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La tomate est une espèce de lycopersicon esculentum de la famille des solanacées ; c’est une plante vivace cultivée comme une annuelle.
Il existe de très nombreuses variétés de tomate dont vous trouverez le détail en fin d’article.
La période entre la plantation et la récolte est d’environ de 12 à 15 semaines, selon la variété.
La taille du plant s’effectue en générale, selon les variétés entre 15 cm et 1 m de hauteur.
La récolte en serre est d’environ 3,5 à 5,5 kg de tomates par plant et en plein air de 2 à 3kg.

La tomate a toujours été l’un des légu­mes de prédilection du jardinier ama­teur.
Elle a été, pendant longtemps, considérée comme une culture exclusive­ment de serre ; l’apparition de nouvelles variétés, moins exigeantes en chaleur, permet maintenant de la cultiver en plein air un peu partout.
Il ne faut cepen­dant pas oublier que la tomate est ori­ginaire de régions au climat assez chaud et sec.
Des températures élevées en été lui conviennent parfaitement.
Dans les régions ne bénéficiant pas d’un tel cli­mat, quelques précautions sont à pren­dre pour que les tomates trouvent des conditions favorables à leur croissance.

La tomate ne supporte pas le gel et n’aime guère les temps humides, frais et nuageux.
Si vous tenez compte de ces éléments, il n’y a pas de raison que vous n’obteniez pas de belles tomates.

On ne peut pas cultiver la tomate en plein air sans protection, tant qu’il y a encore un risque de gel. Étant donné que les gelées sont à craindre jusqu’à la fin du printemps et dès le début de l’automne, il ne reste plus beaucoup de temps pour la culture I
La période de végétation entre les semis et la récolte en plein air étant de 12 à 15 semaines, semez vos tomates au début de l’été ; vous les récolterez à la fin de l’été.
Mais, plus vous habitez dans le nord, plus les résultats sont incertains.
Dans ce cas, nous vous conseillons d’acheter des jeunes plants et de vous servir de cloches ou d’un châssis pour mieux maitriser la culture de plein air et obtenir de bons résultats.
Nombreux sont les jardiniers qui gagnent du temps en cultivant leurs plants de tomates en serre avant de les repiquer à l’extérieur un peu plus tard.
Il ne fait aucun doute que la serre réunit les meilleures conditions possibles pour une culture réussie de la tomate.
Dans ce cas, vous pouvez effectuer vos semis dés la fin de l’hiver suivant les régions.

calendrier lunaire tomate 2

Le sol

La tomate s’accommode de tous les sols, moyennement riches en éléments nutritifs ou même pauvres, pourvu qu’on lui fournisse, en cours de culture, les éléments nécessaires à sa croissance.
Pour préparer une planche de culture dans la serre, inondez-la un mois avant la plantation pour constituer de bonnes réserves d’eau (ce point est très important), puis, quand le sol peut à nouveau être travaillé, enrichissez-le en matières organiques, par exemple en fumier de ferme, à raison d’une brouettée pour 3 ou 4 mètres carrés.
Une semaine environ avant la plantation, incorporez dans le sol, un engrais bio complet sous forme de granulés à libération lente, et au moment de la plantation enterrez au fond du trou de plantation des tiges d’orties qui en se décomposant libéreront de l’azote.

Si vous cultivez vos tomates toujours au même endroit, évitez les risques de maladies ou d’invasions de parasites en désinfectant le sol chaque année ou en changeant de terre.
Vous pouvez, par exemple, préparer un compost avec de la terre végétale assez lourde, du fumier de ferme bien décomposé ou du compost de jardin, du sable grossier, ainsi que 360 g d’engrais spécial pour tomates et 60 à 70 g de chaux par m3 de compost.
Mélangez bien et laissez reposer pendant une dizaine de jours avant usage.
Puis, remplissez-en pots ou conteneurs que vous isolerez du sol par une étagère.

Une autre méthode consiste à utiliser un sac de culture ; ces sacs en plastique remplis du mélange terreux adéquat sont de plus en plus courants.
Vous en trouverez chez les pépiniéristes et dans les magasins spécialisés ; ils sont prêts à l’emploi et permettent donc d’éviter que les racines ne soient en contact avec un sol contaminé.

 

Les semis en serre

Semez en serre entre le milieu de d’hiver et le début du printemps, dans des boites, des pots ou des caissettes remplis de mélange pour semis ou de terre végétale tamisée et bien drainée.

Placez chaque graine de tomate à 0,5 cm de profon­deur et espacez-les de 2,5 cm.
Couvrez les bacs de semis d’une vitre et d’un papier brun ou d’une feuille de plastique noir pour maintenir les graines dans l’obscurité pendant une à deux semaines.
Dès que les plantules apparaissent, découvrez-les car elles doivent recevoir le plus de lumière possible sans pour autant être brûlées.

La tomate requiert une température d’environ 15° pour lever. Cette tempéra­ture doit être maintenue, si possible, tout au long de la culture.
Il faut éviter qu’elle ne descende en dessous de 10° et qu’elle ne dépasse 30°.
Si vous semez avant le printemps, prévoyez plus de graines que nécessaire : en effet, un semis précoce risque, en raison du man­que de lumière, de donner un certain nombre de plantes anormales, à feuilles malfamées. Vous les éliminerez car elles ne donneraient rien de bon.

 

Un bon voisinage pour votre plant de tomate : Les soucis sont très utiles, en particulier les variété françaises, pour éloigner les mouches blanches, l’un des ennemis les plus acharnés de la tomate. Je vous conseille donc de cultiver cette fleur dans votre serre au même moment que vos tomate. Sachez également que certaines plantes ne peuvent voisiner sans avoir l’une sur l’autre un effet néfaste. Evitez par exemple, de planter côte à côte pommes de terre et tomates : elles sont de la même famille et, de ce fait, attirent les mêmes maladies.

 

La transplantation de la tomate

La transplantation des plants de tomate se fait en deux éta­pes.
Dès que la première feuille vraie apparaît au-dessus des deux cotylédons, espacez les plantules en les transplan­tant dans des pots de 7 1/2 ; pots de tourbe ou pots de plastique noir conte­nant un mélange terreux convenable, que vous exposerez ensuite à la lumière.
Quand elles atteignent 12 à 15 cm de hauteur, vous pouvez alors les repiquer à leur emplacement définitif dans la serre ou à l’extérieur, que ce soit dans un pot, un sac de culture ou une planche du pota­ger.
A ce stade, le premier bouquet de fleurs est généralement formé et les fleurs sont prêtes à s’ouvrir.

Lors du repiquage, manipulez les plan­tes avec soin, en gardant la terre en motte autour des racines.
Assurez-vous que la terre de la motte et la terre de repiquage sont bien humides, mais non gorgées d’eau.
Creusez un trou assez grand pour recevoir tout le contenu du bac dans lequel la plante était cultivée.
Si le temps est très sec, remplissez ce trou d’eau et placez rapidement la motte dedans.
Tassez fermement le sol autour du collet de la plante.

 

Le tuteurage des pieds de tomate

De belles tomates doivent normale­ment donner 3,5 à 5,5 kg de fruits par plante dans la saison.
C’est un poids important pour des plantes à tige assez mince et souple, c’est pourquoi il faut les tuteurer.
Une méthode pratique consiste à passer un fil de fer horizontal au-dessus des tomates et à y fixer des ficelles que vous ferez tourner autour des plantes.
Ces ficelles seront maintenues verticales, soit par un autre fil de fer pas­sant au ras du sol, soit par un crochet enfoncé dans le sol d’environ 20 cm.
Au fur et à mesure que la plante pousse, fai­tes tourner la ficelle autour de la tige en prenant soin de ne pas abîmer l’extré­mité de la plante.

 

La ventilation et l’ombrage

La ventilation est indispensable car l’air qui stagne favorise le développe­ment des maladies.
Ouvrez le plus souvent possible la porte et les vitres de la serre et faites fonctionner le ventilateur tout en évitant les courants d’air.
Si, pour faire des économies de chauffage, vous n’ouvrez pas suffisamment, vous risquez fort d’attirer les moisissures et le mildiou qui aiment les atmosphères humides et confinées.

Faites de l’ombre dès que la tempéra­ture dépasse 27°, en peignant les vitres de la serre avec un mélange de chaux vive et d’eau, de consistance laiteuse, opaque par temps ensoleillé et translu­cide sous la pluie.
Mais si votre serre est déjà équipée de stores fixés, à l’exté­rieur, à son sommet, déployez, dès que cela est nécessaire, les stores exposés au sud.
Vous pouvez également utiliser des claies d’ombrage amovibles en plastique tissé noir ou vert.
Sans ombre, les feuil­les risquent de brûler et d’avoir des taches brunes.

La pollinisation des tomates

Dans la serre, il faut parfois aider la pollinisation des pieds de tomate ; le pollen n’adhère sur les organes femelles et ne peut atteindre l’ovule que lorsqu’un certain degré d’humidité atmosphérique est atteint.
L’air de la serre est parfois trop sec, c’est pourquoi il est bon de pulvériser de l’eau sur les plantes et dans l’air, de préfé­rence tôt le matin.

 

Le pincement et l’étêtage

Dès qu’apparaissent les inflorescences, des pousses latérales commencent aussi à se développer à l’aisselle des feuilles.
Or, à l’état sauvage, la tomate est une plante buissonneuse ; si vous la laissez se développer librement, vous obtiendrez un feuillage abondant et un grand nombre de fruits, mais de petite taille.
Vous devez donc éliminer ces pousses axillaires dès qu’elles sortent, en les pinçant entre le pouce et l’index.
Répétez cette opéra­tion tous les deux à trois jours, car leur croissance est très rapide.

Vers la fin de la saison, lorsque la plante porte six ou sept bouquets de fruits, stoppez sa croissance en étêtant le haut de la tige principale, juste au-dessus de la dernière grappe.
La plante peut alors concentrer toutes ses ressour­ces sur la croissance et la maturation des fruits existants.

 

L’effeuillage d’un pied de tomate

En éliminant les feuilles les plus bas­ses, vous favoriserez la fructification, car ce sont autant de feuilles en moins à nourrir ; de plus, la circulation de l’air au sol se fait plus facilement.
Il ne faut cependant pas oublier que les feuilles, tant qu’elles sont vertes, sont indispen­sables car elles assurent la synthèse des éléments nutritifs.
Avec un greffoir ou un couteau tranchant, enlevez celles qui sont situées de part et d’autre du pre­mier bouquet, de façon à ne laisser qu’une cicatrice propre sur la tige.

Plus tard dans la saison, lorsque la plante arrive à la fin de son cycle de végé­tation, effeuillez à nouveau de façon à accélérer la maturation des fruits avant le retour du froid.

 

La nutrition et l’arrosage

Les tomates ont besoin d’un sol très humide mais non gorgé d’eau.
Si elles sont en pleine terre, arrosez copieuse­ment dès que la terre se dessèche en sur­face.
Si la culture se fait en pots dans une serre, arrosez une ou deux fois par jour surtout par temps chaud.
Dans ce cas, il est recommandé de bassiner la serre cha­que jour, c’est-à-dire d’arroser à la pomme les plantes, les allées, le vitrage et les murs, le matin et à midi.

Pour obtenir un rendement élevé, apportez aux plantes des éléments nutri­tifs en quantité suffisante.
Les tomates de serre seront stimulées par des apports réguliers d’engrais.
Un engrais bio spécial pour tomates convent parfaitement ; il vous suffira de suivre les indications du fabricant.
Vous pouvez également les stimuler naturellement et sans aucun achat en les arrosant avec du purin d’ortie dilué (en début de croissance), puis de consoude, et pour finir par du purin de pissenlit.

Les engrais spéciaux pour tomates contiennent en général une forte propor­tion de potasse, dont la plante a effectivement besoin pendant une bonne partie de la culture.
Il lui faut cependant plus d’azote en fin de saison pour supporter le poids de l’appareil végétatif et des fruits.
Si l’extrémité de la tige s’amenuise considérablement avant qu’il ne soit temps d’étêter, changez pour un engrais plus riche en azote et à teneur plus faible en potasse.

calendrier lunaire tomate sur pied

La récolte de la tomate

Les bouquets inférieurs sont les premiers à donner des fruits.
Cueillez les tomates juste avant qu’elles ne soient complètement mures.
Prélevez chaque fruit en cassant le pédoncule au niveau du renflement, juste au-dessus du calice.
Ces tomates rouge orangé achèveront de mûrir en quelques jours sur le rebord d’une fenêtre, tandis que la plante débarrassée d’elles, concentrera ses éléments nutritifs sur les fruits à un stade moins avancé.

Quand les premières gelées s’annoncent, cueillez tous les fruits, quelle que soit leur couleur.
Les fruits oranges, jaunes et même parfois verts peuvent mûrir dans la maison, pendant plusieurs semaines s’il le faut, pour peu que vous les enveloppiez un à un dans un papier et que vous les placiez dans un endroit sombre et chauffé.

Brûlez les vieilles plantes, y compris les racines.
Ne les mettez pas sur votre compost, car elles peuvent être atteintes de maladies.

Si vous avez cultivé des plants de tomates au printemps dans une serre chauffée, vous récolterez tôt en saison, à la fin du printemps ou au début de l’été, à une période où les prix dans le commerce sont encore élevés.
Par contre, semer en automne pour essayer de récolter en fin d’hiver ou au début du printemps, est en général peine perdu car les heures de jour sont alors si courtes que les graines risquent de somnoler plu­sieurs semaines de suite, à moins que vous ne complétiez l’éclairage naturel par de la lumière artificielle.

Toutefois, il est possible de prolonger la saison jusqu’en automne en repiquant des jeunes plants sous serre au milieu de l’été ; chauffez dès les premières gelées, et vous récolterez des tomates jusqu’à la fin de l’année.



Comment récolter une tomate géante : Pour obtenir des plants très productifs et des tomates particulièrement belles, essayez la technique suivante : au lieu de soutenir la plante par un tuteur, laissez-la courir sur le sol, à condition toutefois que ce dernier soit riche en fumier ou en compost bien décomposé.Fixez la tige au sol à intervalles réguliers : à chacun des points d’attache se développeront des racines par lesquelles la plante absorbera au total, quatre à huit fois plus d’éléments nutritifs qu’une plante normale. De ce fait, le plant produira plus. Cette technique s’applique surtout à une culture précoce de serre chauffée, mais elle peu aussi se réaliser en plein air. Pour obtenir un bouquet de fruits exceptionnel, sélectionnez celui d’entre eux qui vous semble le plus vigoureux et éliminez tous les autres ; de sorte que toutes les ressources de la plante convergent vers lui et le fassent prospérer. Enfin, pour obtenir un fruit unique, d’une taille géante, ne laissez qu’une tomate sur la plante et aspergez-la souvent d’eau tiède pour éviter les brûlures.

Les tomates naines

On trouve maintenant chez la plupart des marchands greniers des variétés de tomates naines poussant en buisson, appelées « à port déterminé » dans les catalogues de graines.
Elles sont plus rustiques que les variétés ordinaires et mûrissent plus rapidement, d’où leur intérêt dans les régions assez froides.

Les conseils concernant le tuteurage, le pincement des pousses axillaires et l’étêtage ne s’appliquent pas à ces toma­tes.
Laissez-les tout simplement pousser librement.
Elles formeront de petits buissons d’environ 45 cm de haut et 45 cm de diamètre.

Les conditions générales de culture, de sol et d’arrosage sont les mêmes que pour les autres tomates.
Chaque plante donne un grand nombre de fruits, géné­ralement beaucoup plus petits que les tomates normales, mais très savoureux.
Leurs tiges ploient sous le poids des fruits, c’est pourquoi il vaut mieux cou­vrir le sol de paille ou d’une feuille plasti­que pour que les fruits restent propres.
Il existe dans ce type de tomates de nombreuses variétés nouvelles : certaines à fruits en forme de prune, de poire, des tomates jaunes ou encore des tomates groupées en grappes comme le cassis.
Cer­taines variétés naines peuvent être culti­vées sur le rebord d’une fenêtre.

 

La culture en cylindre de la tomate

C’est une excellente méthode pour cu­ltiver les tomates.
Plutôt destiné aux cultures de serre, ce procédé peut égale­ment être employé en plein air. Il con­siste à mettre les plantes dans des pots cylindriques sans fond, de 23 à 25 cm de diamètre et 23 cm de profondeur, placés sur un lit humide de sable grossier, de gravier, mélangé à la vermiculite (dans un rapport de trois à un), de mâchefer ou de briques pilées.
La plante développe des racines fibreuses qui puisent les élé­ments nutritifs dans la terre du pot tan­dis que des racines plus longues drainent l’humidité de la couche de substrat.
Placez les pots cylindriques à 38 cm d’intervalle, sur des rangées distantes de 45 cm.
Remplissez-les jusqu’à 1 cm du bord de terreau de rempotage deux semaines avant la plantation (pour lui laisser le temps de se réchauffer).
Arro­sez le compost et le lit deux jours avant d’installer les plantes.
Quand la plante est mise en place, ajoutez 1 litre d’eau dans le cylindre ; vous n’arroserez à nou­veau que s’il fait chaud et que les plantes se dessèchent.
Par contre, maintenez en permanence l’humidité de la couche.
Une dizaine de jours plus tard, les racines atteindront le lit que vous arroserez régulièrement en fonction de la chaleur de l’été.

Veillez à ce que les plantes soient bien soutenues, soit par des tuteurs une semaine après la plantation, soit en les attachant avec du fil de fer et de la ficelle.

Quand les fruits de la première grappe de tomate commencent à se former, commencez les apports hebdomadaires d’engrais liquide dans les cylindres, à raison d’un litre par plante.
Cet engrais doit être riche en potasse.
Au milieu de la saison de culture, ajoutez en surface 2 cm de tourbe ou de terre à rempoter.
Pour le reste, procédez de la même façon que pour la culture en plein air ou en serre.

 

La culture en plein air de la tomate

Les tomates étant originaires de régions ensoleillées, choisissez un endroit où elles seront exposées au soleil, contre un mur orienté au sud et non ombragé par des arbres, par exemple ; cet empla­cement serait idéal si elles étaient en outre protégées du vent.

Le terrain doit de préférence être bêché à l’automne.
Si possible, et surtout si le sol est léger, ajoutez-y une bonne quantité de fumier de ferme bien décom­posé ou de compost de jardin.

Les graines se sèment entre le milieu de l’hiver et le début du printemps dans une caissette de semis, en serre chauf­fée.
Suivez les conseils donnés pour les semis en serre.
Transplantez à leur emplacement définitif au début de l’été, elles devraient commencer à produire à la fin de l’été et continuer jusqu’aux gelées.
Mais vous pouvez aussi acheter de jeunes plants que vous mettrez en terre dehors au début de l’été.
Après la plantation, couvrez-les avec des pots de fleurs renversés pendant quelques nuits pour prévenir les dégâts causés par les chutes de température.
Lorsque la croissance est bien commencée, mettez-les sous cloches dés que la température tombe en dessous de 10°.

En plein air, les tuteurs sont toujours les meilleurs supports pour les plantes.
Attachez-les à des pichets de 1,80 m de hauteur avec du raphia.

Par ailleurs, la pollinisation se fait naturellement.
Les plantes supportent également des températures même supérieures à 30°c pour peu qu’on les arrose bien.
Le fumier de ferme aide à retenir l’humidité dans le sol ; mais en période de sécheresse, arrosez tous les jours, à raison de 4 à 5 litres d’eau par plante.

Pincez les pousses axillaires comme pour les tomates de serre.
Etêtez également l’axe principal après la formation d’environ trois à quatre bouquets de fruits.

Si le sol de votre potager est très riche, surtout en matières organiques, vos tomates n’auront peut-être pas besoin d’engrais ; mais dans les autres cas, comme ce sont des plantes exigeantes, faites des apports d’engrais liquide comme pour les tomates de serre.

 

La culture sous châssis froid de la tomate

Les châssis froids et les cloches sont un autre moyen facile de prolonger la saison des tomates, car, dans ce cas, on les plante plus tôt que pour la culture en plein air sans protection et elles ont une saison de végétation plus longue.

Choisissez pour le châssis un endroit un peu à l’ombre, exposé au sud, si possi­ble abrité par un mur.
Préparez le sol en hiver comme pour une culture de plein air habituelle et faites germer les graines en serre, ou bien achetez des jeunes plants.
Mettez les plantes en place dans le châssis vers le milieu ou la fin du prin­temps, ou au début de l’été pour les variétés naines.
Deux jours avant, arro­sez bien le sol et éclairez la terre du châs­sis afin de la réchauffer.
Dix jours avant de transplanter les jeunes plantes, ajou­tez à la surface de la planche de culture un mélange composé de trois volumes de compost de jardin bien décomposé et d’un volume de tourbe, auxquels vous ajouterez 90 g de poudre d’os par brouettée de mélange.

Placez les plantes vers le fond du châs­sis.
Laissez un espace de 45 cm entre les plantes conduites en cordon (à tige uni­que) et palissez-les sur un tuteur allant du fond au bord du châssis.
Observez les mêmes distances de plantation pour les variétés naines.
Pour le reste, procédez comme à l’habitude pour les tomates de plein air. Une autre façon d’utiliser le châssis consiste à l’accoler à un mur pour y abriter trois ou quatre plants de toma­tes cultivés dans des pots ou des caisses.

 

La culture sous cloche de la tomate

Préparez le sol comme pour une cul­ture de plein air normale.
Puis, une semaine avant la plantation, s’il s’agit de variétés conduites en cordon, creusez une tranchée en forme de «V », de 15 cm de profondeur, 30 cm de largeur en sur­face et 15 au fond.
Enrichissez le sol de la même façon que pour une culture sous châssis.

Installez les plantes dehors vers le milieu du printemps dans les régions assez chaudes, un peu plus tard dans les régions fraîches.
Plantez les variétés nai­nes à 90 cm d’intervalle, celles conduites en cordon à 45 cm.
Vous pouvez gagner en hauteur en surélevant la cloche par des briques.

Enlevez les cloches des plantes condui­tes en cordon quand l’extrémité de la tige touche presque la cloche et poursuit­vez la culture comme une culture de plein air normale.

 

La culture des tomates hors du potager : Même si vous n’avez pas de potager, rien ne vous empêche de cultiver quelques tomates en pots, dans des caisses ou des sacs pratiques remplis de tourbe, ou même de pratiquer la culture en cylindre dans votre cour ou sur votre terrasse. Cultivez-les comme des tomates de jardin ordinaires. Tous les conteneurs, à l’exception des sacs de culture contenant de la tourbe, doivent être emplis d’un mélange terreux convenable sur une épaisseur d’au moins 17 à 18 cm. Tuteurez les plantes avec des piquets ou bien palissez-les à l’aide d’une ficelle attachée, au bas de la tige d’une part, et à un fil de fer horizontal passant au-dessus des plantes, contre le mur, d’autre part. Arrosez régulièrement et n’oubliez pas les engrais. Si vous utilisez des sacs de cultures, arrosez selon les indications données par le fabricant.

calendrier lunaire tomate dans pot

Parasites et maladies de la tomate

La noctuelle potagère : les chenilles vertes ou brun pâle de la noctuelle pota­gère, qui pondent leurs œufs au début de l’été, se nourrissent du milieu de l’été au début de l’automne de feuilles et de fruits, causant des dégâts importants sur les pieds de tomate.
Effectuez des pulvérisations de décoction de pyrèthre (ou tanaisie) ou d’infusion d’absinthe, qui agissent comme répulsif et éloignent les papillons femelles à la recherche d’une plante hôte.
Laissez en général une tuile par ci par là entre vos pieds de tomates, les chenilles vertes s’y réfugieront au petit matin, vous n’aurez plus qu’à faire la récolte.
Détruisez-les aussitôt qu’elles apparais­sent.

L’anguillule : les racines de tomates peuvent être atteintes, à la fois par l’anguillule de la racine de pommes de terre, et par celle de la racine de toma­tes, entraînant un arrêt de la croissance, la décoloration et le dépérissement des plantes.
Dans les cas graves, la plante meurt.
L’anguillule provoque l’apparition de petits kystes de teinte crème sur les racines.
Il n’existe pas de traitement satisfaisant.
Déterrez et brûlez les plan­tes malades, surtout leurs racines, et évi­tez de replanter des tomates au même endroit pendant au moins cinq ans.

L’araignée rouge : les tomates de serre sont particulièrement sensibles aux araignées rouges.
Celles-ci pondent leurs œufs et se nourrissent à la face infé­rieure des feuilles, la ponctuant de rouge.
Mais, contrairement à la plupart des parasites, l’arai­gnée rouge n’aime pas l’humidité ni le froid, et se manifeste donc rarement lorsque la saison est froide.
Il faudra vaporiser les plantes avec une décoction d’ail, une infusion d’ortie ou du purin de prêle.

La mouche blanche ou aleurode : c’est l’un des parasites les plus acharnés de la tomate, qui s’attaque aussi bien aux plantes de serre qu’aux cultures de plein air.
L’adulte, ressemblant à une petite mite, vole et dépose ses œufs sur la face inférieure des feuilles.
Les insec­tes immatures se nourrissent des feuilles, sécrétant un miellat qui constitue un terrain favorable au développement de la fumagine.
Les feuilles deviennent grisâ­tres et s’enroulent sur elles-mêmes.
Dès que vous repérez ces mouches blanches, employez un insecticide à base de pyréthrine (un produit sans danger).

La cladosporiose : cette maladie, courante sous serre, est due à un cham­pignon qui forme des taches jaunes sur les feuilles.
La face inférieure de la feuille est souvent couverte d’une moisissure brune ou pourpre.
Les dégâts peuvent être importants sur le feuillage, mais aussi sur les fleurs et les fruits.
Une tem­pérature et une humidité élevées la nuit favorisent son développement ; c’est pourquoi il est recommandé de mainte­nir une bonne ventilation dans la serre, tout en évitant la sécheresse.
Cette maladie apparaît en général vers le milieu de l’été.
Ayez l’œil et éliminez aus­sitôt les premières feuilles atteintes.
Au besoin, pulvérisez au bénomyl.
Sachez qu’il existe des variétés de tomates résis­tantes à la cladosporiose.

La pourriture grise ou botrytis : ce champignon aime les atmosphères très humides, comme c’est le cas dans les ser­res mal aérées.
Une moisissure grise duveteuse se développe sur les parties atteintes (feuille, tige ou fruit), provo­quant la pourriture des tissus et parfois la mort de la plante.
A titre préventif, aérez bien la serre et éliminez les parties atteintes ou les plantes entières.
Vous pouvez traiter au bénomyl les cicatrices laissées sur les plantes.

Les taches d’eau : elles sont dues à des spores de botrytis qui germent sur les fruits puis sèchent par temps chaud et sec.
Elles se traduisent par de petits anneaux transparents sur le pédoncule du fruit mais ne causent pas de gros dommages.
N’arrosez pas trop et essayez de ne pas mouiller les fruits en croissance.

Le mildiou de la pomme de terre : cette maladie s’attaque aussi à la tomate, qui est de la même famille que la pomme de terre ; c’est pourquoi il vaut mieux ne pas cultiver ces deux espèces trop près l’une de l’autre.
Les plantes infectées ont les feuilles tachées de noir ou de brun foncé, parfois aussi les fruits.
Éliminez et brûlez les feuilles atteintes.
A titre préventif, traitez à la bouillie bor­delaise vers la fin de l’été.

La verticilliose : cette maladie, due à un champignon présent dans le sol, s’attaque aux racines.
Les premiers symptômes sont le dépérissement du bout des feuilles par temps chaud, puis le jaunissement des feuilles du bas et le dépérissement de toute la plante.
Une coupe horizontale de la tige juste au-dessus du sol montre une coloration brune des tissus internes.
Il n’existe pas de remède pour les plantes malades, mais si vous paillez le sol près de la tige avec de la tourbe, vous favoriserez l’apparition de nouvelles racines, saines, qui pourront peut-être encore sauver la récolte.
Bassinez les plantes et faites baisser la température dans la serre en ombrant et en aérant plus.
Détruisez les plantes malades en fin de saison, y com­pris les racines, et stérilisez le sol si vous voulez à nouveau y planter des tomates la saison prochaine.

Les taches vertes : les fruits por­tent des taches vertes, dures, qui ne se colorent jamais autour du pédoncule.
Elles peuvent être dues à une carence en potasse ou à un excès de soleil.

• Les craquelures se produisent en cas d’arrosages anormaux ; arrosages excessifs après une période de séche­resse dans la serre, ou forte pluie succé­dant à une période de sécheresse à l’extérieur.

La pourriture de la tige est une maladie fongique.
Une zone liégeuse entoure la tige au niveau du collet.
Les plantes dépérissent et même parfois meurent.
Arrachez et brûlez les plantes très atteintes.

Le dessèchement apical des fruits : des taches circulaires, en creux, brun foncé à noir, apparaissent dans la zone apicale des fruits.
Ce dessèchement n’est pas dû à une maladie mais à un manque d’eau important pendant la croissance du fruit.
On le prévient par des arrosages réguliers et suffisants.

Les maladies virales : de nombreuses maladies virales incurables peuvent s’attaquer aux tomates.
Eliminez aussitôt les plantes malades.

La maladie bronzée est la plus grave car elle se propage très rapidement et peut anéantir une récolte.
L’extrémité des jeunes feuilles brunit et des anneaux concentriques se développent sur les feuilles.
La croissance est stoppée.
Il n’existe pas de traitement biologique pour cette maladie ; soit vous traitez chimiquement, soit vous éliminez vos plants malades dés l’apparition de la maladie.

 

LES DIFFERENTES VARIÉTÉS DE TOMATES

Variétés fixées :

— Casaque rouge : gros fruit rond et lisse pour pleine terre.
— Cerise : nombreux petits fruits se présentant en grappes, goût délicat. Excellent pour buffet et apéritifs.
— Marmande : vieille variété française en perte de vitesse ; assez gros fruit côtelé. Il existe de nombreuses sous-variétés améliorées comme la Super-Marmande ou la Claudia.
— Piéraline : amélioration de la Saint-Pierre ; vigoureuse et productive à gros fruit rond et lisse.
— Rayon de soleil : gros fruit jaune d’or en extérieur comme à l’intérieur, très riche en vitamines A et C, ferme et ten­dre à la fois.
— Roma VF : : fruit allongé deux fois plus long que large, sans graines, à chair ferme et douce, peu juteuse, excellente pour la conserve en pâte ou liquide.
— Saint-Pierre : variété ancienne vigou­reuse et productive à très gros fruits ronds et lisses, un peu tardifs.

Variétés hybrides :

— Campina : variété tardive à gros fruits réguliers, charnus et fermes, résis­tante aux maladies. Plante vigoureuse à grand feuillage.
— Fandango : très belle variété vigou­reuse et productive à gros fruits ronds, lisses, fermes et précoces pour un gros fruit. Au nord de la Loire, cette variété dépasse nettement les 5 kg.
— Fournaise : fruit rond de taille moyenne, lisse, d’un rouge vif, extra-précoce.
— Montfavet (63/5) ; variété précoce à fruit rond et lisse pour culture en pleine terre et sous abri.
— Pyros : très gros fruit rond et lisse, assez précoce. Grande vigueur et forte productivité. Conseillé pour tomates à farcir.
— Rustrel : fruit gros, rond, lisse, régu­lier, très précoce ; rendement élevé. Résistant aux maladies.
— Surpasse colosse géante : fruit énorme atteignant le kg ; remplace la vieille variété Mikado qui n’existe plus. Pied vigoureux produisant assez tardivement.
— Tirana : très précoce, robuste et rus­tique. Fruit moyen, bien rond, d’un rouge vif, à chair ferme.
— Tuléna : extra-précoce, cette variété arrête d’elle-même sa croissance au-dessus du 3e ou du 4e bouquet ; elle peut donc se conduire sans tuteur. Fruit moyen, rond, lisse et ferme.

Et voila, notre petit tour d’horizon sur la tomate est terminé.
Ah si, encore une chose, n’oubliez pas que le jardinage reste un plaisir avant tout.
Apportez toute votre attention à votre jardin potager et à vos fruits et légumes, ils vous le rendront bien.
Maintenant, si vous désirez aller plus loin avec votre jardin potager, aillez de l’imagination, de la créativité…
Les légumes ne sont pas spécialement fait pour pousser en rangé d’oignons… la nature est beaucoup plus libre que cela, alors si l’envie vous prend, essayez les mélanges, légumes associatifs… ou décoratifs… vous allez voir que le jardinage va devenir un jeu d’enfant… car nous ne sommes que de grands enfants…
Je vous propose enfin de consulter cet article sur le moringa, un aliment complet qui se marie merveilleusement bien en cuisine avec la tomate.
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Votre sorcière bien-aimée vous souhaite un bon jardinage.

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