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Aujourd’hui, votre sorcière bien-aimée du calendrier-lunaire.info vous parle de pomme de terre : tout savoir sur la pomme de terre : de la semence à sa culture en passant par les différentes variétés, maladies et parasites…
Poussez la porte du jardin magique de votre sorcière bien-aimée du calendrier lunaire … Alors en avant !

calendrier lunaire pomme de terre variétés

La pomme de terre 

Solanum tuberosum (famille : solanacées).
Plante vivace cultivée comme annuelle
Période entre la plantation et la récolte : 13 semaines approximativement pour les pommes de terre primeurs (nouvelles), 17 à 22 semaines pour les pommes de terre de consommation.
Taille : diamètre moyen du tubercule de 6 à 10 cm (bien qu’il varie selon la récolte et la variété).
Les primeurs sont en général beaucoup plus petites que les pommes de terre de consommation.
Les plantes poussent jusqu’à une hauteur moyenne de 60 cm.
Récolte : environ 5 à 15 kg par rang de 3 m, selon la variété, la fertilité du sol et la «main» du jardinier.

La pomme de terre est un de nos aliments de base.
Depuis quelques années, leur prix a tellement augmenté que nombre de jardiniers amateurs se sont mis à les cultiver ; d’autant que cer­taines des meilleures variétés (qui se transportent difficilement) sont difficiles à trouver, tant dans les petits magasins que dans les supermarchés.
De plus, il ne fait aucun doute que le goût et la consis­tance des pommes de terre nouvelles sont incomparables quand ces dernières arrivent directement du potager à la table.

Si vous voulez avoir des pommes de terre toute l’année, vous serez obligé d’en faire pousser trois groupes différents : les précoces, les moyenne saison et les tardives, en sachant bien que leur croissance est fonction de leur variété.

Toutefois, il arrive souvent que, dans un jardin, on n’ait la place de faire pousser qu’une quantité limitée de pomme de terre.
Dans ce cas, il vaudra mieux sacri­fier la culture des pommes de terre tardi­ves (ou de consommation) et ne faire pousser que des précoces (ou primeurs), lesquelles seront prêtes à être récoltées à l’époque où les pommes de terre sont les plus chères sur le marché : pour un rang de 3 m, prévoyez au maximum un demi kilo de plants de pommes de terre.

Si vous voulez faire pousser une quan­tité de pomme de terre suffisante pour approvisionner votre famille pendant tout l’hiver et tout le printemps, vous aurez besoin d’une grande surface de terrain ; ce ne sera donc faisable que si vous avez un très grand jardin potager.
Pour chaque membre de la famille, vous aurez à prévoir, comme quantité de pomme de terre de semence (ou plant de pomme de terre) : 1 kg de primeurs, 3 kg de moyenne saison et 2 kg de tardi­ves ; et comme surface de terrain : une parcelle de 20 m2 ; ce qui veut dire, pour une famille de quatre personnes, quatre fois plus de semences et 80 m2.

Sol et emplacement

Dans un système de rotation simple des sols, on fait, en général, pousser, après la pomme de terre, et la même année (on appelle ça la culture dérobée) des légumes de la famille des choux ; les­quels apprécient particulièrement l’état dans lequel les pommes de terre ont laissé le sol.
De même, pour obtenir une excellente récolte de pommes de terre, on la fait précéder d’un engrais vert ou d’un herbage (c’est le lay farming).

Afin d’éviter les risques de maladies, il est aussi recommandé de ne pas faire pousser la pomme de terre sur le même terrain deux années de suite.
Sachez, à ce propos, que la tomate et l’aubergine, qui sont de la même famille que la pomme de terre et peuvent trans­mettre les mêmes maladies que cette dernière ; alors, en cas de rotation de cul­tures, ne faites jamais se suivre sur le même emplacement tomates et pommes de terre.

La pomme de terre exige un emplace­ment ensoleillé ; mais, en ce qui concerne le sol, elle n’est pas difficile.
Cependant, si votre terrain est gras et argileux, choi­sissez bien vos variétés (la pomme de terre cultivée en primeur, par exemple, préfère un terrain léger, où elle vient plus rapidement).

Au début de l’hiver il faudra bien retourner votre terrain et lui apporter une quantité modérée de fumier ou de compost.
Ne le traitez surtout pas à la chaux !
Celle-ci déterminerait des atta­ques de gale commune, de même que trop d’azote entraînerait une croissance exagérée du feuillage aux dépens des tubercules.

Les amendements organiques à base d’algues (ils sont nombreux de nos jours) apportés au cours de l’automne constituent, en revanche, pour les pommes de terre, une excellente fumure.

Préparation des tubercules de semence (ou plants)

Les pommes de terre de semence, qui donneront naissance aux pommes de terre à consommer, sont des tubercules dormants ; on les obtient à partir de plantes vigoureuses, qu’on déterre avant qu’elles ne soient parvenues à complète maturité, et qu’on laisse à l’air, sous abri, pendant plusieurs jours.
Ces tubercules de semence doivent obligatoirement pro­venir de plantes saines et être produits dans des établissements certifiés par le gouvernement.
N’achetez jamais de pommes de terre n’ayant pas ce certificat.

Si la plupart des gens achètent leurs plants de pommes de terre chaque année, vous pouvez également les obte­nir, tous les deux ans, à partir de vos pro­pres tubercules.
Ils devraient avoir envi­ron la taille d’un œuf de poule et une apparence saine et charnue ; mais si, dans votre récolte, vous en trouvez de plus grands, vous pouvez les couper en deux, comme décrit en bas de page, chacun des morceaux devant contenir au moins deux germes forts.
Il est absolument impossible d’obtenir une bonne récolte à partir de tubercules de semence issus de pieds chétifs ou malades ; soyez donc très prudents si vous utilisez vos propres plantes pour les obtenir.

Commandez vos plants de pommes de terre à temps pour qu’ils puissent ger­mer vers la fin de l’hiver (plus tôt s’il s’agit de primeurs).
Mettez-les dans un germoir, par exemple un boîtier à œufs vide, que vous placerez dans un endroit bien éclairé, aéré et hors des atteintes du gel.
Le début de la germination se fera ainsi avant le printemps, et vous pourrez alors mettre vos germoirs à l’extérieur sans danger.
Les cageots à fruits sont également très pratiques pour faire ger­mer les pommes de terre.
Repérez le bout du tubercule où s’accumulent les bourgeons dormants : c’est la tête ; orientez-la vers le haut.
En cas de risque de gel, recouvrez vos germoirs de papier journal.

Cette méthode demande à peu près six semaines pour arriver à la germination, que ce soit pour les pommes de terre nouvelles ou pour les pommes de terre de consommation.

Les pommes de terre nouvelles doi­vent être plantées dès la fin de l’hiver, dans un lieu bien abrité ; un mois plus tard, ce sera le tour des moyenne saison et des tardives.
Faites attention de ne pas casser les germes.

Certaines pommes de terre nouvelles peuvent prendre un bon départ sous clo­ches, mais il ne faut garder ces dernières bien fermées que jusqu’au moment où tout risque de gel a disparu.

Mise en place

Les rangs de pommes de terre devraient, idéalement, être orientés dans le sens nord-sud, afin que les plan­tes reçoivent le maximum de rayons de soleil sans se mettre à l’ombre les unes les autres.
Dans chaque rang, les tuber­cules seront éloignés les uns des autres de 30 à 40 cm ; et il faudra compter 40 à 50 cm entre les rangs ; à moins qu’on n’ait l’intention de faire de la contre-plantation (en plantant, par exemple, des choux entre les rangs de pommes de terre), auquel cas il vaudrait mieux lais­ser environ 75 cm entre les rangs.
La profondeur des sillons variera, en fonc­tion de la qualité de la terre, entre 8 cm (pour une terre grasse) et 15 cm (pour une terre légère).

N’utilisez jamais de plantoir pour la mise en terre de vos tubercules : vous risqueriez de créer, sous eux, un espace vide qui nuirait à leur bonne pousse.
Pour une meilleure récolte, mettez, dans les sillons où les tubercules vont être plan­tés, un peu d’amendement organique et recouvrez de 3 cm de terre afin que le fumier et les tubercules ne soient pas en contact direct (pas de fumier frais pailleux, il gênerait la croissance des racines et risquerait de faire pourrir les tubercules).

Répandez également de l’herbe coupée dans et tout autour des sillons avant de les planter ; cela empêchera l’attaque de champignons.

Mettez chaque tubercule debout dans le sillon, puis couvrez-le de terre, en fai­sant bien attention de ne pas endomma­ger les germes.
Nivelez la surface de la terre le long de chaque rang et plombez (tassez) légèrement au pied en créant une petite cuvette le long de la rangée.

Soins et culture de la pomme de terre

Dès qu’il y a le moindre risque de gel, une protection est indispensable pour toutes les variétés de pomme de terre ; ce qui veut dire qu’il en faut presque systématique­ment pour les primeurs (une fois les ger­mes sortis, la gelée risquerait de les brû­ler et de causer un retard de croissance de trois semaines).

Quand les pousses ont seulement quel­ques centimètres de hauteur, comblez la cuvette formée lors du plombage et recouvrez, au besoin, d’un peu de terre.
Attendez que les germes soient vrai­ment sortis pour griffer le sol, à la four­che crochue, autour des plantes.

Commencez le buttage (qui consiste à ramener un peu de terre aux pieds des plantes) quand les pousses ont atteint 20 cm.
C’est, en effet, sur les tiges sou­terraines (stolons) formées par les tuber­cules de semence que se forment les jeu­nes tubercules ; et, en augmentant le nombre de stolons, le buttage assure une meilleure récolte.
Il garde aussi les tuber­cules bien enterrés, leur évitant de verdir à la lumière – les tubercules verts con­tiennent une substance nocive (la solanine) qui disparaît toutefois à la cuisson.

Pendant la période de croissance, grif­fez la terre, entre les rangs, à plusieurs reprises et, pour prévenir toute attaque de mildiou, pulvérisez les plantes avec de la bouillie bordelaise ou tout autre produit anti-mildiou (les produits n’ont qu’un rôle préventif).
Vous pouvez également mettre une couche épaisse de paille entre les pieds, ce qui empêche les mauvaises herbes de pousser, et limitera l’évaporation de l’eau (méthode de permaculture).
Toute fleur appa­raissant durant la croissance devrait être éliminée.

Au moment où la croissance se ralentit et où le feuillage se met à jaunir, les tubercules commencent à mûrir.
Cela devrait se passer à peu près en même temps pour toutes les plantes ; alors, si certaines plantes isolées présentent ces signes prématurément, soupçonnez une maladie et récoltez-les immédiatement.

La récolte et son stockage

calendrier lunaire récolte pomme de terre

Commencez la récolte au jaunissement total, mais avant dessèchement des feuilles (si vous attendiez ce dessèche­ment vous risqueriez de récolter des tubercules atteints de mildiou).
Les pri­meurs (ou pommes de terre nouvelles), qui sont des pommes de terre récoltées avant maturité, doivent, elles, être ramassées tôt en début d’été, au moment où elles ne sont pas plus gran­des que des œufs de poulette : creusez délicatement au pied d’une ou deux plan­tes (sans les arracher) pour voir si elles sont arrivées à la bonne taille ; si oui, récoltez ; si non, reposez-les et recouvrez-les à nouveau de terre.

Certaines personnes sélectionnent à la main, au jour le jour et sur chaque pied, un certain nombre de tubercules ; elles laissent pousser le reste du pied.
Quoiqu’il en soit, ramassez les primeurs au fur et à mesure de vos besoins, car elles perdent leur goût très rapidement.
Un croc spécial, à dents plates et non effilées, rendra, en réduisant le risque d’endommager les tubercules, votre récolte plus aisée.

Assurez-vous, après la récolte, qu’aucun morceau de tubercule de pomme de terre ne reste dans la terre ; il repousserait après l’hiver et serait la source d’ennuis au cours des années suivantes (il pourrait notamment transmettre des maladies).

Si vous désirez faire vos propres plants de pomme de terre, faites votre choix, lors de l’arrachage, sur des pieds ayant une forte production — choisissez des pommes de terre de petite taille.

N’utilisez jamais le feuillage de la pom­me de terre dans votre compost ; il pourrait, lui aussi, transmettre des maladies.

Si les primeurs vont du potager à la cuisine au fur et à mesure des besoins, les récoltes plus tardives doivent, elles, être stockées.
Après ramassage, laissez-les sécher par terre pendant une heure ou deux (mais pas plus longtemps) avant de les rentrer.
Nettoyez-les grossière­ment en éliminant tout tubercule malade ou endommagé.
Gardez votre récolte de pom­me de terre dans le noir, ou sous une couverture, dans une pièce sèche, bien aérée d’air et à l’abri du gel.
Vous pouvez utiliser, pour le stockage, des sacs ou des cartons, mais mettez de la paille dans le fond.
Les tas de pommes de terre devraient, normalement, être inspectés tous les mois et débarrassés de tous les tubercules pourris.
Éliminez également les germes au fur et à mesure.

Si vous avez beaucoup de pommes de terre et très peu d’espace, vous pouvez, dehors, dans un endroit sec et aéré, cons­truire, sur un épais lit de paille, un silo.
Vous y empilerez les pommes de terre, que vous laisserez sécher durant 24 heu­res, puis vous les couvrirez de paille et de la terre obtenue en creusant un fossé tout autour du silo.
Aplanissez à la bêche pour rendre imperméable.
Laissez, tous les mètres, un trou d’aération que vous maintiendrez ouvert en tirant un peu de paille.
Quand vous enlevez des pommes de terre de votre silo, inspectez les autres avant de refermer : s’il y en a des pourries, il faut refaire le silo complète­ment avec de la nouvelle paille.

Dans tous les cas de conservation, pour que les pommes de terre puissent respi­rer, la hauteur et la largeur des tas ne devraient jamais dépasser 50 cm.
Cette règle peut toutefois être transgressée pour la largeur si on aménage des chemi­nées d’aération.

Méthodes alternatives de culture

La méthode traditionnelle de culture des pommes de terre est la plus cou­rante ; elle n’est toutefois pas la seule.
Il est possible de réduire la période de cul­ture en plantant les tubercules, toujours en rangs, dans des trous séparés (sans faire de fossé) et en recouvrant chaque rangée de ces plantations d’un morceau de plastique noir enfoui dans la terre sur ses quatre côtés.
Quand les germes com­mencent à pousser et font des bosses dans le plastique, on coupe ce dernier en croix, à chaque bosse, avec des ciseaux, pour libérer les pousses.
Le plastique opaque réchauffe le sol, conserve l’humi­dité, empêche l’apparition de mauvaises herbes et protège de la lumière les tubercules (qui sont tout près de la surface).
On récolte les pommes de terre après avoir coupé ou roulé le plastique.

La culture sous châssis

On peut produire également des pom­mes de terre de printemps en les culti­vant dans des pots placés sur couche chaude, sous châssis, à la mi-hiver.

Enterrez partiellement chaque tuber­cule, debout, dans un pot de 20 cm, rem­pli au tiers ; recouvrez au fur et à mesure de la pousse.

La pomme de terre peut égale­ment être cultivée avec succès dans des pots sous simples cloches : remplissez les pots de 20 cm de compost et plantez un tubercule germé dans chaque.

Si vous avez une serre chauffée, plan­tez les tubercules à la fin de l’hiver ; vos pommes de terre seront prêtes à être récoltées à la fin du printemps.
Si vous avez une serre non chauffée ou des clo­ches froides, plantez-les en début de printemps.

La culture en conteneurs

Si votre jardin est très petit, vous pou­vez aussi faire pousser des pommes de terre primeurs dans des bacs, soit dehors, soit sur un patio ou un balcon.
Les bacs les plus pratiques sont, soit des tonnelets à vin coupés en deux, soit des pots de fleurs en terre de 30 cm. Remplissez-les de terreau de bonne qualité et plantez trois pommes de terre de semence dans chaque bac.

Si les bacs sont à l’intérieur, vous pou­vez planter à n’importe quel moment ; s’ils sont dehors, le meilleur moment est la fin de l’hiver ou le début du printemps.

Posez les bacs dans un endroit chaud et ensoleillé et rentrez-les à l’intérieur si la gelée menace.
Vous pouvez attendre de cette méthode une récolte d’environ 1 à 3 kg par bac, selon le type de bac utilisé.

L’ŒILLETONNAGE DE LA POMME DE TERRE

Vous avez pu déjà remarquer que des épluchures de pommes de terre jetées sur un tas de détritus donnent parfois naissance à des pieds capables de pro­duire des récoltes intéressantes.
En effet, dans de bonnes conditions climati­ques, la jeune plante se libère très vite des réserves des tubercules dont elle peut alors se passer.
D’ailleurs au moment des récoltes quand ils n’ont pas pourri, on les retrouve le plus souvent entiers.

D’où l’idée de pratiquer l’œilletonnage de la pomme de terre.
Cette technique consiste en un certain nombre d’opéra­tions : choix de beaux tubercules aux yeux vigoureux et bien gonflés — extrac­tion de ces yeux à l’aide de la pointe d’un couteau, en enlevant un bon morceau de chair ; vous pouvez faciliter l’extraction en utilisant une petite cuillère pour pom­mes boules — ressuyage (séchage) des yeux pendant 1 ou 2 jours — plantation de ces derniers, à 15 cm les uns des autres et à 5/8 cm de profondeur, sur les lignes écartées de 30 à 35 cm.

Le rendement à l’unité de surface est plutôt supérieur à celui des plantations classiques ; et ceci pour trois raisons : le faible écartement des plantations — l’absence de billes et de tubercules de petit calibre (dus le plus souvent au trop grand nombre de tiges naissant sur la semence) — l’immunisation contre toute dégénérescence, par suite de la double sélection (sur les tubercules, puis sur les germes).

L’œilletonnage a été très utilisé lors de la dernière guerre mondiale, en un moment où le bon plant était difficile à trouver. Disons cependant que cette méthode n ’est pas intéressante en grande culture, du fait de l’importante main-d’œuvre que nécessite l’opération de désoculage.
Elle reste cependant vala­ble pour la production du plant.

Parasites et maladies de la pomme de terre

La pomme de terre a pour enne­mis de nombreux insectes et maladies.
Nous vous décrivons ici les plus courants, ceux que vous risquez de rencontrer dans votre jardin potager.

L’anguillule : l’anguillule peut avoir des conséquences très graves.
C’est un para­site qui donne naissance à des kystes ; lesquels peuvent «dormir »dans la terre pendant plusieurs années.
Si on plante des pommes de terre dans un terrain infesté, la croissance des plantes mala­des est retardée, les feuilles deviennent vert pâle ou jaune, puis se déssèchent ; des petits points apparaissent sur les racines qui deviennent brunes ; la plante finit par mourir, encore jeune.
La larve attaque également les tubercules dont la production est alors très faible.
Les plan­tes et tubercules attaqués doivent être détruits immédiatement ; et, idéale­ment, le terrain infesté devrait être laissé en jachère pendant huit ans.
Il n’existe, en effet, pas de méthode effi­cace de destruction des kystes ; seule la rotation des cultures permet d’éviter leurs attaques.
Ne plantez donc jamais de pomme de terre deux années de suite dans la même terre ; vous augmen­teriez le risque d’anguillule.

Les iules : ces larves, qui creusent des trous dans les pommes de terre, repré­sentent surtout un danger pendant les étés humides ; et elles apparaissent sou­vent dans des pâturages ou terrains vagues qui viennent d’être retournés.
Si vous soupçonnez leur présence, faites pousser, de préférence, des primeurs et récoltez-les dès que les tubercules arri­vent à maturité.

Les limaces : les limaces causent sur­tout des dommages durant les étés humides, dans les terres mouillées et grasses.
Pour les détruire, utilisez des granulés anti-limaces ou placez directement sur le sol des rondelles d’une pomme de terre épaisse d’au moins un centimètre, et posez une planche par dessus. Au petit matin, soulevez la planche afin de ramasser les limaces.
Les primeurs sont rare­ment attaquées par ces mollusques, qui préfèrent la pomme de terre de con­sommation ; il semble même que certai­nes variétés soient immunisées.

Les doryphores : le doryphore est un insecte dévastateur, heureusement très rare à l’heure actuelle.
Il reste cependant potentiellement dangereux pour les cultures. Certaines plantes (tanaisie, lin, haricots, souci, ail ou encore raifort…) ont pour réputation de tenir les doryphores éloignés et peuvent donc être cultivées en association avec les pommes de terre.

Les pucerons : les pucerons sont dan­gereux pour les pommes de terre car ils transmettent certains virus.
Détruisez- les en les pulvérisant avec un insecticide à base de pyréthrine (un produit sans danger).

calendrier lunaire mildiou pomme de terre

tâche de mildiou sur une feuille de pomme de terre

Le mildiou : le mildiou est une des maladies les plus communément répan­dues dans les jardins.
C’est un champi­gnon, qui peut attaquer à tout moment de la période de croissance ; il est cepen­dant plus menaçant par temps chaud et humide.
Des taches brun-noir apparais­sent sur les feuilles et tiges des plantes, la chair des tubercules brunit.
La maladie peut se répandre très rapidement et peut détruire toutes les plantes avant le moment du ramassage. Plusieurs précau­tions peuvent être prises pour lutter contre le mildiou : les plantes doivent être protégées par pulvérisation de bouillie bordelaise (opération à répéter lorsque la hauteur des pluies a dépassé 20 mm) — suivre, pour cela, les instructions du fabricant ; le feuillage malade éventuelle­ment détecté doit être coupé et brûlé, et les tubercules récoltés une dizaine de jours plus tard (ils seront quand même comestibles, à condition que le feuillage ait été coupé avant de se dessécher) ; la pomme de terre atteinte de mildiou ne doit pas être stockée.

La galle verruqueuse : elle est, elle aussi, causée par un champignon.
Les tubercules malades présentent des gran­des excroissances irrégulières en forme de choux-fleurs.
Les plantes malades doi­vent être brûlées immédiatement ; et il faudrait normalement attendre dix ans avant de replanter des pommes de terre dans le terrain contaminé.
Toute attaque de cette maladie doit être signalée aux autorités.

La gale commune : il y a plusieurs types de gales communes, toutes cau­sées par des champignons.
Le type le plus répandu correspond à une maladie qui n’affecte que la peau des tubercules mais rend l’épluchage particulièrement difficile.
Elle peut généralement être évi­tée par la simple précaution, au moment de la mise en terre, de tapisser les sillons d’un peu d’herbe fraîchement coupée.
Les épluchures contaminées doivent être brûlées.

La gale poudreuse, qui donne aux pom­mes de terre l’aspect du liège, est plus grave.
La peau des tubercules se couvre de crevasses rondes qui, en s’ouvrant, laissent s’échapper une poudre brune ; la chair de la pomme de terre peut, elle aussi, être abîmée.
Ces symptômes appa­raissent surtout en terre mouillée.
Le terrain peut rester contaminé pendant plusieurs années.
Il vaut donc mieux évi­ter la culture de pommes de terre quand cette maladie menace.

La jambe noire : c’est une maladie bac­térienne qui affecte les plantes indivi­duellement.
Les tiges de la plante malade noircissent au niveau du sol puis ses feuilles jaunissent et se dessèchent ; les tubercules pourrissent en partant de la tige.
Déterrez les plantes infectées et brûlez-les immédiatement.

Les maladies virales : l’enroulement, la mosaïque et la frisolée sont trois mala­dies virales de la pomme de terre.
La plus courante, l’enroulement, tient son nom de ses symptômes : les feuilles s’enrou­lent, en commençant par la base, les plantes sont trop petites, les tubercules peu nombreux et également très petits.
La maladie est transmise par les tubercu­les ; ne faites donc pas de semences à partir d’une récolte contaminée.
La mosaïque fait apparaître des taches jau­nes sur les feuilles.
En cas de frisolée, on voit se dessiner des lignes brunes dans la chair des tubercules.
Pour éviter ces maladies, ne plantez que des tubercules certifiés.

RECAPITULATIF DES MALADIES ET PARASITES DE LA POMME DE TERRE

Symptômes                                                                        Parasite

Feuilles vert pâle ou jaune                                                 Anguillule + Pucerons + Maladies virales

Feuilles jaunisantes sur tiges noires                                  Jambe noire

Taches brun-noir sur les feuilles et les tiges                       Mildiou

Feuilles se refermant ou s’enroulant                                  Maladies vira­les

Grands trous dans les tubercules                                       Doryphore

Points bruns ou blancs sur les racines                               Anguillule

Petits trous ronds dans les tubercules                                Lules

Grands trous dans les tubercules                                       Limaces

Tubercules à creux et à chair brune                                   Mildiou

Excroissances irrégulières sur les tubercules                    Galle vérruqueuse

Taches rugueuses et déco­ lorées sur les tubercules         Gale

 

LES VARIÉTÉS

Précoces

Belle de Fontenay : très vieille variété française aux petits tubercules à chair ferme ; de forme longue, peau et chair jaunes. Très estimée des gourmets, mais à rendement faible.

Appolo : variété française, assez récente, de grande consommation ; de forme oblongue, chair et peau jaunes. Haut rendement.

Moyenne saison

Bintje : vieille variété néerlandaise de grande consommation ; de forme oblongue régulière, peau et chair jaunes. Haut rendement.

Charlotte : variété récente fran­çaise à chair ferme ; tubercule allongé, peau et chair jaunes. Bon rendement.

BF. 15 : variété assez rustique, donnant des tubercules nombreux de taille moyenne et de bonne qualité culi­ naire. Peau et chair jaunes. Bon rendement.

Viola : variété cultivée pour ses qualités culinaires, de couleur rouge vio­lacé, de forme cylindrique. Bon rendement.

Stella : variété donnant des tuber­cules nombreux, de forme allongée, de taille moyenne et de bonne qualité.

Demi-tardives et tardives

Ackersegen : variété allemande de grande consommation ; forme arrondie peu régulière ; peau et chair jaunes. Bon rendement.

Rosa : très vieille variété française à chair jaune ; tubercule claviforme régu­lier, peau rouge, chair jaune. Assez bon rendement.

Roseval : variété à peau rouge et chair jaune, de forme conique. Bon rendement.

 

RECAPITULATIF PRÉPARATION DES PLANTS ET DU TERRAIN

  1. Mettez les tubercules en germoirs pour favoriser la germination.
  2. Trop de chaleur ou d’obscurité donnent des germes inaptes à la culture.
  3. Éliminez les germes, sauf deux ou trois,en commençant par les plus longs.
  4. Coupez les grands tubercules de façon que chaque morceau porte deux germes.
  5. Avant la mise en terre, retournez le terrain et ajoutez-y du fumier.
  6. Creusez ensuite des sillons en forme de V, d’une profondeur de 8 à 15 cm.
  7.  Mettez un peu de fumier recouvert de terre à l’endroit de chaque plant.
  8. Répandez de l’herbe coupée dans les sillons et mettez-y les plants debout.
  9. Protégez les germes en recouvrant les plants ; rebouchez le sillon.
  10. Commencez à butter dès que les pieds atteignent 20cm ; vous augmentez ainsi le rendement.
  11. Si le buttage est mal fait, (peu enterré), les tubercules verdissent et le rendement est plus faible.
  12. Pour les protéger contre le mildiou, pulvérisez les pieds de pommes de terre de bouillie bordelaise en milieu et fin d’été.
  13. L’apparition de feuilles jaunâtres indique que les tubercules sont prêts à être récoltés. Arrachez-les alors sans les abîmer, au moyen d’un croc spécial
  14. Faites sécher les tubercules avant de les rentrer ; nettoyez-les grossièrement à la main ; éliminez ceux qui sont en mauvais état ; groupez-les par tailles.

 

Et voila, notre petit tour d’horizon sur la pomme de terre.
Ah si, encore une chose, n’oubliez pas que le jardinage reste un plaisir avant tout.
Apportez toute votre attention à votre jardin potager et à vos fruits et légumes, ils vous le rendront bien.
Maintenant, si vous désirez aller plus loin avec votre jardin potager, aillez de l’imagination, de la créativité…
Les légumes ne sont pas spécialement fait pour pousser en rangé d’oignons… la nature est beaucoup plus libre que cela, alors si l’envie vous prend, essayez les mélanges, légumes associatifs… ou décoratifs… vous allez voir que le jardinage va devenir un jeu d’enfant… car nous ne sommes que de grands enfants…

Votre sorcière bien-aimée vous souhaite une agréable journée.

Et que pensez-vous de çà ! :

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