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Les concombres, ou Cucumis sativus font partie de la famille des cucurbitacées.
C’est une plante annuelle semi-rustique.
La période entre la plantation et la récolte est de 10 à 14 semaines.
La plante atteint 2,5 m de haut en serre et 1,2 m sous châssis ou en pleine terre.
Vous récolterez en serre, 20 fruits en moyenne par pied et en pleine terre de 12 à 15 fruits par pied.

Tout comme de nombreux légumes, le concombre gagne à être cultivé dans un potager où sa fraîcheur reste intacte. En effet,avec un peu de soins, sa culture en serre ou en pleine terre est assez simple à mener. Les récoltes obtenues avec un minimum d’effort étant relativement importantes, trois plants suffiront donc aux besoins d’une famille moyenne.

LE CONCOMBRE DANS L’ANTIQUITÉ : cultivé dans le nord de l’Inde, son pays d’origine depuis plus de 3 000 ans, le con­combre est l’un des rares légumes cité dans la Bible. Pendant leur longue marche dans le désert, les Juifs regrettèrent la douceur de ce légume qu’ils avaient su apprécier chez les Égyptiens. Plus tard, Grecs et Romains forçaient les concombres en hiver.

calendrier lunaire concombres 2

Les principaux types de concombres

Il existe deux familles de concombres :

  • Les concombres à peau lisse, qui at­teignent 40 cm de long, appelés concom­bres de serre ou de châssis car ils sont cultivés sous abri dans les régions au climat relativement frais. On les cultive comme plantes grimpantes et leurs fruits pendent.
  • Les concombres de pleine terre, qui comprennent le cornichon cueilli encore jeune et le concombre arrivé à complet développement, d’environ 15 cm de long, à peau plus ou moins épineuse.

Sous l’influence japonaise, on s’est orienté vers la culture des concombres fins et longs, comme ceux de serre, mais ayant l’avantage d’être rustiques et de pouvoir se cultiver en pleine terre. De plus, les concombres ronds, un moment abandonnés, semblent revenir dans les potagers (tels que la variété Fedor F 1, valable surtout pour la confection de con­combres à la russe). On les considère comme plus digestes que les concombres à fruits verts. Variété grimpante, ils sont cultivés en pots ou en conteneur en serre, sous châssis ou dehors dans un en­droit chaud et abrité du jardin.

Cliquez sur ce lien pour retrouvez une grande variétés de graines concombre

Culture en serre

Si vous avez une serre, vous pouvez semer ou acheter des petits plants chez un horticulteur. Pour les semis, utilisez une petite serre de multiplication ou une serre chaude, maintenue à la température constante de 15 °C au minimum, et si possible de 18 à 25 °C.

Semis

Choisissez les graines propres et renflées, rejetez celles qui sont plates, décolorées ou trop petites et semez dans des pots de 6 à 7,5 cm de diamètre que vous aurez préalablement nettoyé et rempli d’un substrat de culture spécial pour semis jusqu’à 1,5 cm du bord. Vous pouvez semer deux ou trois graines par pot et après la levée, ne conserver ainsi qu’un seul plant par pot. Placez les graines ver­ticalement, à environ 1,5 cm de pro­fondeur et tassez doucement. Arrosez le compost et recouvrez les pots de plasti­que noir, de papier craft ou d’une plaque de verre ; le compost doit être bien humide pour que cette humidité pénètre l’enveloppe de la graine qui est assez dure. S’il n’y a pas assez d’humidité, la germination peut ne pas aboutir.

Après germination, retirez la couverture et in­stallez les plants dans la lumière de la serre. Les jeunes plants, poussant rapidement, vous devez les tuteurer. Donc, pour cela, utilisez des baguettes de bam­bou. Maintenez la température à 15 °C au moins et veillez à ce qu’elle ne chute pas la nuit. Un mois environ après les semis, des petites racines blanches appa­raissent à la périphérie de la motte. Lors­que vous les voyez, rempotez les plants dans des pots de 10 à 12,5 cm de diamè­tre remplis d’un substrat de culture très riche ou mettez-les définitivement en place si vous pensez pouvoir assurer la température minimale requise.

Plants

Si vous achetez des jeunes plants, choisissez-les de couleur vert foncé avec une tige courte et trappue. Veuillez à ce qu’ils aient trois ou quatre feuilles vraies et que leurs cotylédons soient encore in­tacts. Éliminez les exemplaires qui ont subi le froid d’une vitrine ou d’un étal battu par le vent ou les courants d’air. Après achat, conservez les petits plants quelques jours en serre dans leur pot, ce qui aura pour effet de les acclimater à leurs nouvelles conditions de culture ; en­suite vous les planterez sur couche chaude.

Construction d’une couche chaude

Pour s’enraciner, les concombres ont besoin d’un substrat riche, humide, bien drainé et léger. Les variétés de serre poussent mieux dans des couches éle­vées au-dessus du niveau du sol et chauf­fées par des canalisations d’eau chaude, une soufflerie d’air chaud, un chauffage électrique ou par la chaleur résultant de la fermentation de matières organiques. Si vous retenez cette solution, étalez une couche de fumier frais de 45 cm de large et 15 cm d’épaisseur sur le sol que vous remuez de temps en temps pendant quelques jours pour que l’excès d’azote se transforme en ammoniaque. Vous pouvez aussi utiliser de la paille, en for­mant une couche de 60 cm d’épaisseur, bien tassée, et que vous imbiberez d’eau. Puis, recouvrez la couche de fumier ou de paille d’une épaisseur de 30 cm de bonne terre sur 45 cm de large qui dépassera ainsi le niveau du sol.

Plantation

Lorsque les pots sont tapissés de raci­nes et que deux à quatre feuilles ont fait leur apparition, pincez le point de crois­sance et plantez les jeunes plants dans des pots de 20 à 22 cm de diamètre. Lors­que ces plants ont huit à neuf feuilles et environ 35 à 40 cm de haut, mettez-les directement dans la couche chaude, en les espaçant de 60 cm, sur une ligne au cen­tre de la couche.

UN LÉGUME DE RÉGIME : Avec ses 16 calories pour 100 g, le con­combre compte parmi les légumes les moins nourrissants de l’été. Il est idéal pour les régimes amincissants à condition de ne pas l’enrichir d’un assaisonnement à la crème ou à l’huile. Préférez le mélange avec du jus de citron, du yaourt maigre, du poivre ou des feuilles de menthe. Par ailleurs, son eau végétale rafraîchis­sante a des vertus calmantes et relaxan­tes. N’hésitez pas à en incorporer dans les jus de fruits ou de légumes.

Palissage

Le palissage des concombres peut se faire sur trois fils de fer horizontaux, le plus haut à 2 m, celui du milieu à 1 m et celui du bas à ras du sol, qui doivent être espacés de 30 cm du vitrage de la serre. Attachez ensuite une ficelle vertivale pour chaque plant en faisant un nœud à la base, au milieu et en haut. Puis,attachez la pousse principale à cette ficelle à inter­valles réguliers. Lorsque la plante atteint le haut du fil de fer, pincez son extrémité et attachez la pousse. Retirez toutes les pousses secondaires jusqu’à 40 cm en partant de la base. Si un fruit se forme à l’aisselle de la première ou de la seconde feuille d’une branche latérale, pincez-la à deux feuilles après le fruit. S’il ne se forme pas de fruit, pincez ces tiges latérales à la seconde feuille.

Continuez à palisser la plante sur la ficelle verticale en retirant les pousses latérales, les vrilles et les fleurs mâles jusqu’à ce que la pousse principale ait atteint le haut des fils de fer (on reconnaît facilement une fleur mâle par l’absence de petit fruit miniature en formation derrière les pétales). Continuez aussi à retirer les fleurs mâles jusqu’à ce que les derniers fruits de la saison aient grossi. Sup­primez tout concombre qui se dévelop­perait sur la tige principale.

Soins et culture

Les concombres exigent beaucoup d’humidité et de chaleur tout au long de leur croissance. Si vous laissez la terre s’assécher, surtout par temps chaud, les plants vont faner, les fruits avorter, les maladies et parasites s’installer. L’at­mosphère de la serre doit être très humide. Bassinez à la seringue deux à trois fois par jour avec de l’eau à la même température que la serre et, à l’aide d’un arrosoir, humidifiez le sol, les vitres, les tablettes, les pots ainsi que les plantes. Lorsque la température de la serre dépasse 24°, augmentez l’aération pour que l’air circule autour des plantes.

Il est difficile de donner des règles strictes en ce qui concerne l’apport d’engrais. Lorsque les fruits commen­cent à se former, faites des apports très riches en potasse une fois par semaine (par exemple, du purin d’ortie dilué).

Faites un surfaçage d’un bon cen­timètre de terreau une fois par mois. Cette technique permet de nourrir les racines superficielles et de favoriser rémission de racines adventives qui se forment parfois à la base des tiges. Le système radiculaire puissant et épais du concombre est particulièrement sensible aux infections par champignons ou bactéries. Il peut pourrir en partie (sur­tout lorsque l’arrosage est trop abon­dant) d’où l’importance de la formation continuelle de nouvelles racines.

Culture sous châssis

Lorsqu’on n’a pas de serre, on peut cultiver le concombre sous châssis froid. Pour que sa base conserve la chaleur, il devra être en bois solide, en ciment ou en briques. Cultivez les petits plants comme pour la culture en serre. En fin de printemps, placez les jeunes plants de concombre au milieu du châssis sur couche chaude.

Si vous n’avez pas de couche, attendez le début de l’été pour effectuer la planta­tion. Maintenez le châssis fermé sauf pour une ventilation exceptionnelle les jours chauds. Par temps très chaud, laissez-le complètement ouvert toute la journée. Refermez-le la nuit lorsque la température baisse. Pincez les extrémi­tés des tiges lorsqu’elles ont quatre à cinq feuilles. Peu de temps après, de nou­velles pousses se formeront à l’aisselle de ces feuilles. Conservez les quatre pousses les plus vigoureuses et dirigez-les vers les angles du châssis.

L’entretien consiste en arrosages, ap­ports d’engrais bio, pincements de tiges latérales comme il a été décrit précédem­ment. Lorsque les fruits se forment, placez sous chacun une plaque de verre ou un morceau d’ardoise pour éviter qu’ils ne se salissent ou ne se décolorent. Ombrez les plants les jours de soleil violent pour éviter les brûlures.

Culture en pleine terre

Les variétés de concombre de pleine terre requièrent des conditions de température et d’humidité moins élevées que celles dont ont besoin les variétés de serre. Quand le climat est idéal, vous pouvez faire vos semis directement en pleine terre ou sous cloche dans un endroit bien exposé et ensoleillé.

La terre

Les concombres poussent dans toutes les types de terre bien drainée à condi­tion toutefois que celle-ci ne soit pas trop acide. Incorporez au sol, lors du bêchage, du fumier bien décomposé, du compost ou du terreau de feuilles dans des tran­chées de 30 cm de profondeur et de même largeur. Si votre terre est acide, ajoutez à cet apport du calcium sous une forme quelconque : calcaire, craie, marne, chaux, etc. Recouvrez l’apport par la terre que vous avez évacué en creusant les tranchées et formez une sorte de butte à deux pans, ce qui per­met à l’eau de ruisseler sans atteindre la tige principale. Les racines apprécient beaucoup l’humidité mais la tige peut pourrir si elle devient humide. Si vous fai­tes plusieurs rangs de concombres, espacez-les d’un mètre.

Si votre terre est trop légère, la techni­que précédente s’avérera très mauvaise car les racines ne recevront pas assez d’eau. Je vous conseille, dans ce cas, d’incorporer de la matière organique dans des trous de 30 cm de profondeur et 60 cm de côté, creusés tous les 90 cm. Placez en surface 10 cm d’un excellent terreau de feuilles qui arrivera au ras du sol. La terre retirée du trou devra former un paravent du côté nord de façon à faire un abri. Incorporez par bêchage un engrais complet deux semaines avant la planta­tion et à nouveau lorsque la plante com­mence à pousser.

Semis-plantations

Semez les graines en pleine terre en fin de printemps ou au début d’été dès que le sol est réchauffé ou sous cloches deux à trois semaines plus tôt. Mettez deux à trois graines par trou, pointes en bas, à 2 cm environ de profondeur, tous les 90 cm le long de la tranchée. Maintenez une cloche ou même un pot de confiture retourné au-dessus de chaque semis.

Sélectionnez alors la pousse la plus forte et éliminez les autres. Ne repiquez pas une plantule semée directement en place.

Si vous repiquez en place des petits su­jets élevés en serre, endurcissez-les avant pour qu’ils supportent des températures plus basses.

Le système radiculaire du concombre étant très fragile, la transplantation des sujets élevés en pots s’avère être une opération délicate : enfoncez d’abord un pot vide de la même taille que celui où pousse le plant ; tassez la terre autour du pot et retirez-le en tournant douce­ment. Mettez la motte du jeune plant dans le trou prévu à cet effet, puis tassez pour que la terre adhère à la motte et ar­rosez bien à l’eau tiède. Vous pouvez simplifier cette opération en semant en pots de tourbe ; la mise en place se fait plus tôt, dès que les radicelles traversent les parois de tourbe.

Pincez l’extrémité de la tige lorsqu’apparaît la sixième feuille. Dirigez les pousses latérales, à écartement régulier, en pinçant celles qui fructifient après la septième feuille. Limitez la végétation si la plante le demande : en retirant les pousses improductives, vous concen­trerez l’énergie et la nourriture de la plante vers les fruits en formation.

Pollinisation

En général, les fleurs femelles sont bien fécondées grâce au travail des insectes butineurs. Mais vous pouvez pratiquer la pollinisation manuelle du pollen mâle sur la fleur femelle : cueillez la fleur mâle par sa tige et enlevez délicatement les pétales puis secouez le cœur poudreux au centre de la fleur femelle ouverte. Cette opéra­tion ne peut se faire que si les plantes sont peu nombreuses.

Arrosage

Arrosez souvent par temps sec, sans mouiller la tige principale. En fin de journée, bassinez les deux côtés des feuilles avec de l’eau tiède pour éliminer le risque d’attaques d’araignées rouges. Faites des apports d’engrais tous les quinze jours quand les fruits commen­cent à grossir. Si de petites racines blan­ches apparaissent sur le sol, recouvrez-les de 3 cm de terre mêlée à du compost et tassez doucement.

Plantes grimpantes

Les variétés d’extérieur peuvent égale­ment se conduire en plantes grimpantes. Dans ce cas, utilisez un filet à larges mailles (d’environ 20 cm de large) soutenu par des piquets solides reliés par des fils de fer tendus. Plantez les concombres tous les 30 cm ; palissez la plante vertica­lement en pinçant la pousse principale lorsqu’elle atteint le haut du filet. Pincez les pousses latérales comme il est décrit pour les concombres de pleine terre.

UN TUBE A FORCER LE CONCOMBRE Pour les amateurs de curiosités, on trouve parfois en Angleterre des cylindres de verre, un peu semblables à des verres de lampe, fermés à une extrémité. Ils ser­vaient à forcer les concombres en les maintenant bien droits. L’inventeur de ces tubes à concombres serait George Stephenson, le père de la locomotive à vapeur.

Récolte

Les concombres de serre commencent à produire à la fin du printemps ou au début de l’été. On cueille les fruits lorsqu’ils atteignent 30 à 40 cm de long. La récolte se poursuit ainsi jusqu’à l’automne. Les concombres de pleine terre semés sous cloche fructifient à la fin de l’été ou au début de l’automne s’ils sont semés directement en terre. La récolte en extérieur se fait jusqu’aux premiers gels qui tuent la plante.

Récoltez les concombres lorsqu’ils sont jeunes et tendres ; les vieux fruits por­tent des graines et, si on les laisse sur pied, ils arrêtent la production. Ainsi, si vous avez une surproduction passagère, traitez le surplus en cornichons marinés dans du vinaigre ou offrez-les aux parents et amis. Les concombres frais se conservant mal, aussi, consommez-les rapide­ment après la cueillette.

calendrier lunaire concombres du jardin

Parasites et maladies

Les conditions de culture du concombre favorisent les infections bactérien­nes et fongiques. La plupart de ces maladies sont aggravées par un mauvais arrosage ou une aération insuffisante ; assurez-vous donc que vous cultivez les plants correctement. Conservez un œil attentif surtout au début d’infection et agissez rapidement pour l’endiguer parce que les maladies se propagent rapide­ment surtout en serre ou sous châssis. Si vous désirez utiliser un insecticide, vérifiez qu’il ne causera aucun mal à la plante car certains traitements chimi­ques ne conviennent pas à la famille des cucurbitacées (privilégié la prévention et le bio).

L’araignée rouge :

Cet insecte fait virer les feuilles au jaune ; en cas d’attaque sévère la plante devient couleur bronze, fane et finalement meurt.
La meilleure prévention reste le main­tien d’une bonne humidité de la terre et de l’atmosphère dans la serre ou à l’extérieur. Toutefois si vous constatez une invasion, il faudra vaporiser une décoction d’ail, une infusion d’ortie ou du purin de prêle.

Le puceron :

Ce petit insecte vert se groupe en colonies sur ou près des points de croissance et sous les feuilles, ce qui les fait tourner au vert jaunâtre et se dessécher. On lutte donc contre les pucerons en installant des auxiliaires consommateurs de pucerons (coccinelles, chrysopes, syrphes, punaises…) et par la présence de plantes hôtes des insectes (plantes fleuries productrices de pollen : phacélies, orties…). Utiliser aussi des plantes piège (capucines).

L’aleurode :

Si en touchant le feuillage, vous apercevez une nuée de petits insec­tes volants blancs, minuscules, il s’agit d’aleurodes. Ces insectes et surtout leurs larves se nourrissent principalement de la sève qui, en s’écoulant par les trous de sucion, provoque l’apparition de fumagine. Pour détruire ces parasites, vaporisez de l’eau savonneuse (savon noir), éventuellement additionnée d’un peu d’huile végétale ; ou du purin d’ortie ( voir mon article maitriser le purin d’ortie ) directement sur et sous les feuilles. N’oubliez pas de traiter le sol au pied des plants aussi car les aleurodes ont coutume de se laisser tomber par terre chaque fois qu’ils sont dérangés.

La limace :

On détecte sa présence aux trous dans le feuillage et aux traînées baveuses à proximité des plants. Pour vous débarrasser de ces mollus­ques, tendez-leur des pièges en déposant des tas de déchets de légumes humides (feuilles de chou ou de laitue, pelures d’orange) au pied de chaque plant, et faites votre tour d’inspection tous les jours… ( Pour plus d’astuces, consultez mon article : Lutter bio contre les limaces ).

Le cloporte :

C’est un petit insecte gris qui s’enroule sur lui-même lorsqu’on le touche. Il fait des trous dans le feuillage et attaque la surface des jeunes fruits. On trouve les cloportes surtout dans les serres ou les châssis en mauvais état. Ils sont très difficiles à détruire. Essayez de les capturer à l’aide d’un carton ondulé.

L’anguillule des racines :

En serre ou à l’extérieur, les plants sont attaqués par ces ravageurs microscopiques qui s’atta­quent aux racines. Les feuilles se décolorent et, dans le pire des cas, la plante meurt ; certains sujets survivent à une attaque douce. Arrachez et brûlez le sujet atteint. Il n’existe pas de moyen bio de lutter qui soit efficace. Vous ne devez plus cultiver pendant trois ans la parcelle. Vous éloignerez les anguillules en plantant à proximité des œillets d’Inde.

Le botrytis :

Cette maladie se signale par un duvet léger, gris, recouvrant les tiges, les fruits et les feuilles. En cas d’atteinte sévère, arrachez le sujet et brûlez-le, il ne fructifiera jamais bien.

La pourriture du collet :

Cette maladie atteint surtout les concombres de serre qui poussent sur un sol mal drainé ou ont été trop arrosés. La plante est alors en­ vahie par des micro-organismes atta­quant juste au-dessus du niveau de terre. Les feuilles se déssèchent, les tiges brunissent et la plante meurt. Par mesures préventives, préférez les plan­ches de culture surélevées, aérez bien la terre et entretenez-la correctement. Puis, surélevez le niveau du sol de 3,5 cm autour de la tige pour favoriser l’émission de nouvelles racines. Dix jours plus tard, faites une vérification. Arrachez et détruisez les plantes trop atteintes.

La virose de la mosaïque :

Les feuilles des plantes touchées par la virose de la mosaïque sont tachetées de jaune ; la plante sèche rapidement, se ratatine et meurt. Il n’existe pas encore de moyen de lutte efficace contre ce virus amené par les pucerons, la seule solution préventive consiste à ne pas laisser les pucerons envahir la plante.

La verticilliose :

Ce champignon micros­copique du sol fait virer les feuilles au jaune, de leur base vers le sommet. On rencontre plus souvent cette maladie par temps froid et humide. Elle attaque généralement les racines des jeunes plantes. Les vieux sujets n’y sont sen­sibles que s’ils présentent une plaie ouverte. La plante peut se sécher rapide­ment ; il faut l’arracher et la brûler. On peut éventuellement prévenir la maladie en désinfectant les graines avant les semis.

La cladosporiose du concombre :

Cette maladie fongique touche les plantes cultivées sous châssis ou en serre ; elle se développe vite lorsqu’il fait froid et humide. Les fruits ainsi touchés présentent des dépressions qui exsudent une sorte de gomme liquide ; l’endroit est parfois couvert de spores sombres. On peut con­stater les mêmes attaques sur les tiges et les feuilles. A titre préventif, maintenez la serre ou le châssis bien aéré et chaud. Détruisez tous les fruits atteints. Désinfectez la serre ou le châssis avant d’y faire de nouvelles plantations.

La sclérotiniose :

Des plaies humides se forment sur la tige, les feuilles et les fruits ; puis, apparaît une poudre rugueuse blanche et noire. Arrachez et brûlez toute plante touchée. Cette maladie est rare et très localisée.

L’anthracnose :

Les feuilles portent de petites taches pâles qui brûnissent vite et se développent jusqu’à ce que la feuille meurt ; les tiges sont plus rarement at­teintes. Une décoction à base de prêle ou d’ail, ou grâce à du purin d’ortie, en pulvérisation toutes les deux semaines, permet de lutter biologiquement en prévention. Aérez bien la serre et traitez-la également avec un désinfectant lorsqu’elle est vide ou entre deux récoltes.

SYMPTÔMES
ORIGINES
Les feuilles prennent une teinte plombée et jaunis­sent.Araignée rouge
Petits insectes verts ; les feuilles jaunissent.Puceron
Nuées de minuscules in­sectes blancs.Aleurode
Trous dans les tiges des jeunes plants, traînées argentées.Limace
Trous dans les feuilles, sur l’épiderme de fruits jeunes, causés par des in­sectes gris à carapace dure.Cloporte
Feuilles décolorées, racines déformées entraînant la mort de la plante.Anguillule des racines
Poudre grise sur les tiges feuilles et fruits.Botrytis
Les feuilles sèchent, les tiges noircissent et la plante meurt.Pourriture du collet
Les feuilles sont tachetées de jaune, la plante sèche et meurt.Virose de la mosaïque
Les feuilles jaunissent de la base vers l’extrémité.Verticilliose
Taches profondes et suintantes sur fruits.Cladosporiose
Plaies humides et sombre sur tiges, feuilles et fruits.Sclérotinose
Les feuilles ont des taches claires puis brunes ; la plante meurt.Anthracnose

LES VARIÉTÉS

Il faut noter que les cornichons sont en principe des concombres à l’état juvénile. Il est, en fait, possible de cultiver des cor­nichons en concombre et vice versa. Tou­tefois, le choix qui vous est soumis pré­sente les variétés réussissant le mieux, d’une part en concombre, et d’autre part en cornichon.

Concombres fixés

— Géant de pleine terre : productif, fruit très long.
— Vert demi-long amélioré : fruit long, régulier et pointu.
— Marketer : fruit demi-long en abon­dance, lisse et bien vert.
— Vert long anglais épineux : fruit long, rustique, productif, toujours très cultivé malgré son ancienneté.
— Le Généreux : très cultivé, fruit demi- long.
— Vert long maraîcher : vigoureux et productif, recherché par les maraîchers ; chair très blanche et tendre.

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graines de concombre : le généreux

Concombres hybrides

— Admirable : précoce et productif, supporte très bien la chaleur.
— Burpee : fruit long vert foncé dépas­sant 20 cm.
— Conqueror : fruit long vert foncé atteignant 25 cm.
— Mesa : fruit demi-long, bien cylindri­que, lisse et vert foncé.
— Tézier 68 : variété vigoureuse à fruit vert foncé, lisse, atteignant 25 cm.
— Triomphe : fruit vert foncé à chair ferme se récoltant deux mois après le semis.

Concombres pour la serre

— Afy : très précoce, fruit vert foncé, très charnu.
— Pandex : très précoce, fruit vert foncé, lisse, bien cylindrique.
— Pandorex : précoce, fruit vert foncé cylindrique légèrement côtelé, plus long que Pandex.
— Pépinex : précoce, vigoureux, fruit dépassant 35 cm, vert foncé, cylindri­que, très légèrement côtelé.
— Princess : fruit à fût long et lisse, résistant à la cladosporiose.
— Virgo : peu cultivé par les amateurs à cause des exigences de culture.

A noter que les deux hybrides Conque­ror et Mesa conviennent également pour la culture sous abri.

Cornichons fixés

— Vert petit de Paris : petit fruit court. Vieille variété toujours très demandée.
— Fin de Meaux : fruit long, peu épi­neux, de croissance rapide, d’excellente qualité, très recherché.
— Vert de Massy : type Amélioré de Bourbonne en plus productif.
— Amélioré de Bourbonne : fruit long et ferme d’une grande finesse, très cultivé.

Les deux dernières variétés appartien­nent au type des cornichons non épineux à poils blancs.

Les variétés fixées restent toujours très cultivées, malgré leur production plus faible que celle des hybrides, grâce non seulement à leurs qualités, mais aussi du fait de leurs présences nécessai­res dans les cultures d’hybrides qui sont gynoïques, c’est-à-dire qu’elles ne por­tent que des fleurs femelles, les variétés fixées fournissent donc le pollen de leurs fleurs mâles nécessaires à la fécondation des fleurs femelles des hybrides.

Cornichons hybrides

— Ceto : forte production en fruits bien droits d’un vert soutenu.
— Fanto : fruit précoce, foncé et lisse.
— Levo : petits fruits très homogènes en abondance.
— Parifin : plante vigoureuse du genre «Vert de Paris ».
— Pazygino : fruit restant bien vert et ferme à la conservation au vinaigre. Du type Vert de Paris.
— Pépito : hâtif et très productif.
— Pionnier : précoce et productif du type Vert de Paris.
— Witio : fruit lisse vert foncé à petits poils blancs ; récolte précoce et prolon­gée.

Les variétés gynoïques sont en général résistantes aux maladies. La qualité du Vert de Paris est montrée par sa descen­dance en hybrides.

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