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Dans cet article, votre sorcière bien-aimée du calendrier-lunaire.info vous donne les moyens de créer très facilement vos propres fertilisants biologiques ; Voyons cela plus en détail.

Il existe un grand nombre de fertilisants biologiques pour améliorer votre sol.
Certains sont gratuits, mais ceux qui sont vendus en sacs peuvent revenir très chers.
La meilleure solution est de commencer par utiliser les matériaux que vous avez à portée de main.
Les jardins petits ou récents auront besoin de fertilisants.

Voici quelques options.

fertilisants biologiques

Le fumier fermier

Ce type de fumier est facile à trouver, même si depuis quelques années il tend à provenir plutôt d’écuries.
Il contient assez peu de nutriments et pourtant il a tendance à acidifier le sol en se décomposantil faut donc toujours l’utiliser bien mûr.
Parfois, il contient beaucoup de graines d’herbes qui proviennent du fourrage des animaux.
On peut avoir de mauvaises surprises si la paille utilisée a été aspergée de pesticides, renseignez-vous donc bien sur la provenance du produit.
Le fumier fermier est généralement peu onéreux.

 

Les déchets verts enterrés

Si vous avez suffisamment d’espace, vous pouvez simplement ouvrir une tranchée dans le sol et enterrer vos déchets
verts à une profondeur d’environ 20 à 30 cm.
Il leur faudra deux à trois mois pour se décomposer durant les saisons chaudes.
Évitez de planter dans le sol qui les recouvre tant que la matière ne s’est pas décomposée correctement.

 

Le compost de feuilles

De nombreux jardiniers vous diront que le compost de feuilles est le meilleur fertilisant qui soit.
Le produit se forme naturellement dans les forêts : il s’agit de feuilles mortes en décomposition.
Ce com­post n’est pas particulièrement riche en nutriments mais il s’avère être un excellent fertilisant et il favorise les cycles naturels du sol.
On le produit généralement soi-même.

Commencez par rassembler les feuilles mortes en automne et stockez-les dans une cage en grillage pour éviter quelles ne se dispersent dans le jardin.

N’ajoutez pas d’autres végétaux ou d’autres déchets à votre tas de feuilles.

Il va lentement se décomposer et sera exploitable dans un an ou deux.
Vous pouvez le placer dans un recoin sombre ou rien ne poussera, assu­rez-vous cependant de le garder humide toute l’année.
Le grillage peut être retiré après environ deux mois et être réutilisé l’automne suivant.
Vous pouvez aussi construire deux cages permanentes côte à côte de manière à les utiliser alternative­ment une année sur l’autre.
Si vous avez peu de feuilles, vous pouvez les mettre dans des sacs en plastique que vous fer­merez et percerez les côtés à l’aide d’un couteau pour permettre à l’air de circuler.

Comment fabriquer un composteur ?

Fabriquer son composteur de feuilles mortes : 1 – Plantez quatre poteaux de 1,50 m de hauteur dans le sol pour former les quatre angles d’un carré. Les poteaux doivent être espacés de 1 m envi­ron et plantés profondément pour ne dépasser que de 1 m de hauteur. 2 – Attachez du grillage (un rouleau de 1 m de large est nécessaire) aux poteaux à l’aide d’agrafes ou de cavaliers. Tendez fermement le grillage avant de le fixer. 3 – Une fois que le grillage est fermement accroché à tous les poteaux, coupez-le à l’aide d’une pince coupante. Repliez les extrémités tranchantes sous la couche de grillage accro­chée afin de ne pas vous blesser. 4 – Placez les feuilles mortes dans cet espace grillagé jusqu’à le remplir. Ne tassez pas trop les feuilles ; votre composteur doit être rempli de matière organique mais il doit aussi contenir de l’air. 5 Après un an ou deux, votre ter­reau de feuilles est prêt. Il doit être appliqué sur le sol à la fin de l’hiver ou au début du printemps : c’est à ce moment qu’il est le plus utile. 6 II est judicieux de construire deux compos­teurs rotatifs ou plus. Ainsi, si votre premier composteur n’est pas vidé à temps pour recevoir les nouvelles feuilles mortes à l’au­tomne, vous pourrez disposer du deuxième.

 

Le compost de champignonnières

C’est l’un des seuls types de fertilisants à rendre le sol plus alcalin.
Il s’agit d’une mixture uniforme et friable de matière organique provenant d’écuries et un sous-produit de champignonnière.
Ce compost est généralement très bon marché.
Le compostage à l’origine de ce produit lie intimement les nutriments et la matière organique, offrant en résultat une substance dont les nutriments sont mieux préservés que ceux des déchets verts non compostés.
Il a également la particularité de bien retenir l’humidité.

Le compost de champignonnières est légèrement alcalin ; son pH se situe habituellement entre 7 et 8.
Il comporte peu de graines d’herbes, d’insectes ou d’agents pathogènes car il a été pasteurisé avant de quitter la champignonnière.
En l’ajoutant à votre terre, vous obtiendrez un pH plus élevé, une meilleure capacité de rétention des nutriments et une meilleure structure du sol.
Le principal inconvénient survient si le compost est mélangé à la terre, car les bactéries transforment les protéines du compost en ammoniaque, ce qui peut être toxique pour les jeunes plantes.
Assurez- vous, si possible, que votre compost provient d’une champignonnière bio.

 

Les déchets végétaux industriels

Certains sous-produits de l’industrie agro-alimentaire, comme les déchets de houblon ou les coques de cacao, peuvent faire de bons fertilisants biologiques.
Ils ont notamment un effet considérable sur la structure du sol.
Mais leur odeur suffit souvent à repousser les jardiniers.
On les trouve parfois dans le commerce, mais ils sont dis­ponibles directement chez les industriels.
Quel que soit le produit que vous utilisez, veillez à ce qu’il soit suffisamment mûr et bio.

 

Le lombricompost

Vous pouvez utiliser des vers pour com­poster vos déchets ménagers en intérieur ou à l’extérieur, chacune de ces solutions ayant des avantages et des inconvénients.

Les matériaux compostés sont consommés par les vers de terre puis évacués sous forme de tortillons appelés turricules.
Ce processus lie les nutriments consommés en leur donnant une forme qui favorise leur absorption par les plantes tout en réduisant le volume de la matière première.

Ces turricules sont couverts d’un mucus semi-perméable qui se dissout lentement et agit comme un retardateur à nutriments. Il favorise également la rétention d’humidité.

Vous pouvez élever des colonies de vers comme vous faites votre compost, en ajoutant de la matière première au fur et à mesure.

Ainsi, vous n’aurez pas besoin de toucher à votre pile de compost en formation.
Vous pouvez également installer une véritable ferme à vers.
Dans tous les cas, les vers doivent être placés dans un endroit ombragé, frais et humide, ainsi la colonie ne sera pas chauffée par l’action des micro-organismes lors du compostage.
Si la température est élevée, les vers mourront faute de trouver un lieu frais pour se réfugier.

Les vers en intérieur

Pour élever des vers en intérieur, la « ferme » (une boîte à couvercle fermée et ven­tilée) est remplie de matériaux constituant une litière (généralement des morceaux de carton humide).
On ajoute ensuite les vers.
Les déchets des légumes quotidiens sont déposés sur le carton ou y sont enfouis de quelques centimètres pour que les vers les trouvent et les dévorent.
En fait, les vers mangent leur litière en même temps que les déchets ménagers.

Les turricules obtenus peuvent être pré­levés et utilisés.
On déposera ensuite une nouvelle litière et de nouveaux déchets, et les vers se chargeront d’en faire du compost de nouveau.
La plupart des fermes disponibles dans le commerce disposent d’un système permettant de récolter le sous-produit liquide de l’activité des vers, qui s’avère être un excellent fertilisant.

Il est recommandé de vérifier le pH de la ferme de temps en temps.
Des petits vers fins et blancs sont le signe que le pH est trop bas.
Vous pourrez y parer en réalisant un amendement d’algues calcifiées ou en ajoutant régulièrement des coquilles d’œufs.

 

Les bienfaits de la matière organique comme fertilisants biologiques

En utilisant de la matière organique ou des fertilisants, vous réchaufferez votre sol plus rapidement au printemps.
Cela vous permettra de cultiver certains types de plantes plus tôt dans l’année.
La matière organique apporte au sol un grand nombre de micro­organismes bénéfiques ainsi que les nutriments dont ils ont besoin pour vivre.
Ils extraient ces nutriments de la fraction minérale du sol et les transmettent ensuite aux plantes.
Ajouter de la matière organique améliore la manière dont l’eau interagit avec la terre et favorise une meilleure structure du sol.
Tous les types de sols tireront profit d’amendements réguliers.

Pour les sols sableux

La matière organique agit comme une éponge et aide à retenir l’eau
qui s’infiltrerait sous les racines des plantes en temps normal.
Les plantes sont ainsi protégées de la sécheresse.

Pour les sols argileux

La matière organique favorise la formation de pores dans le sol, lui permettant de se drainer plus rapidement.
Ainsi la terre ne s’en­ gorge pas pour ensuite devenir dure comme la pierre en séchant.

Et que pensez-vous de çà ! :

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