’il survient lorsque les fleurs sont ouvertes.

Si vous habitez une région sujette aux gelées printanières, évitez de les cultiver, contentez-vous d’arbustes : framboisiers, fraisiers remontants, ronces-framboisiers et d’autres hybrides du même type, qui fleurissent beaucoup plus tard. L’inconvénient est que vous limitez considérablement l’éventail des fruits cultivés.

Plus on avance dans le printemps, plus les rudes gelées nocturnes diminuent ; c’est pourquoi, dans les jardins froids et les régions exposées, il vaut mieux choisir les variétés de pruniers, de poiriers et de pommiers qui fleurissent le plus tard possible : parmi les pruniers à fleuraison tardive, citons : Prune d’Agen, Reine-Claude hâtive, Reine-Claude tardive, Gloire d’Epinay, Quetsche d’Italie. Parmi les abricotiers : Précoce de Mont-plaisir, Paviot, Sucré de Holub. Voici la liste des poires à floraison tardive, ou ayant une très bonne résistance au froid : Guyot, William’s, Bon Chrétien, Tillac, Beurré Superfin, Clapp’s Favourite, Doyenne du Comice, Beurré Diel, Épine du Mas, Beurré Clairgeau, Carisebonne, Beurré Hardy, Conférence.

Les pommes qui fleurissent trois semaines après ces poires tardives, échappent souvent aux gels tardifs. Voici les variétés les plus résistantes aux froids : Baratwitsky, Transparente de Croncels, Grand Alexandre, Reine des Reinettes, Canada, Boskoop, Golden Russet, Reinette de Caux.

Aucune variété de groseilliers résiste au gel. Ces arbustes fleurissent tôt et les gelées épargnant beaucoup d’arbres fruitiers peuvent les abîmer. Tous les autres arbustes à tiges fleurissent assez tard et se récoltent bien en dépit des gels printaniers.

Pour que le gel face des dégâts, il faut que la fleur (en bouton ou épanouie) ou le jeune fruit soit soumis à une température assez basse pendant un certain temps. L’étendue des dégâts dépend aussi du stade de croissance de la plante : de façon générale, plus le fruit est jeune, plus il est vulnérable et moins une fleur est ouverte, plus elle est résistante ; le stade de la fleur ouverte est intermédiaire.

En fait, les différences de résistance au gel varient considérablement selon les variétés. Ainsi, une autre façon de résoudre ce problème est de choisir les variétés les plus robustes.

Les pêches, les nectarines et presque tous les abricots sont en danger à n’importe quel stade. Les fraises sont également très sensibles au gel parce que leur fleurs se trouvent très prêt du niveau du sol.

Dégâts faits aux racines

Bien que les racines soient normalement épargnées par le gel, une menace pèse sur elles pendant le premier hiver qui suit la plantation. Lorsqu’il gèle, l’accroissement de l’humidité dans la terre, provoque un rehaussement du sol, ce qui supprime tout contact étroit entre les racines les plus fines et le sol, et retarde la réimplantation de l’arbuste ou de la plante. Il est sage de vérifier tous les arbres et arbustes fruitiers récemment plantés après une période de gel et de tasser fermement le sol avec les pieds pour le remettre en place. Faites particulièrement attention aux fraisiers.

 

Protéger les fruits contre le gel

Occupons-nous tout d’abord des fraises ; elles sont un cas à part parce-qu’elles font parties des quelques fruits assez petits pour pouvoir être protégées par des cloches ou des tunnels de polyéthylène ; ces modes de protections sont principalement utilisés pour obtenir une récolte plus précoce, mais servent aussi bien à réduire purement et simplement le risque d’endommagement des fleurs par le gel.

Si les cloches et les tunnels doivent rester fermés pendant la nuit à cause du risque de gel, il est important de les ouvrir pendant la journée, dés l’instant ou la température est supérieure au seuil de gel, afin que les insectes pollinisateurs puissent entrer. Sinon, la récolte risquera d’être moins bonne, et les fruits mal-formés.

Placez les cloches et les tunnels à la fin de l’hiver sur les rangés de plans, de préférence à leur première année de croissance ; vous ne gagnerez rien en les installant plus tôt.

Pour éviter aux fraises d’être salies par tant de pluie, il est nécessaire de rehausser les pieds de fraisiers à l’aide de supports en fer. On peut également couvrir le sol d’un grillage spécial pour fraisiers ou mettre une couche de plastique noir ou de paille. Si vous choisissez la paille, ne la mettrez pas trop tôt : comme elle est de couleur claire, la paille réfléchit la chaleur au lieu de l’absorber et la couche d’air qui se trouve immédiatement au dessus sera probablement plus froide d’un degré ou deux que si le sol n’avait pas été protégé du tout. Attendez donc que les fruits se forment et que leurs poids fassent ployer les pieds.

Si vous faites pousser des fraises en extérieur sans cloches ni tunnels, assurez-leur une certaine protection en installant des feuilles de papier journal sur les rangées sur la fin du printemps, lorsque les nuits sont froides que vous fixez au sol grâce à un piquet de fortune fait d’une tige de bambou ou d’un bâton.

Habituellement, les gels printaniers n’inquiètent pas les fraisiers remontant, et si leurs premières fleurs sont noircies, les récoltes qui suivront seront plus importantes. En règle générale, leur cycle de croissance se termine à l’arrivée des premiers gels de l’automne. Vous pourrez cependant retarder la récole de quelques semaines en prévoyant dés le début de l’automne, de couvrir les ranger avec des cloches.

Les soirs où le gel menace, il n’est pas facile de couvrir individuellement les arbres fruitiers en fleurs, étant donné leur taille ; cependant, dans le cas d’arbres plantés en espaliers ou d’arbres nains, cela vaut la peine d’essayer ; grâce à cette protection, vous aurez d’avantage de chance d’obtenir des récoltes d’abricots, de pêches, de nectarines, de prunes ou de poires.

Pour protéger les arbres fruitiers, utilisez des morceaux de toile, de mousseline ou de plastique. De vieux rideaux, des nappes ou des draps usagés les remplaceront parfaitement bien. Même la plus légère des protections, c’est-à-dire les filets en nylon ou en fil métallique, permettent d’éviter un désastre si un gel nocturne survient à la fin du printemps ; mais, si le gel est trop rude, seule une protection en toile ou en polyéthylène s’avèrera efficace. Couvrez complètement la partie de l’arbre qui est chargée de fruits et laissez les côtés bien ouverts. Quelque soit le type de protection que vous choisissiez, n’oubliez pas de l’ôter le matin qui suit le gel.

Les fruits doux palissés, comme les groseilles à maquereau et les groseilles rouges, sont aussi faciles à protéger que les arbres fruitiers en espaliers. Pour les fruits doux qui poussent en buissons (groseilles à grappes, groseilles à maquereau, airelles), une protection temporaire sous forme de morceaux de toile, de mousseline, ou de tout autre matériau approprié, devra être posée sur chaque buisson. A nouveau, n’oubliez pas de l’enlever le matin venu.

La culture des figues dans des régions qui ne sont ni les plus chaudes, ni les plus protégées du gel, nécessite une protection en hiver pour sauvegarder les jeunes fruits car leur formation commence tard dans la saison et ils mûrissent l’année suivante. Une méthode consiste à attacher (sans trop serrer) à l’extrémité des pousses, des paquets de foin ou de paille ; si l’arbre est palissé contre un mur, appuyez les branches feuillus (et notamment les plus belles d’entre-elles) contre le mur et comblez les espaces vides en entrelaçant des branches horizontalement.

Et si vous avez la chance de disposer de fumure « active », c’est-à-dire dont la réaction exothermique est enclenchée, vous pouvez en disposer en cercle autour des arbres fragiles ainsi que le long de vos rangées de légumes à protéger. L’importante chaleur dégagée par la fumure en décomposition génèrera ainsi un micro climat pour vos cultures. Attention toutefois, de ne pas avoir la main trop lourde afin de ne pas bruler vos plantes par excès de fumure.

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Toute l’équipe du calendrier lunaire vous souhaite à votre jardin potager et vous même un hiver le plus doux possible.

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