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A la suite de mon article sur Lydia et Claude Bourguignon au jardin potager bio, il m’a semblé intéressant d’approfondir nos connaissances sur la chimie du sol afin de bien prendre en compte tous les éléments pour obtenir un jardin magnifique dans un écosystème équilibré.

Si le terme “ chimie du sol ” peut sembler rébarbatif, le monde dans lequel nous vivons n’est pourtant que chimie.
La chimie en tant que science est complexe, mais les connaissances nécessaires aux jardiniers bio sont heureusement faciles à acquérir.
En comprenant comment utiliser les éléments chimiques qui influencent la croissance des végétaux, vous aurez toutes les cartes en main pour obtenir des plantes saines dans un jardin bio épanoui.

chimie du sol jardin

Chimie du sol : L’oxygène

La quantité d’oxygène contenue dans un sol sain est déterminante pour que la vie s’y développe. Tous les organismes ou presque ont besoin d’oxygène pour survivre.
On dit d’une terre privée d’oxygène quelle est anaérobique.
La plupart des orga­nismes peuvent survivre en anaérobie sur de courtes périodes, mais cela provoque une accumulation de poisons qui peuvent devenir toxiques en forte concentration.

Dans un sol typique, 50 % des espaces poreux sont remplis d’oxygène et 50 % d’eau. Seules certaines bactéries peuvent survivre en anaérobie sur de longues périodes, mais certaines espèces sont capables de s’adapter rapidement à des milieux riches ou pauvres en oxygène.
Sous terre, environ 70 % de l’oxygène est utilisé par les micro-organismes, les 30 % restants étant consommés par les racines des plantes.
Sans oxygène, les micro-organismes sont moins efficaces et la décomposition des matières organiques bien plus lente.

Chimie du sol : L’eau

L’eau est indispensable à la vie du sol. Sans elle, les micro-organismes ne peuvent pas rester actifs ni se multi­plier ; bon nombre d’entre eux vont “hiberner” en attendant le retour de l’eau.
Les champignons sont quant à eux bien plus résistants à la sécheresse que les bactéries.
S’il y a trop d’eau dans le sol, le niveau d’oxygène baisse, ce qui ralentit les cycles microbiens à l’origine des nutriments. Et c’est l’eau qui véhicule les nutriments nécessaires aux plantes.

PH du sol

L’abréviation pH signifie potentiel Hydrogène. On s’en sert pour mesurer le degré d’acidité ou de basicité d’une solution sur une échelle allant de 0 à 14.
La mesure moyenne de pH 7 est dite  » neutre « , c’est-à-dire quelle n’est ni acide ni basique (ou alcaline). Si la mesure est inférieure à 7, elle indique que la solution est acide ; au-dessus de 7, elle est dite basique.

Le pH acide ou basique d’un sol peut affecter de manière significative la disponibilité des nutriments. La plupart d’entre eux ne sont en effet plus disponibles pour les plantes si le pH du sol est trop acide ou trop basique.
L’activité micro­bienne souterraine est elle aussi largement influencée par le pH du sol. Les champi­gnons prolifèrent dans les sols acides, les bactéries dans les sols neutres ou basiques.

Le pH de la terre est surtout une mesure de l’acidité de l’eau contenue dans le sol, mais la terre elle-même joue un rôle déterminant dans cette mesure.

La plupart des plantes tolèrent un pH spécifique.
Certaines espèces, comme les hortensias, auront des fleurs de couleurs différentes selon le pH dominant.
La plu­part des plantes cultivées, notamment les plants de légumes, s’épanouissent dans un sol au pH compris entre 6 et 7, idéal pour la disponibilité des nutriments.
Cependant, de nombreuses plantes ne sont pas trop exigeantes pour ce qui est du pH ; en opérant une bonne sélection des espèces que vous planterez, vous n’aurez pas à corriger l’acidité de votre sol.

Acidifier un sol

Corriger le pH d’un sol naturellement alcalin est difficile car la terre contient généralement une réserve de calcium qui est libérée dès que l’on tente de l’acidifier.
Pour faire baisser le pH, on peut utiliser de la fleur de soufre, mais les effets ne seront que temporaires.

Chauler un sol

Il est généralement plus facile de faire monter le pH d’un sol que de le faire baisser.
Le chaulage neutralise l’acidité et est communément réalisé sous forme d’amendements calciques ou calcomagnésiens.
On ne peut pas déterminer si le chaulage est nécessaire au vu du pH du sol car celui-ci est influencé par la texture de la terre et par les matières organiques quelle contient.
L’argile et l’humus ont par exemple un “effet tampon” à cause de leur composition complexe.
Si vous êtes sûr de disposer d’un sol acide, un chaulage léger et régulier est préférable à des amende­ments moins fréquents et plus importants.

Chimie du sol très alcalin

Les sols très alcalins souffrent d’un manque de manganèse, de cuivre, de fer, de zinc et de bore.
Les phosphates y sont peu disponibles, car leur disponibilité maxi­male est permise par un sol au pH compris entre 6 et 7.
Les organismes responsables de maladies sont un problème dans les sols riches en calcium, tandis que les agents fongiques préfèrent les conditions alcalines.
Certaines plantes, comme les bégonias, ne supportent pas les terres alcalines et ne poussent que sur des sols acides ; d’autres, comme les hélianthèmes, sont faites pour les sols alcalins.

Restrictions dues aux pH extrêmes dans la chimie du sol

De nombreux nutriments vitaux pour les plantes ne sont pas disponibles dans les terres au pH extrême.

Manque d’azote :  La plupart des nitrates proviennent de la décomposition de matière organique, or un sol au pH peu élevé ralentit considérablement cette décomposition.
Manque de phosphate : Le phosphate n’est pas disponible si le pH est infé­rieur à 6,5 ou supérieur à 7,5. Certaines plantes bénéficient cependant de l’aide de champignons du sol qui libèrent des phosphates en conditions acides.
Excès ou manque de traces d’éléments : Les traces d’éléments tels que l’aluminium, le fer ou le manganèse sont généralement plus solubles dans les milieux acides.
Une acidité extrême peut amener à des quantités excessives de ces éléments, ce qui aura pour effet de tuer les plantes.
D’autres traces, notamment celles de cuivre, de bore ou de molybdène, seront moins disponibles si le pH est peu élevé.
Un manque de molybdène compromettra la culture des légumes sur un sol acide.

Une petite vidéo de Lydia et Claude Bourguignon sur la mort des sols = la mort de l’homme !

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Je vous remercie par avance.

Diane, votre sorcière bien-aimée du calendrier lunaire

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