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Je vous propose de voir aujourd’hui un article sur les haricots nains. Haricots verts, haricots beurres, haricots à écosser , flageolets…

Les haricots (Phaseolus vulgaris) font partis de la famille des légumineuses. C’est une plante annuelle semi-rustique.
Il s’écoule en moyenne, entre 10 et 12 semaines entre la plantation et la récolte.
Leur taille varie entre 20 à 50 cm de hauteur pour des gousses allant de 10 à 20 cm de longueur.
La récolte est de 8 à 10 kg pour les haricots verts et beurres ; 20 kg pour les haricots à écosser sur 10 m2.

Le haricot est le légume idéal à cultiver dans son jardin car il est à la fois peu encombrant, peu exigeant et très productif par rapport à l’espace occupé.
Les seuls soins dont il a besoin se réduisent pratiquement à la protection des semis précoces et tardifs contre les gelées.

Pour le reste, il se suffit à lui-même.
Une fois que le plant est bien développé, ses grandes feuilles forment une voûte dense qui empêche les mauvaises herbes de pousser.
La terre, sous le feuillage, se retrouve complètement dans l’ombre et les mauvaises herbes, ainsi privées de soleil, ne peuvent pas se développer.
Le haricot vert ne craint pas les longues périodes de sécheresse, mais il produira plus naturellement s’il est arrosé réguliè­rement pendant ces périodes.
Il a aussi l’avantage d’être très décoratif avec ses fleurs mauves ou blanches et ses gousses allongées qui ont une jolie couleur pour­pre ou écarlate chez certaines variétés.
Quelques plants souligneront joliment vos bordures.

Les différentes catégories de haricots nains

On distingue deux catégories de hari­cots : les uns dits haricots nains (20 à 50 cm), les autres dits haricots à rames aux tiges volubiles pouvant atteindre 3 m (je leur consacrerais un article spécial).
Les nains se divisent eux-mêmes en plu­sieurs sous-catégories :

Les haricots verts

Ils sont appelés ainsi pour la couleur de leur gousse qui est parfois marbrée.
Ils comprennent les filets, dont la gousse se parchemine et «prend le fil » et les mangetouts qui ne prennent jamais le fil et dont la gousse est tou­jours ronde ou ovale.
Leur différencia­tion a tendance à disparaître de nos jours car les filets qui, à l’origine, avaient des gousses plates, sont maintenant tous ronds ou ovales et des croisements font peu à peu disparaître leur parchemin et leur fil.

Les haricots beurres

Les plus fins pour bon nombre d’amateurs, ils ont des gousses jaunes ou mouchetées rouges et blanches et même bleu indigo.
Ce sont presque tous des mangetouts (ils ne se parcheminent pas).

Les haricots à écosser

Il existe des variétés à grains blancs, rarement  panachés (de rouge généralement) qui se mangent en frais ou en sec après conser­vation, et des variétés flageolets, les plus estimés des haricots à écosser.
Leurs grains sont souvent légèrement verdâ­tres, et plus plats que les autres variétés à grain.

 

Toutes ces sous-espèces ont leur cor­respondant en variétés à rames, et plus particulièrement les mangetouts et les haricots à écosser.

Du fait qu’il est semi-rustique dans les régions froides des pays tempérés uni­quement, le haricot se cultive normale­ment en plein air à partir de mai jusqu’à l’automne (dernier semis possible fin août pour le haricot vert). Mais si vous faites vos plantations sous serre chauf­fée, la récolte pourra commencer dès le milieu du printemps.

Différents haricots suivant le stade de croissance

Le haricot mangetout peut se cueillir à différents stades de sa croissance : très jeune, il est semblable au haricot vert filet.
Plus tard, la gousse est gonflée et contient des jeunes grains en formation : c’est alors qu’il prend le nom de mange­ tout ; la consommation est possible parce qu’il ne forme pas de fils.
Enfin, il se récolte en grain frais ou en grain sec (quand la gousse est desséchée).

Le flageolet donne également lieu à plusieurs récoltes différentes : haricot vert dans sa jeunesse, haricots à écosser et haricots en sec en fin de culture.

D’une façon générale, plus vous les récolterez, plus vos haricots verts auront tendance à produire.

calendrier lunaire haricots

Sol et emplacement

Le haricot vert réussit mieux dans un endroit abrité et ensoleillé.
Il s’accom­mode pratiquement de n’importe quel sol pourvu que celui-ci ne soit pas trop lourd.
Si la terre de votre jardin est lourde, vous pouvez toujours l’alléger en y ajoutant de la tourbe, du compost de jardin ou du sable grossier.

Il craint les terres trop calcaires, surtout les variétés à écosser qui resteront dures à la cuisson.
Abaissez-en provisoi­rement le pH par des apports de tourbe ou de compost très acides. (voir notre article sur les améliorations par types de légumes et types de sols : Améliorer la terre de votre jardin potager bio )

Il est inutile d’apporter un engrais complet avant la culture étant donné que le haricot possède l’avantage de pui­ser l’azote de l’atmosphère. Contentez-vous d’enrichir le sol avec un seau de compost pour 10 mètres linéaires.

 

Semis et culture des haricots nains

Le semis est une opération délicate dont la réussite dépend de plusieurs con­ditions très importantes.

D’abord la date du semis :

Le haricot, étant un «frileux», il craint le froid lorsqu’il est en germina­tion et le gel quand il est en végétation ; il faut donc, pour le semer, attendre que la température soit supérieure à 12° et que le gel ne soit plus à craindre.

Théoriquement, et dans certaines régions seulement, le haricot vert peut être semé en pleine terre dès le début du printemps et les semis peuvent se succé­der tous les quinze jours jusqu’à la fin de l’été pour les dernières récoltes d’automne. ( Vous pouvez suivre le calendrier lunaire mensuel ou simplement vous abonner au calendrier jardiner avec la lune par emails ).
Les semis précoces comme les semis tardifs devront être placés sous cloche.
Ce sera donc à vous de détermi­ner à partir de quand il n’y a plus de ris­que de gelée car cela varie d’un endroit à l’autre et d’une année à l’autre.
Et, dès lors que vous connaissez les exigences du haricot en matière de température, vous devriez réussir tous vos semis et ne plus avoir de mauvaises surprises.

Pour les haricots précoces d’été, semez sous cloche au début du printemps et protégez vos plantations jusqu’à la mi­ mai.
Pour la récolte principale, vous pou­vez semer en pleine terre à partir du milieu du printemps, à condition de met­tre une cloche pendant les quinze pre­miers jours.
Si vous n’utilisez pas de clo­che du tout, il faudra attendre jusqu’à la fin du printemps pour semer, ou même le début de l’été si votre jardin est froid et mal abrité.
Mais si vous avez l’inten­tion de faire sécher vos haricots, il ne faudra pas attendre plus tard que le début de l’été car le séchage est long.

La profondeur de vos semis :

C’est un élé­ment déterminant dans leur réussite.
Semer trop profondément empêche les graines de sortir de terre et les fait pour­rir rapidement.
De même, le plombage et le recouvrement des graines : en terre lourde fortement plombée (tassée avec le pied), le haricot perce difficilement la croûte qui se forme en surface sous l’action conjuguée de la pluie et du soleil ; sa tigelle sort de terre en formant une crosse et se brise.

En conséquence, je vous propose le mode de culture suivant : avec un cor­deau tendu, tracez à la serfouette un sillon, puis disposez les graines, par poquets de 5 ou 6, tous les 30/40 cm (ne semez au trou que dans les terres légères).
Puis, avec la pointe du pied, plombez chaque poquet en fonction de la nature du sol : fortement en terre légère, légèrement en terre forte.
Chaque plombage forme une petite cuvette ; recouvrez les graines dans chaque cuvette de terreau fin ou de terre de bruyère sans dépasser trois fois l’épaisseur de la graine.
L’usage de ce substrat de recouvrement est particuliè­rement important en terre lourde car il évite le «croûtage» de la terre.
Pour ter­miner, griffez le sol aux endroits piétinés pour redonner de la souplesse au sol et l’aérer.

Déplacez votre cordeau et recom­mencez l’opération pour semer une deuxième ligne à un intervalle d’environ 40 à 50 cm.
Dans un petit jardin, on peut réduire cet espacement.

La germination :

En pleine terre, elle a lieu normalement entre le dixième et le ving­tième jour.
Il est inutile d’arroser pendant ce temps, de même qu’il est recom­mandé de ne pas détremper la terre avant les semis.

Pour les semis que vous allez garder sous cloche dans un premier temps, vous aurez intérêt à utiliser le modèle de clo­che à quatre pans, car vos jeunes plants auront besoin d’espace avant la fin des gelées.
Et si le temps se refroidit, mettez des sacs ou des nattes dessus comme protection supplémentaire.

Grâce à une culture soignée, vous pou­vez espérer récolter trois kilos de hari­cots verts sur deux rangs de cinq mètres.
C’est en fonction de ce rendement que vous organiserez les autres semis de façon à récolter régulièrement jusqu’à l’automne.
A noter que si votre produc­tion dépasse votre consommation, vous pouvez pratiquer la congélation après un blanchiment de deux minutes dans l’eau bouillante (nécessaire pour garder aux haricots fraîcheur et fermeté).

 

Culture et soins des haricots nains

Vos haricots verts produiront plus si vous les binez et si vous les arrosez de façon régulière.
Il est important d’arroser par temps sec, lorsque la croissance des plantes risque de s’arrêter, compromet­tant ainsi la floraison.
Si les fleurs se flé­trissent ou bien retombent, les insectes ne pourront pas venir butiner et la pollini­sation n’aura pas lieu.
Dans ce cas, bassi­nez les plants matin et soir (c’est-à-dire vaporisez-les avec une pluie fine) jusqu’à la floraison.
Mais cela ne suffit pas pour conserver l’humidité du sol ; il faut aussi arroser abondamment les pieds.

Un binage régulier permet non seule­ment d’empêcher les mauvaises herbes de pousser mais aussi d’aérer la terre en surface.
Pendant les longues périodes de sécheresse, certains sols (surtout ceux qui sont arrosés au jet) forment une croûte dure en surface qui empêche l’eau de pénétrer dans le sol, laquelle s’écoule un peu plus loin sans irriguer les racines de la plante.
Le binage permet aussi la formation d’un paillis de terre fine, con­tribuant à garder l’humidité du sol.
Un paillis de paille propre ou de feuilles aura le même effet, à condition toutefois que la terre ait été bien arrosée avant.

Tuteurer ?

Les variétés naines n’ont théoriquement pas besoin de tuteur.
Mais cepen­dant, les gousses finissent par faire du poids et par se retrouver par terre, ris­quant ainsi d’être attaquées par des lima­ces ( voir notre article : Lutter bio contre les limaces ) ou d’être recouvertes de boue dès la première pluie (si vous n’avez pas paillé).
Il est donc plus prudent de tuteurer vos plants à l’aide de petits bam­bous ou bien de les faire pousser entre les piquets qui servent à tendre les fils au-dessus des semis de petits pois.

Les variétés grimpantes auront en revanche besoin d’être tuteurées avec de longues cannes autour desquelles elles s’enrouleront, de la même façon que les haricots à rames (que nous verrons dans un article ultérieur).

Si vous avez fait vos semis relative­ment tard pour récolter en automne, il faudra prévoir de mettre vos plantations sous cloche dès le milieu de l’automne.
Un épais paillis de paille propre protégera également les plants lorsque les premiè­res gelées seront à craindre.

 

La culture en serre des haricots nains

Si vous avez une serre chauffée à 16° avec un sol à 12° minimum, vous pourrez faire pousser des haricots primeurs le long des bordures.
Le meilleur modèle de serre pour ce genre de culture est la serre entièrement vitrée, car le haricot vert a besoin de beaucoup de lumière.
Vous pouvez aussi les faire pousser sous châssis, mais à condition d’habiter une région vraiment chaude et très enso­leillée.

Semez vos graines dans un bon com­post de semis entre la fin de l’été et la fin de l’hiver pour récolter entre la fin de l’automne et la fin du printemps ou tout au début de l’été.
Vous pouvez utiliser des pots de tourbe, à raison de 5 à 6 grai­nes par pot.
Dès l’apparition des deux premières vraies feuilles, plantez en enterrant complètement les pots de tourbe.
Le sol ne devra pas être trop riche, sinon vos plants donneront trop de feuilles et pas assez de gousses.
L’idéal est un sol qui a déjà été fumé sur une cul­ture précédente.
Espacez les pots de 20 cm les uns des autres sur des rangs simples distants de 30 à 35 cm sous châssis et sur des rangs doubles distants de 30 cm environ sous serre.

Si vous semez directement en place, la levée sera un peu moins rapide.

La culture en serre est analogue à la culture en plein air.
Ce qu’il faut faire avant tout, c’est de veiller à ce que l’atmosphère de la serre soit raisonnable­ment humide pour éloigner l’araignée rouge et que les vitres soient aussi pro­pres que possible pour faire entrer le maximum de lumière.

 

La récolte des haricots nains

Les haricots verts et beurres sont bons à cueillir entre la dixième et la douzième semaine, suivant le temps.
Une fois que les gousses commencent à se former, passez-les en revue quotidiennement car elles mûrissent vite à partir de ce moment-là.
Le meilleur moment pour la récolte, c’est lorsque les gousses ont 15 cm de long environ.
Il existe des variétés à haut rendement dont les gousses ne dépassent guère 10 cm et d’autres qui atteignent 20 cm. A vous de voir suivant la variété plantée.

Les haricots verts filets demandent à être cueillis tous les deux à trois jours ; par contre, les haricots mangetouts verts et beurres peuvent attendre plus longtemps sans perdre de leurs qualités.
Pour savoir si une gousse est bonne à manger, cassez-la en deux : elle doit se casser facilement et ne pas être fibreuse.
Vous pourrez voir les grains à l’intérieur bien qu’ils soient encore petits.

Coupez les pédoncules des haricots avec des ciseaux ou des sécateurs, ou bien avec le pouce et l’index.
N’essayez jamais de tirer sur les gousses car les plants n’ont pas de racines profondes et vous ris­queriez de les arracher.

Consommez vos haricots le jour même de la récolte ; ils n’en seront que meilleurs et plus nutritifs.

Si vous voulez des flageolets, attendez que les gousses deviennent vert pâle.
Ceux-ci peuvent se manger frais mais vous pouvez aussi les faire sécher pour les conserver.

 

Les haricots secs

En laissant mûrir complètement les grains de certaines variétés de haricot, on les fait sécher pour les conserver.
La récolte de ces variétés se fait au milieu de l’automne, lorsque les gousses brunis­sent légèrement et qu’elles commencent à sécher.
Arrachez les plants, récoltez les gousses, écossez-les et étalez les grains (blancs ou marrons) sur des feuilles de papier propre ou des plateaux en bois que vous poserez au sol dans une serre, ou tout autre endroit clair et aéré.

Si le temps se met à la pluie et au froid avant que les grains soient arrivés à maturité, arrachez les plants et faites-en des bottes que vous suspendrez tête en bas.
Les grains finiront de mûrir à l’abri et lorsque les gousses deviendront cassantes, vous pourrez les écosser.

 

Soins après la récolte

Après la récolte, coupez toutes les tiges et si elles sont saines, mettez-les sur le tas de compost. Sinon, brûlez-les pour éviter que la maladie et les parasites ne se pro­pagent.
Laissez les racines en terre car elles lui apporteront une fumure azotée en se décomposant comme toutes les racines des légumineuses, ce qui sera par­ticulièrement intéressant si les cultures suivantes demandent beaucoup d’azote, comme les choux, les épinards, les sala­des, etc…

 

Parasites et maladies

• La bruche du haricot

Elle est parfois appe­lée à tort «charançon» du haricot simple­ment parce qu’elle ressemble à cet in­secte.
La femelle pond sur les gousses pendant leur croissance ou encore sur les grains séchés, et de ses œufs sortent des larves qui pénètrent dans les grains en creusant un trou rond sous la peau du grain. C’est de ce trou que sortira le bruche adulte.

Si vous remarquez la présence de larve, brûlez toutes les gousses infestées.
Pour le stockage des graines, passez-les au congélateur 24 heures, ou ajoutez une gousse d’ail non épluché dans le bocal de conservation. Vérifiez régulièrement.

• Les limaces

Bien connues des jardiniers, elles semblent apprécier les haricots.
Elles attaquent les feuilles et les gousses en les perforant dès la tombée de la nuit et disparaissent au lever du jour vers les coins frais et humides à l’abri de la lumière.
Leurs terrains de prédilection sont les détritus de végétaux et les sols humides riches en humus.

Pour vous débarrasser de ces mollus­ques, tendez-leur des pièges en déposant des tas de déchets de légumes humides (feuilles de chou ou de laitue, pelures d’orange) au pied de chaque plant, et faites votre tour d’inspection tous les jours… ( Pour plus d’astuces, consultez mon article : Lutter bio contre les limaces ).

• L’aleurode

C’est une petite mouche blanche qui puise la sève des plants ; elle se reproduit comme le puceron à une vitesse incroyable. Ces attaques produi­sent la fumagine et la déformation des gousses.

Pour détruire ces parasites, vaporisez de l’eau savonneuse (savon noir), éventuellement additionnée d’un peu d’huile végétale ; ou du purin d’ortie ( voir mon article maitriser le purin d’ortie ) directement sur et sous les feuilles. N’oubliez pas de traiter le sol au pied des plants aussi car les aleurodes ont coutume de se laisser tomber par terre chaque fois qu’ils sont dérangés. Mais, comme les dégâts ne sont visibles généralement qu’après leur passage, le mieux est encore de com­mencer à traiter à la fin du printemps, c’est-à-dire lorsqu’ils commencent à en­trer en activité, surtout si vous avez déjà eu des problèmes l’année précédente.

• Le puceron du haricot

Il se manifeste surtout à la fin du printemps et détruit complètement les bourgeons des plantes.
Celles-ci s’arrêtent alors de se développer et les gousses se couvrent d’une substance poisseuse noire, la fumagine.

Pulvérisez de l’eau savonneuse (savon noir dilué à 5%) avec de l’huile végétale. Ou vous pouvez utiliser du savon de Marseille (râpez 150 g de savon dans 1 litre d’eau, faites bouillir jusqu’à dissolution. Ajoutez une cuiller à soupe d’huile d’olive. En cas d’invasion, pulvérisez ce mélange dilué dans 10 fois son volume d’eau.) et répétez l’opération autant de fois qu’il sera nécessaire. Vous pouvez également utiliser le purin d’ortie ( voir mon article maitriser le purin d’ortie )

• La mouche des semis du haricot

C’est un parasite du haricot vert ; les larves blan­châtres sont particulièrement actives en­tre la fin du printemps et le milieu de l’été. Elles restent dans le sol pour s’atta­quer aux graines, aux racines et à la base des tiges.

Pour prévenir cette mouche, évitez que votre sol soit trop riches en azote, car c’est dans ces conditions qu’elle se manifeste surtout.

• L’araignée rouge

Si vous voyez des taches brun-gris ou jaune pâle sur les feuilles des plantes et de petits points rouges se déplaçant sur le limbe inférieur, c’est que vos pieds de haricots sont envahis.
Elle apparaît sur les plants de haricot vert surtout quand il fait chaud et sec. Arrosez-les alors abondamment.
Toutefois si l’invasion se prolonge, il faudra vaporiser une décoction d’ail, une infusion d’ortie ou du purin de prêle.

• La rouille

C’est une maladie bactérienne qui se développe à partir des graines et qui sévit surtout lorsque la terre a été arrosée avant les semis.
Les principaux symptômes en sont des petites taches transparentes cerclées de jaune qui finis­sent par sécher.
Et lorsqu’elles sont nom­breuses au point de se rejoindre, ces taches provoquent le flétrissement de toute la feuille, voire de tout le plant, ou la mort de la plante si celle-ci est encore jeune.
La rouille peut s’attaquer égale­ment aux gousses qui se couvrent alors de taches rondes de moisissure.

Éliminez les plants malades et brûlez- les dès les pemiers symptômes.
Ensuite, il faut lutter contre le champignon, en appliquant un traitement antifongique biologique (par exemple une solution à base de soufre), ou un traitement naturel comme le purin de prêle ou d’ortie.
La meilleure façon de prévenir la rouille est encore de n’utiliser que des graines de bonne qualité.
Ne semez jamais des graines ayant des rides, des cloques ou des taches jaunes.

• L’anthracnose

C’est une maladie cryptogamique qui apparaît généralement par temps frais et humide.
Les tiges des plantes se couvrent alors de taches brunes allongées et les feuilles se flétris­sent.
Il se peut que les gousses se couvrent elles aussi de petites taches rondes en creux de couleur brun-rouge, et qu’à l’intérieur les grains aient des taches sombres également.
Pour enrayer cette maladie, vaporisez de la bouillie bordelaise sur les plants atteints, mais arrêtez le traitement dès le début de la floraison.
Une fois la récolte terminée, détruisez les plants et ne replantez pas de haricots nains à cet endroit pendant plusieurs années.
Là aussi, la meilleure prévention consiste à acheter des graines de bonne qualité, car l’anthracnose se développe à partir de la graine.

• La pourriture du pied

Elle se déclare princi­palement dans les sols froids et mal drai­nés où les racines des plantes ont tendance à s’affaiblir.
Il est malheureuse­ment impossible de déceler ce champi­gnon car il reste dans le sol.
Mais dès qu’un plant ne se développe pas très bien et que son feuillage jaunit et se flétrit sans raison apparente, dégagez soigneu­sement le pied.
Si vous voyez alors des taches brunes ou rougeâtres sur la base de la tige et sur les racines et si celles-ci ont l’air rabougri, vous pouvez être sûr de la présence de ce champignon.
Une fois encore, le meilleur conseil que je puis­se vous donner est d’acheter des grai­nes de bonne qualité.
Brûlez tous les plants malades et paillez ceux qui ne sont que légèrement atteints car ils peuvent donner de nouvelles racines.

• Le botrytis ou moisissure grise

Il se pro­duit par temps froid et humide et touche plus particulièrement les jeunes plants.
Comme son nom l’indique, cette maladie cryptogamique se manifeste par des taches de moisissure grise sur les tiges, les feuilles et parfois aussi les gousses.

Ventilez bien vos plantations et si vous faites vos cultures sous abri vitré, veillez à ce que les plantules ne soient pas trop serrées.
Éclaircissez aussitôt que possible et éliminez toutes les plantules qui sont faibles ou abîmées.
En cas de maladie, retirez toutes les parties atteintes de la plante et vaporisez ou bien saupoudrez les parties saines avec du soufre. La bouillie bordelaise est efficace également.

• La mosaïque commune et la mosaïque jaune

Elles sont deux maladies virales ; la première provoque des taches vert foncé ou vert clair sur les feuilles qui se défor­ment.
La plante s’arrête alors de croître et produit peu.
La deuxième, quant à elle, se manifeste par des taches jaunes irrégulières sur les feuilles et parfois aussi par la déformation des gousses.

La mosaïque commune et la mosaïque jaune sont transmises par le puceron et le glaïeul ; la première peut se développer également à partir de la graine.
Comme il n’existe aucun traitement, la seule chose à faire est donc de détruire les plants malades, de bien faire les rotations des cultures et d’éviter d’être envahi par les pucerons.

 

Symptômes des maladies des haricotsOrigine
Les feuilles sont déformées et les plantules ne se développent plus. Des petits trous apparaissent sous la peau des grains.Bruche
Feuilles, tiges et gousses sont couverts de trous irréguliers. De légères traces argentées de bave sont présentes çà et là.Limaces
Les dessous des jeunes feuilles sont envahis de petits mouche­rons blancs.Aleurode
Les plants, et plus particulièrement l’extrémité des pousses, sont couverts de petits insectes noirs.Puceron du haricot
Les racines et la base souterraine des tiges sont percées.Mouche des semis du haricot
Les feuilles sont couvertes de taches gris-brun ou jaunes. De petits points rouges mobiles apparaissent sous les feuilles.Araignée rouge
Les feuilles se couvrent de petites taches transparentes cerclées de jaune qui finissent par sécher, puis se flétrissent.Rouille
Les tiges sont couvertes de taches brun sombre et les gousses de taches brun-rouge.Anthracnose
Des taches brun sombre ou rouge foncé apparaissent sur la base de la tige et sur les racines ; ces dernières ont l’air rabougri.Pourriture du pied
Une moisissure grise recouvre tiges, feuilles et gousses.Botrytis
Les feuilles sont mouchetées de vert foncé, de vert pâle et de jaune. Les plants ne se développent plus et les gousses sont déformées.Maladies virales

 

LES DIFFÉRENTES VARIÉTÉS DE HARICOTS

Les filets verts

— Niver : gousses rondes, fines et lon­gues, de couleur vert foncé panaché ; demi-précoce.
— Adria : pour saison moyenne ou tar­dive ; grain chocolat panaché.
— Arian : très précoce ; grain noir.
— Fétiche : haut rendement ; grain blanc.
— Flambeau : très précoce ; grain mar­bré violet.
— Garonel : précoce, filet très long ; grain noir.
— Marbel : pour arrière-saison, filet très long ; grain saumon moucheté de violet.
— Obélisque : gousses se formant au-dessus du feuillage ; grain beige marbré.
— Royalnel : moyenne saison ; filet long ; grain noir.
— Salomé : saison moyenne et tardive ; gousse longue ; grain marbré.
— Succulent Delbard: précocité moyenne ; gousse longue et sans fil.
— Triomphe de Farcy : vieille variété ; grain panaché noir et jaune.

Les mangetouts verts

Les mangetouts verts ont également des gousses rondes, légèrement courbes.
— Constant : précoce ; gousse longue et charnue ; grain beige.
— Contarnel : précoce ; gousse longue elliptique ; grain marbré.
— Contender : géniteur des deux précé­dents ; grain chamois marbré.
— Palmarès : semi-précoce ; gousse lon­gue, droite ; grain noir.
— Primel : précoce ; gousse longue et droite, très tendre ; grain brun.
— Miry : gousses rondes bien droites, vert foncé, atteignant 16 à 17 cm. Variété pré­coce à grain noir pour culture en plein été.

Les filets mangetouts verts

Ils sont obtenus par le croisement des filets et des mangetouts verts.
— Argus : gousse longue et fine ; grain marron bleuté.
— Astar : gousse longue et fine ; grain blanc.
— Delinel : semi-précoce ; gousse très longue ; grain noir.
— Janus: gousse très longue, fine et droite ; grain noir ; moyenne et arrière-saison.
— Fantic : gousse droite et marbrée ; grain marbré.
— Fringant : semi-précoce ; gousse très fine ; grain saumoné.

Les haricots beurres

Leurs gousses, de couleur jaune, sont plus ou moins arquées.
— Findor : gousse assez droite et lon­gue ; grain noir.
— Maxidor : très précoce ; gousse assez droite ; grain blanc.
— Maxinel : semi-précoce ; gousse lon­gue et charnue : grain blanc.
— Rocquencourt : vieille variété ; gousse longue ; grain noir.
— Roi des beurres : gousse longue et tendre ; grain blanc.

Les flageolets

Ce sont des haricots à écosser de pre­mier choix que l’on peut, cueillis avant maturité complète, manger en vert.
— Chelinex : très précoce ; gousses à 7-8 grains verts.
— Chevrinor : grain réniforme dans des gousses de 12 à 15 cm.
— Très hâtif d’Étampes : grain blanc à maturité ; pour le grain vert, il faut cueil­lir avant maturité complète.
— Vernel : gousse droite contenant 5-6 grains verts.
— Vert Suma : grain blanc pouvant se récolter en vert avant maturité ; le plus apte à la consommation en vert.

Les haricots blancs à écosser

— Cocos : nombreuses variétés à petits grains dans de petites gousses.
— Lingot (Suisse blanc) : gros grain allongé ; pour le grain sec.
—-Michelet : gros grain long en gousse plate ; pour le demi-sec.
— Rubica : 6 gros grains par gousse, panachés de rouge.
— Soissons nains ; gros grain réniforme de qualité.

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