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Aujourd’hui les fruits que nous consommons ont perdu toutes leurs saveurs et sont gorgés de pesticides, fongicides et conservateurs… revenons tout simplement à une production directe des fruits dans nos jardins. Vous possédez un morceau de terre ou une cours… alors vous de la chance, mais le réalisez-vous ? Votre sorcière bien-aimée du calendrier-lunaire.info vous propose aujourd’hui de planter des arbres fruitiers sur vos parcelles… Un « investissement » qui je pense vous ravira car vous retrouverez les goûts d’antan avec vos fruits bio récoltés.

 

Les arbres fruitiers qui conviennent à votre jardin

La mise en place d’un jardin fruitier représente sans aucun doute un investis­sement important, mais sachez que ce genre d’investissement est toujours ren­table, seul l’apport initial est assez coû­teux.
Il faut attendre quelques années avant que la production commence à être intéressante, et encore quelques années de plus pour pouvoir vivre entiè­rement de ses récoltes.

Mais l’intérêt d’un jardin fruitier n’est pas seulement pécuniaire, bien que cet aspect ne soit pas négligeable ; il est sur­tout de vous permettre, d’une part de cultiver des variétés qui sont peu com­mercialisées, et d’autre part d’obtenir les fruits courants d’une qualité supérieure à la moyenne.
Les variétés de fruits com­mercialisées sont nécessairement limi­tées aux variétés très productives qui ont un bel aspect et qui supportent bien le transport et les manipulations. De plus, la plupart de ces fruits étant des produits d’importation, ils sont générale­ment cueillis avant maturité pour ne pas être endommagés pendant le transport.

En cultivant vos propres arbres fruitiers, en revanche, vous pouvez, non seule­ment choisir les espèces et les variétés que vous préférez, mais aussi donner la priorité au goût et à la qualité. Vous vous rendrez vite compte que les fruits qui poussent sur vos arbres fruitiers et qui mûrissent au soleil et non à l’étal de votre épicier sont bien meilleurs, ne serait-ce que parce que vous les cueillez lorsqu’ils sont juste mûrs et que vous les mangez sur- le-champ.
En ayant votre propre verger, vous aurez le loisir de choisir vos engrais et vos produits de défense, qui peuvent être soit chimiques, soit naturels. Vous savez très bien maintenant que je vous conseillerai toujours des produits biologiques afin de respecter l’environnement et la qualité des produits consommés… ne cherchez pas à vous empoisonner.

calendrier lunaire fruits arbres fruitiers

Emplacement

Si vous avez un jardin relativement grand ou si vous avez à aménager un nouveau jardin, regroupez tous vos arbres et arbustes fruitiers de façon à vous constituer un verger miniature.
Cela vous permettra de protéger l’ensemble de vos plantations contre les oiseaux en utilisant moins de filets que si vous deviez protéger chaque arbre ou arbuste séparément.
Il vous sera plus facile également de fumer la terre au pied des arbres selon les besoins de cha­que espèce et de pulvériser des produits traitants, sans trop risquer d’endomma­ger les plantations voisines.

La plupart des fruits ayant besoin de beaucoup de soleil pour mûrir, choisissez- leur un emplacement qui soit le plus exposé possible.
D’autre part, ne plantez pas vos arbres fruitiers à proximité d’autres arbres ou d’une haie dont les racines puiseraient la nourriture qui leur est destinée, ainsi que l’humidité dont ils ont tant besoin.

La seule espèce qui se satisfait parfai­tement de l’ombre est le fraisier des bois (à l’origine, comme l’indique son nom, il ne poussait que dans les bois).
Certaines espèces, comme les cassissiers, les fram­boisiers, les ronces framboises et les mûres, supportent d’être à l’ombre pen­dant une partie de la journée.
Mais n’oubliez pas que des fruits qui poussent partiellement à l’ombre mûrissent tou­jours plus tard que ceux qui sont en plein soleil (un avantage du point de vue de l’étalement des récoltes).
Évitez de plan­ter les espèces de grande taille trop en bordure de votre jardin ; vos voisins pourraient vous le reprocher.
En prin­cipe, vous devez planter à deux mètres des clôtures mais c’est, parfois, encore insuffisant.

Si votre jardin est petit, il y a toutes sortes de façons d’en tirer le meilleur parti possible ; par exemple, en utilisant des porte-greffe qui empêchent les arbres de devenir trop grands, ou en aménageant des formes dites plates (c’est-à-dire les formes artificiellement conduites) en cordons ou en palmettes. Pour cela, vous devrez être familiarisé avec la taille fruitière.

La biodiversité amie du verger
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Les porte-greffe

La plupart des arbres fruitiers que l’on achète aujourd’hui ne sont pas cultivés sur leur propre système radiculaire car ils mettraient de nombreuses années à pro­duire et prendraient des dimensions trop importantes pour les jardins de taille moyenne.

On cultive généralement, dans les jar­dins, des arbres fruitiers en utilisant un porte-greffe, ou sujet, qui sert de sup­port au greffon, c’est-à-dire à la partie de l’arbre dont on cherche à obtenir de nou­veaux spécimens.

Les récoltes ainsi obtenues sont plus avancées dans le temps, plus précoces dans l’année et donnent des fruits de meilleure qualité pour un encombrement minimum.
Les recherches qui ont abouti à la mise au point des porte-greffe ont été longues ; elles se poursuivent actuellement.

Pour une surface de 100 m2, vous ne pouvez guère cultiver plus de trois arbres de plein-vent, à l’exception toute­fois du pêcher, dont le développement est plus faible, et du pommier greffé sur Paradis, qui doit être solidement tuteuré.
Avec ces deux espèces, pour cette même surface, vous pouvez aller jusqu’à quatre à six sujets.

Le porte-greffe du poirier :

Il y en a trois : le franc (le franc désigne le porte-greffe obtenu à partir du pépin du fruit qu’on veut obtenir) donne de très grands arbres fruitiers de longue vie ; l’aubépine, pour les terrains caillouteux et les petits sujets, est considérée comme un passe-temps d’amateur ; enfin, le cognassier est de loin le porte-greffe le plus utilisé et celui qui a donné lieu à de nombreuses recherches ; il existe différents types de cognassier : les types anglais d’east-mailing, revêtant de nombreuses formes appartenant à 4 types botaniques (types A, B, C, D, d’E.M), et les types français dits d’Angers, de Provence et de Fonte­nay. Le cognassier permet les petites formes de plein-vent et les palmettes.

Le porte-greffe du pommier :

Les types français les plus courants sont le franc (à partir du pépin) pour grande forme, le Doucin (variété de pommier sauvage) pour formes moyennes et les terrains secs, le Paradis (variété de pommier sauvage) pour les petites formes et terrains riches (cordons et petites palmettes).
Il existe deux Paradis : le Noir de Fontenay et le Jaune de Metz. Le Paradis se distingue du Doucin par ses racines cassantes.
Les types anglais d’East-Malling fort nombreux ont diverses origines. Certains sont résistants au puceron lanigère ; ils se divisent en types E.M. M.M. (Malling Merton) et E.M. I.M. (Merton’s Immune).

Le porte-greffe du prunier :

Citons le franc, produit par un noyau d’arbre cul­tivé, et les sous-espèces sauvages du prunier utilisées uniquement comme porte-greffe : le Saint-Julien pour tous ter­rains ; le Mirobolant pour les terrains secs ; le Mariana pour les terres calcaires ou très humides ; le Damas noir de Tou­louse pour les terres caillouteuses ; le Brompton (E.M. anglais) pour les terres lourdes ; l’Ackerman, d’origine allemande, très résistant au froid. Avec ces porte-greffe, l’Institut National de la Recherche Agronomique (I.N.R.A.) a fait de nombreuses sélections par croise­ments.

Le porte-greffe du pêcher :

Le franc est peu utilisé, sauf dans le Midi ; en revan­che, de nombreux prunus (pruniers) font office de porte-greffe : le Davidiana pour les terres calcaires, siicieuses ou sèches ; le Saint-Julien ; le Damas ; le Mirobolan ; le Mariana ; l’amandier est recommandé pour les terres calcaires et très sèches.

Le porte-greffe de l’abricotier :

Le franc est valable pour les terrains secs, caillou­teux, peu profonds, argilo-calcaires, les fruits obtenus sont petits mais de pre­mière qualité ; le prunier Reine-Claude pour les sols profonds et frais ; le prunier Mirobolan améliore la précocité.
Toutes les sélections retenues pour le prunier sont applicables à l’abricotier.

Le porte-greffe de l’amandier :

Le franc est valable pour les terres calcaires et sèches ; le prunier pour les sols frais, acides et peu profonds ; l’abricotier pour les terres sèches, caillouteuses et peu pro­fondes (il est rarement utilisé).

Le porte-greffe du cerisier :

Le franc s’accommode de terres siliceuses ou argilo-siliceuses non calcaires ; le merisier aux sols siliceux, profonds et frais non calcaires et le cerisier Sainte-Lucie, aux terrains secs, pierreux et calcaires.

Le porte-greffe des autres arbres :

Pour les autres arbres, ils sont greffés sur franc (noyer, châtaignier, figuier) ou reproduits par bouturage et division (groseillier, framboisier, cassissier, noise­tier).
Notez que le porte-greffe de la vigne est choisi en fonction du sol qui doit être, au préalable, minutieusement analysé.

Avant de vous décider, n’hésitez pas à vous adresser à un pépiniériste en lui pré­cisant exactement l’espèce que vous vou­lez planter, la superficie dont vous dispo­sez, la nature de votre sol, ainsi que l’exposition de votre jardin.
Il saura vous mettre en garde contre certaines incohé­rences : par exemple, un pommier buis­son sur un des porte-greffe Doucin vigoureux peut atteindre 6 m d’enver­gure et paraître disproportionné dans un petit jardin, tandis qu’un pommier sur un porte-greffe Paradis ne dépasse pas 2,5 à 3 m et peut se palisser facilement en cordons et petites palmettes.

Les porte-greffe les plus réducteurs sont les porte-greffe pour pommiers. Ceux des poiriers le sont moins et ceux des cerisiers et des pruniers pratique­ment pas. Vous pouvez cependant gar­der les pruniers à des dimensions raison­nables pour un petit jardin en les gref­fant sur un porte-greffe Saint-Julien et en les taillant en pyramide, afin qu’ils ne dépassent pas 3 m de hauteur et d’étalement.

Vous pouvez aussi empêcher vos arbres de prendre trop d’expansion en les formant en cordons, sans jamais laisser les branches se développer complète­ment.
De tous les arbres fruitiers, les pommiers et les poiriers sont les plus adaptés à cette solution.
Et pour gagner encore de la place, vous pouvez faire pousser vos groseilliers épineux et vos groseilliers à grappes de la même façon et utiliser ainsi le moindre recoin de votre jardin.

 

Les arbres fruitiers palissés

Le mur d’une maison ou d’un garage, une clôture solide ou un muret de sépa­ration, font d’excellents supports pour les arbres fruitiers car ils les protègent du vent.

La technique du palissage ne s’appli­que qu’aux formes plates, qui sont à dis­tinguer des formes en volume dites «de plein-vent».
Les formes plates se condui­sent, soit en cordons, palissés le plus sou­vent en bordure d’allées, soit en espaliers, comportant surtout des palmettes, placés le long d’un mur ou d’un treillage, soutenus par des baguettes verticales ou obliques selon la forme recherchée.

Les cordons :

Ils concernent surtout les pommiers et plus rarement les poiriers, parfois les groseilliers.
Les cordons, géné­ralement horizontaux, ont un ou deux bras mis en place de part et d’autre du tronc.
Les cordons sur deux étages se font en principe à 40 et à 80 cm du sol. Ce sont les formes idéales pour les petits jardins.
Les cordons à bras obliques sont aménagés en général en espaliers.

Il y a lieu de distinguer certains cor­dons que nous appelons «cordons évo­lués» et qui revêtent des formes très particulières que le jardinier doit fabri­quer lui-même et dont vous trouverez des descriptions détaillées dans les livres spécialisés sur la taille et la conduite des arbres.
En ce qui concerne les cordons simples, vous en connaîtrez le détail et le principe grâce aux catalogues de votre marchand, et vous les réaliserez facile­ment à l’aide de bon traités d’arboricul­ture.

Les espaliers :

Autrefois, les formes en espaliers étaient fort nombreuses et s’adressaient à un grand nombre d’espè­ces. Aujourd’hui ils ne concernent plus guère que le pommier et le poirier.
La plupart sont conduites en palmettes sur charpentières ; il en existe de multiples modèles : simple U, double U, Verrier simple et double, candélabre, palmettes à bras obliques, à bras horizontaux, éventail, etc.

 

Les arbres fruitiers en conteneurs

Les variétés naines de certains arbres fruitiers, tels que pêchers, cerisiers, pommiers spurs, peuvent se cultiver dans des bacs ou autres conteneurs.
Leur production n’est jamais importante mais elle sera souvent de grande qualité.
L’inconvénient majeur de ces cultures est qu’elles nécessitent de grands pots onéreux qui doivent être remplacés au bout de quelques années lorsqu’ils deviennent trop petits.
Si vous achetez des arbres fruitiers en conteneurs, choisissez toujours des arbres à racines nues.

Pour cultiver des arbres fruitiers, il n’est donc pas indispensable d’avoir un verger au sens strict du terme.
Dans une cour abritée et bien ensoleillée et avec quelques conteneurs, vous obtiendrez des résultats très satisfaisants.

 

Le verger miniature

L’arbre fruitier en cordon ou en espa­lier peut trouver sa place dans tous les jardins, aussi exigus soient-ils.
Si les tailles fruitières sont correctement exécutées, vous pourrez récolter jusqu’à 100 kg de fruits chaque année sur une surface de 10 m2, quelle que soit la forme de votre jardin.

Prenons par exemple un espace de 5 m sur 2 m.
Sur l’un des grands côtés, vous planterez, sur une armature de fils de fer, quatre palmettes de poiriers en U double, ou encore deux actinidias (mâle et femelle).
Sur les trois autres côtés, vous pourrez disposer des palmettes, sans oublier de laisser un passage d’au moins 1 mètre pour accéder à vos arbres.
Enfin, au centre de ce minuscule verger, vous placerez deux rangées de cordons et, sur chaque rangée, vous planterez deux scions (jeunes plants) de pommiers, distants de 1,60 m ; vous formerez le premier en cordon à un bras, à 80 cm du sol, et le second en cordons à deux bras, à 40 cm.
Cela vous fera au total huit pal­mettes U double (ou quatre avec deux actinidias) et quatre cordons.
Grâce à cette organisation, vous obtiendrez sans peine vos 100 kg de fruits chaque année.

Il vous est également possible de créer un verger en n’utilisant qu’une surface vraiment minime par plantation sur les limites du potager et en bordure d’allées.
Ainsi, tout autour, placez des palmettes double U et à bras horizontaux ; laissez sur le devant une allée de circulation et, de l’autre côté de cette allée, plantez des cordons sur deux étages.
Dans un petit potager de 100 m2, vous pourrez planter jusqu’à trente-deux palmettes et une vingtaine de cordons.
Le tout devrait pouvoir vous rapporter 400 à 500 kg de fruits pour une surface occupée au sol de 25 m2.

Et il vous restera de la place pour culti­ver des légumes ; vous ne perdrez qu’un quart de la surface des légumes au profit des fruits.
N’oubliez pas de laisser entre les cordons un espace pour accéder à ce qui reste du potager.
Rappelez-vous que les palmettes doubles U ou Verrier se plantent à 1,20 m de distance, les cor­dons à 1,60 m, s’ils sont sur deux étages, et à 2 m, s’ils sont à 4 bras horizontaux.

La taille de formation des cordons et des palmettes est d’une grande simpli­cité et sans comparaison possible avec la taille fruitière beaucoup plus délicate.

 

Des fruits toute l’année grâce à vos arbres fruitiers

Avant de faire votre choix, consultez votre famille ; renoncez aux espèces ou aux variétés qui ne sont pas adaptées à votre jardin.
Pour ne pas connaître de sérieux déboires, vous devez cultiver des arbustes et des arbres fruitiers adaptés au sol et à l’exposition de votre jardin ainsi qu’au climat de votre région.
A la différence des légumes, vous les plantez pour des années et vos erreurs ne se répareront guère rapidement.

Notez soigneusement la période de production de chaque espèce que vous voulez cultiver et essayez de faire en sorte que, non seulement vos récoltes soient bien étalées dans le temps, mais aussi qu’elles ne produisent pas durant vos périodes de vacances.
Il se peut pour­tant que le temps vienne compromettre votre planning de récolte et que tous vos fruits mûrissent en même temps à la suite d’un refroidissement de la température, ou au contraire que toutes vos plantations produisent plus tôt que prévu, laissant ensuite une période creuse.
Malheureusement, ce sont les aléas du temps avec lesquels il faut compter.

Quoi qu’il en soit, commencez par déterminer avec précision la période de production des variétés que vous voulez planter.
Si vous voulez planter des cassissiers par exemple et si vous avez seule­ment la place pour mettre trois pieds, vous pouvez étaler la récolte sur plusieurs semaines en choisissant une variété pré­coce, une normale et une tardive.

Si vous avez un congélateur, vous aurez toujours la possibilité de conserver les fruits dont vous n’avez pas l’utilisa­tion immédiate, mais tenez compte des capacités limitées de votre appareil.

Il vous est possible de planifier vos récoltes sur toute l’année ; encore faut-il que vous ayez suffisamment d’espace pour cela.
Dans le cas contraire, mettez de côté des fruits surgelés ou en con­serve pour les périodes de non-production.

Commencez par les fraises que vous pouvez cultiver en serre.
Endurcissez-les puis repiquez-les dehors, sous cloche ou sous tunnel ; elles donneront à la fin du printemps, juste avant les premières groseilles à maquereau que vous ferez cuire pour faire des tartes.

La fin du printemps est également la période des fraises de pleine terre (pour la récolte principale du moins), des gro­seilles précoces et des premières fram­boises.
Au début de l’été et jusqu’à la fin de la saison, c’est la période des pêches, des nectarines, des abricots, des prunes, des cerises, des pommes et des poires précoces, des groseilles rouges et blanches, des groseilles à maquereau et du cassis.
Puis, au début de l’automne, il y a le raisin.
Le milieu de l’automne marque la pleine saison des pommes et des poires, de conservation plus ou moins longue (1 à 6 mois selon les variétés), des framboises d’automne et des fraises remontantes.
Enfin, lorsqu’arrivera la fin de l’automne, vous utiliserez essentielle­ment vos réserves de pommes et de poires ; elles se conservent généralement jusqu’au début et même parfois jusqu’à la fin du printemps suivant.

Et, si vous êtes prévoyant, vous aurez fait des conserves de prunes, de groseil­les à maquereau, de cerises et autres fruits, que vous vous ferez alors un plai­sir d’ouvrir.
Et si vous avez un congélateur, ce sera le moment de dégeler quel­ques framboises, cerises, prunes ou autres fruits.

Une fois que vous avez décidé de la façon dont vous allez mener vos planta­tions (planification sur toute l’année ou, plus modestement, sur une période de l’année), vous allez devoir sélectionner les variétés que vous allez commander.
Demandez à vos voisins ce qu’ils cultivent et ce qui leur donne les meilleurs résultats afin de vous donner une idée de ce qui convient le mieux comme arbres fruitiers à votre jardin.

Mais n’oubliez pas pour autant que cer­taines espèces, qu’ils ne connaissent pas ou qu’ils n’ont pas essayé de cultiver, peuvent donner de bons résultats.
N’hésitez pas à faire vos propres expériences après vous êtes bien documenté.

 

Les conditions de culture des arbres fruitiers

La culture des fruits est difficile dans les régions trop humides et en altitude, même faible (à partir de 100 à 150 m).
Dans les régions ventées, installez des brise-vent permanents (mur, palissade ou haie) ou amovibles (clôture).
Vous pouvez planter également une haie de pruniers de Damas, de noisetiers ou d’aveliniers, dont vous tirerez profit.
Choisissez des arbustes ou des arbres fruitiers à feuillage bas et essayez de les orienter de telle sorte qu’ils protègent vos plantations du vent dominant, du moins pendant la période de la floraison, de façon à ne pas éloigner les insectes pollinisateurs.

La nature du sol de votre jardin sera également déterminante dans le choix des espèces et des variétés ( voir notre article : Amélioration des sols ).
D’une façon générale, les arbres fruitiers réussissent mieux dans les sols légèrement acides, et même très acides pour les myrtilles.
Dans les sols alcalins, ils manqueront de minéraux et se développeront moins bien et donc produiront moins.
Vous pourrez remédier à cela en faisant des apports de produits anti-chlorosants ; cette opéra­tion est toutefois limitée car elle est très onéreuse à la longue.

Rappelez-vous que si un sol est alcalin, c’est peut-être parce qu’il a été forte­ment chaulé auparavant pour la culture de légumes et qu’il perdra cette alcalinité avec le temps, surtout si vous mettez des engrais bio acides. Quant au sol calcaire, il pourra donner de beaux arbres fruitiers s’il est recouvert d’une couche de terre, même peu épaisse, les effets néfastes dus au cal­caire se limitant alors au sous-sol (à l’exception toutefois du poirier et du pêcher).

 

CHOISISSEZ VOS ARBRES FRUITIERS EN FONCTION DU SOL DE VOTRE JARDIN

Les arbres fruitiers marquent, selon les espèces, des prédilections plus ou moins nettes pour les différents types de sols que com­porte notre pays.

En voici le détail :
• Sols calcaires et légers : abricotier, amandier, vigne sur porte-greffe spécial (Millardet, Couderc, 3309, Rupestris du Lot).
• Sols silico-calcaires : cerisier, pommier, noyer.
• Sols arqilo-siliceux : groseillier, pom­mier, prunier, cerisier.
• Sols argilo-calcaires : groseillier, pom­mier, prunier, ronce, framboisier, vigne sur porte-greffe spécial (110 de Richter, Couderc 3306).
• Sols silico-argileux : poirier, pommier, prunier, actinidia, vigne.
• Sols humifères : châtaignier, myrtillier.

(voir notre article : comment booster la production de mon arbre fruitier)

Pour bon nombre de vergers, nous ne tenons compte que des arbres fruitiers greffés sur franc. Les porte-greffe jouent un rôle important dans l’adaptation au sol et per­mettent de la rendre plus large et plus souple. Voyez à ce sujet, notre chapitre sur les porte-greffe.
Il y a également lieu de tenir compte du sous-sol qui risque parfois, selon sa profond­eur, de jouer un rôle, surtout s’il est dif­férent du sol ; cela reste pourtant exceptionnel et ne compte que pour les arbres au système radiculaire plongeant ; mais le jardinier doit tout de même se renseigner sur la nature du sous-sol de son terrain, soit à l’aide d’une carte géologique, soit auprès de la D.D.A. de son département (au chef-lieu).

 

L’achat des arbres fruitiers

Il est prudent de passer votre com­mande longtemps à l’avance.
C’est en allant chez un pépiniériste que vous aurez le plus grand choix.
Le réseau de racines des arbres y est bien développé et les porte-greffe sont soigneusement adaptés.
C’est aussi le seul moyen d’avoir la forme et la variété que vous voulez avec l’appellation véritable.

Si vous avez la possibilité d’acheter des pommiers, des poiriers ou des pruniers obtenus à partir de sujets I.N.R.A.-C.F.T.I.L. (garantis sans virus), cela vous coûtera un peu plus cher, mais vous serez plus sûr de la qualité.
Pour les autres espèces à chair aqueuse, les sujets sont contrôlés par le Ministère de l’Agri­culture et reçoivent un certificat d’origine et de bonne santé.
Adressez-vous donc toujours à un pépiniériste délivrant des certificats.

Achetez des arbres jeunes de préfé­rence, d’abord parce qu’ils vous coûte­ront moins cher, et aussi parce qu’ils reprendront plus facilement.
Ils donne­ront des fruits sans doute un peu plus tard, mais ils se développeront mieux et auront une meilleure productivité.
Évitez d’acheter des arbres soldés car ce sont rarement des affaires, mais plutôt des arbres dont personne ne veut.

A l’exception des arbustes à petits fruits que vous pouvez bouturer ou mar­cotter, la reproduction des arbres frui­tiers est une opération délicate qu’il vaut mieux confier aux professionnels.
Si vous êtes tenté d’essayer, sachez que les porte-greffe, qui sont difficiles à trouver, se greffent par écussonnage entre le mois de juin et la fin du mois d’août, de la même façon que les porte-greffe de rosier.
L’écussonnage consiste à faire une entaille dans l’écorce de façon à pou­voir soulever celle-ci, puis à y insérer un œil de la variété choisie.
Les autres greffes, dont les principales sont en fente ou en couronne, se font à partir de mars.
De sérieux facteurs déterminants pour la reprise sont à respecter et rendent la réussite beaucoup plus aléatoire que pour les greffes à l’écusson.

 

Les outils

Vous aurez besoin non seulement d’une bêche, d’une fourche et autres ins­truments de ce genre pour travailler la terre, mais aussi d’un sécateur bien affûté, d’un pulvérisateur et d’une échelle.
Il existe plusieurs modèles de sécateurs : choisissez-le en fonction de vos goûts personnels, l’essentiel étant qu’il soit de coupe nette et propre.
Un sécateur à longues branches peut aussi être très utile pour éliminer les pousses des arbres de plein-vent qui ne sont pas tout à fait à portée de main.
En ce qui concerne le pulvérisateur, choisissez un modèle d’une contenance de 2,5 litres au moins, si vous avez plus de deux ou trois arbres, et possédant un jet de pulvérisa­tion pouvant atteindre 7 à 10 m par sim­ple chargement de la base.

Si vous n’avez que des arbres de végé­tation basse, vous aurez seulement besoin d’une petite échelle, sinon il vous faudra acheter une échelle plus haute.

Avec cet équipement, vous pourrez espérer avoir de belles cultures et aussi de belles récoltes…

 

 

LES SAISONS DES RECOLTES

 

Récoltes du milieu du printemps

Fraises forcées sous serre chauffée.

 

Récoltes de fin du printemps

Fraises précoces sous cloche ou sous tunnel, premières groseilles à maquereau (que vous éliminerez pour l’éclaircissage et que vous ferez cuire), rhubarbe, premières cerises (Guignes) et pêches extra-précoces.

 

Récoltes du début de l’été

Groseilles à maquereau récoltées pendant l’éclaircissage à cuire, * fraises de pleine terre, cerises précoces (Bigarreaux), cassis, groseilles rouges et blanches, framboises.

 

Récoltes du milieu de l’été

Pommes et poires précoces, cerises, prunes précoces, pêches, nectarines et abricots précoces, mûres, framboises et autres baies hybrides, cassis, groseilles blanches et rouges, groseilles à maquereau, framboises, fraises, myrtilles, actimidias d’été.

 

Récoltes de fin de l’été

Pommes et poires de moyenne saison, pêches et nectarines de moyenne saison, prunes, abricots, cerises tardives (Bigarreaux, Anglaises et Montmorency), mûres et baies hybrides tardives, fraises remontantes, raisin de serre et de pleine terre, myrtilles.

 

Récoltes du début de l’automne

Pommes, poires, prunes, prunes tardives, raisin, pêches et necta­rines tardives, mûres, figues, framboises d’automne, fraises remontantes, raisin de serre et de pleine terre.

 

Récoltes du milieu de l’automne

Pommes, poires, coings, fraises remontantes, raisin de serre et de pleine terre, dernières figues de pleine terre.

 

Récoltes de fin de l’automne

Pommes, fraises remontantes sous cloche, dernières grappes de raisin, actinidias à gros fruits.

 

Récoltes d’hiver

Pommes et poires stockées, raisin conservé avec le pédoncule dans l’eau.

 

Et voilà, j’espère vous avoir inspiré pour agrémenter votre cours, votre jardin par des arbres fruitiers qui vous donneront de l’ombre pour vous reposer et des fruits à savourer toute l’année.
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Votre sorcière bien-aimée du calendrier-lunaire.info vous remercie.

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