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Votre sorcière bien-aimée est une gourmande de fraises… alors rien de plus naturel que de vous transmettre mes connaissances sur la réussite de la culture des pieds de fraisiers au jardin potager bio. Alors en avant mes apprentis sorciers !

Généralités sur les fraisiers

La fraise est le fruit des fraisiers (Fragaria), herbacées de la famille des Rosacées.
C’est un plante vivace herbacée robuste donnant des fruits pendant environ 3 ans. Les variétés à gros fruits sont des hybrides ou fraisiers anglais.
La période entre la plantation et la récolte est de 6 à 10 mois.
La taille d’un pied de fraisier varie de 15 à 30 cm de diamètre et 15 à 20 cm de haut.
Sa récolte peut atteindre 1 kg par pied selon les variétés et la richesse du sol.

Rafraîchissantes et très parfumées, les fraises sont certainement les fruits d’été les plus appréciés.
Leur culture requiert un certain nombre de soins mais les récoltes sont facilement très abon­dantes.
De plus, certaines variétés, telles que les variétés d’été, donnent des fruits dès la première année.

La vie productive d’un pied étant rela­tivement courte, les planches de fraisiers sont en général renouvelées tous les deux à quatre ans.
Mais tant que vos frai­siers sont sains, vous pourrez les multi­plier sans avoir besoin d’en acheter de nouveaux car la plupart des variétés se reproduisent facilement à partir de sto­lons.
Il est toutefois recommandé de changer de temps en temps votre fraiseraie d’emplacement.

 

Il existe trois groupes principaux de fraisiers :

  • les variétés à petits fruits ou fraisiers des quatre-saisons (Fragariavesca semperflorens), qui produisent des fruits pendant tout l’été jusqu’en automne. Ils descendent de la délicieuse frâise des bois dont ils ont conservé le goût. Étant donné leur petite taille, il en faut un grand nombre pour obtenir une récolte intéressante ;
  • les variétés à gros fruits non remontants (Fragaria grandiflora), de loin les plus répandus, bien qu’ils ne donnent en général qu’une seule récolte par saison (pendant trois semai­nes à partir de mai-juin) ;
  • enfin, les frai­siers remontants à gros fruits, qui don­nent en été, mais surtout en septembre-octobre. Pour augmenter leur producti­vité, on peut supprimer les premières fleurs. Certaines variétés nouvelles ont des fruits pesant juqu’à 90 g chacun.

Il existe une variété de fraisiers remon­tants connue sous le nom de fraisiers grimpants, qui produit des stolons très longs.
Ils ne grimpent pas au sens strict du mot mais on peut les palisser et les fixer sur des treillis.
Toutefois, ils sont très délicats à conduire et demandent beaucoup de soins et d’eau.

Bien qu’ils soient en général cultivés en planches ou en bordures, les fraisiers poussent aussi dans des récipients tels que tonneaux, jardinières ou pots en argile cuite spéciaux pour fraisiers.
Ils offrent donc de multiples possibilités pour un jardin petit ou un balcon.

Les fraisiers peuvent se reproduire par graines, mais les quatre-saisons sont les seuls à reproduire fidèlement la variété.

calendrier-lunaire.info fraises Erdbeere fraisiers

Emplacement et sol

Fleurissant tôt dans l’année, les frai­siers sont très sensibles aux gelées de printemps. Ils en souffrent d’autant plus que leurs fleurs se trouvent près du sol là où le froid se fait le plus sentir.
Les fleurs gelées ont leur centre qui vire au noir et elles ne produisent pas de fruits.
L’emplacement choisi pour la culture des fraisiers doit donc être protégé du froid, mais aussi dégagé et de préférence en hauteur.
Si votre jardin est en pente, essayez de placer les planches de frai­siers vers le haut plutôt qu’en bas où le gel et l’air froid sont plus à craindre.
Les fraisiers ont également besoin de soleil. Placez-les donc dans un endroit bien exposé mais où ils ne risquent pas pour autant d’être brûlés.

Le sol

Les fraises sauvages poussant très bien dans les sols riches des bois, il faut donner aux sols des jardins potagers les propriétés similaires : profondeur, richesse en substances organiques, bon drainage e t fraîcheur.
De bonnes récoltes exigent un apport régulier en eau au cours de la période de croissance.

Une légère acidité du sol (pH de 6,5) est idéale. Si votre sol est trop calcaire, apportez de la tourbe acide, du compost de jardin ou du fumier bien décomposé.
Les terres légères sont préférables aux sols lourds car elles se réchauffent plus rapidement au printemps et donnent des récoltes plus précoces.
De plus les mala­dies, telles que la maladie du cœur rouge, se développent plus volontiers sur un sol trop compact.

Ne plantez pas une planche de fraisiers sur un gazon qui vient d’être retourné. Il est probable que dans un tel sol subsiste une population très importante de larves de taupins qui peuvent endommager gravement les fraisiers.

Étant donné que tous les trois à quatre ans, les planches de fraisiers doivent être alternées avec d’autres cultures, la plu­part des jardiniers trouvent plus pratique de les cultiver au potager.

 

Préparation du sol et plantation des fraisiers

Commencez à préparer le sol au début du printemps ou au milieu de l’été, au moins un mois avant de planter.
Si le ter­rain a été bien préparé pour les récoltes de légumes précédentes, travaillez-le légèrement à la fourche crochue et éliminez soigneusement les mauvaises her­bes ; sinon, bêchez à deux fers de bêche pour favoriser un bon enracinement en replaçant la terre ou la partie supérieure de la jauge sur le dessus.
Prenez soin d’éliminer toutes racines d’herbes viva­ces.
Non seulement elles rendent la cul­ture difficile mais elles attirent et retien­nent les prédateurs et les maladies.

Incorporez du fumier bien décomposé ou du compost de jardin à raison d’une demi-brouette par mètre carré, ce qui aura pour effet d’aérer un sol dense et d’améliorer la capacité à retenir l’humi­dité d’un sol léger.
Si vous ne disposez ni de l’un ni de l’autre, incorporez la même quantité de tourbe acide ou de terreau de feuilles et ajoutez un mélange à parts égales (en poids) de corne torréfiée, d’os pulvérisé.
Après le bêchage, passez le rouleau ou tassez du pied et ratissez pour aplanir le sol.

La plantation

Plantez les fraisiers non remontants de la fin de l’été au début de l’automne.
Quant aux fraisiers remontants, plantez- les à la fin de l’automne si le plant est nature (issu directement des stolons ou des pieds).
Cette attente ne vous fera pas perdre une récolte.

Plantez dans un sol meuble, friable ; si la terre est collante ou trop sèche, il vaut mieux s’abstenir.
Lorsque l’on plante des fraisiers très près les uns des autres, on augmente l’ensemble de la récolte mais on réduit le rendement de chaque pied et la taille de chaque fruit.
Les distances à respecter sont de l’ordre de 30 à 50 cm dans la ligne et 50 à 60 cm en interligne selon les variétés et la richesse du sol.
Laissez un peu plus d’espace autour des pieds que vous avez l’intention d’utiliser uniquement pour la multiplication, afin que le stolons puissent se développer aisément.

Il est important de planter les fraisiers à la bonne profondeur ; trop profondément le collet pourri, trop superficielle­ment les racines se dessèchent.
Le sol doit se situer juste au niveau du collet.

Le plant en arrachis (à racines nues) se plante rapidement au plantoir ordinaire.
Si les plants sont en motte ou en pots de tourbe, vous utiliserez un plantoir creux à bulbes.
Après cette opération, tassez d’autant plus fort que la terre est légère, puis arrosez.
Plantez de préférence dans la soirée et, si cela ne vous est pas possible et qu’il y a un ensoleillement trop fort, faites provisoirement de l’ombre aux fraisiers pour les protéger.

 

calendrier lunaire pieds fraisiers

Culture et entretien en extérieur des fraisiers

Pendant les premières semaines, arro­sez fréquemment, si possible tous les jours, jusqu’à ce que les jeunes plants soient bien établis, en particulier si vous avez planté en été.
C’est une période où un arrosage approprié est nécessaire.
Lorsqu’ils sont établis, cessez l’arrosage jusqu’à ce que les fruits commencent à grossir, sauf si vous traversez une période de sécheresse.
Pendant la crois­sance des fruits, arrosez à raison de 5 à 6 litres par jour et par mètre carré.

A la fin du printemps, la plupart des fraises développent des stolons, qui sont des filets longs avec une plantule, ou rosette, à chaque nœud.
Coupez-les près de leur origine, sauf si vous les destinez à la multiplication.
Désherbez avec une binette ou à la main.
Si vous avez nettoyé le sol de tou­tes les herbes vivaces avant de planter, le seul problème viendra des herbes annuel­les.
L’association désherbage et mulchage devrait suffire ; évitez l’emploi des désherbants chimiques.

 

Soins donnés aux fruits

Afin d’éviter le contact du sol et la souillure des fruits par des projections de terre, recouvrez les planches de fraisiers de paille ; celle-ci gardera non seulement les fruits propres mais agira comme un mulchage en conservant l’humidité du sol.
Procurez-vous de la paille qui a été correctement battue pour qu’aucune graine étrangère ne germe au milieu des plants de fraisiers.
Étalez-la en une cou­che épaisse et régulière autour de cha­que pied en la glissant sous les fruits.

Si vous avez des difficultés à trouver de la paille, en dernier recours, achetez à la place du plasti­que perforé spécial pour fraisiers ou du paillage en plastique noir que vous utilisez avant la plantation.
Maintenez-le en place avec quelques pierres et assurez- vous qu’il soit uniformément en pente des fraisiers vers le sol, de façon à ce qu’il ne se forme pas de poches d’eau autour des pieds.
Pour éviter les attaques des limaces, répartissez quelques appâts autour des pieds avant de placer la cou­verture destinée à protéger les fruits (voir notre article : Lutter bio contre les limaces ).

Pour protéger la récolte des oiseaux, utilisez un filet de plastique très léger que vous étendrez au-dessus des plan­ches.
Plantez dans le sol des piquets que vous relierez par des fils de fer qui peu­vent rester en place tant que les fraisiers produiront.
Renversez des pots de verre sur le sommet des piquets pour éviter le contact du filet.
Mettez-le en place dès que les fraises commencent à grossir pour les protéger des souris et des écu­reuils qui les mangent alors qu’elles sont encore vertes.
Le filet ne doit pas tou­cher les fraisiers et doit pouvoir être retiré facilement.

 

La culture sous abri des fraisiers

On peut obtenir des récoltes précoces en cultivant sous cloche, sous tunnel de plastique ou en serre.
Une serre non chauffée ne présente pas d’avantage sur une cloche ; par contre, une serre chauf­fée peut donner des fruits à partir du début du printemps.
Pour obtenir de meilleurs résultats, politisez vous-même ces fraisiers : lorsque les fleurs s’ont écloses, tamponnez-les tous les jours avec un pinceau à aquarelle.

A l’extérieur, la récolte peut être avan­cée de trois ou quatre semaines en utilisant des cloches de verre, ou de deux à trois semaines en utilisant des tunnels ou des cloches plastique que vous met­trez en place au début de l’hiver.
Avant de couvrir, désherbez la planche et répartissez des appâts anti-limaces autour des fraisiers.
Ce n’est pas la peine de pailler les planches mais les fraisiers devront être protégés des oiseaux à l’aide d’un filet lorsque les cloches ou les tunnels seront ouverts au cours de la période de maturation.

Si vous utilisez des tunnels, prévoyez des ouvertures pour permettre aux insectes de polliniser les boutons floraux.

 

La culture forcée des fraisiers

Si vous pratiquez une culture forcée en serre, enracinez des stolons un par un dans des pots de 15 cm de diamètre rem­plis de terreau de rempotage, si possible au début de l’été ou au plus tard à la fin.
Placez les pots sous abri fermé jusqu’au tout début de l’hiver en vous assurant que les plants ont suffisamment d’eau et que les pots ne sont pas fendus par le gel.
Laissez-les au frais sans chauffage artificiel jusqu’à ce que vous puissiez observer des signes de croissance, en général dix jours à deux semaines plus tard.
A ce moment-là, chauffez pour élever très progressive­ment la température afin d’atteindre 10° maximum vers la fin de l’hiver.
Aug­mentez l’humidité en fermant la serre.

Lorsque les fleurs sont apparues et que les fraises commencent à grossir, laissez la température jusqu’à 18° et maintenez les conditions d’humidité jusqu’à ce que les fruits commencent à se colorer, c’est-à-dire quand l’air devient plus sec.
Les plants, ainsi forcés, ne pourront être réutilisés.

 

La culture en conteneur des fraisiers

Les fraisiers peuvent être cultivés dans différents conteneurs.
Il existe dans le commerce des pots spéciaux munis d’orifice sur le côté ; mais, vous pouvez les fabriquer vous-même avec un tonneau dans lequel vous percez des trous de 5 à 8 cm de diamètre tout autour.

Quel que soit le récipient utilisé, vous devez mettre au fond une couche de drainage que vous aurez préparée avec des morceaux de pots de fleurs, de bri­ques ou de matériaux durs et pour les récipients verticaux et de grande taille, vous ajouterez en plus une colonne cen­trale que vous fabriquerez avec un tube de grillage de 10 à 15 cm de diamètre placé dans le milieu du récipient et rem­pli de matériaux durs pour favoriser le drainage et l’aération.

Utilisez du terreau de rempotage et travaillez de bas en haut en introduisant les racines des plantes par l’extérieur à chaque fois que vous atteignez un orifice.
Faites attention à ce que les fraisiers ne soient plantés ni trop profondément ni trop superficiellement ; tassez le terreau, couche par couche.
Je vous recommande d’arroser chaque couche après y avoir planté les fraisiers, puis arrosez régulé­remet car le terreau placé en bacs sèche beaucoup plus vite que la pleine terre.
Quand l’eau s’écoule des trous les plus bas, cessez alors temporairement l’arrosage.

En dehors de l’arrosage régulier et de la coupe des stolons, les fraisiers cultivés en conteneur nécessitent peu d’entre­tien.
Vous obtiendrez des récoltes préco­ces en plaçant vos récipients dans des endroits à température douce.

 

Multiplication des fraisiers

En général les fraisiers ne donnent plus de très bonnes récoltes après trois à quatre ans car les viroses prennent alors le dessus. Ils peuvent cependant se reproduire par les stolons.
Avant de com­mencer à remplacer des vieux pieds, assurez-vous qu’ils sont exempts de pré­dateurs et de maladies, particulièrement de virus.
Cela ne sert à rien de multiplier des pieds malades ou infestés car les jeunes pousses seront toutes contaminées.

Pour obtenir de bons résultats, sélec­tionnez des plantes-mères saines d’un an qui ne donneront pas de fruits.
En élimi­nant les fleurs, toute l’énergie de la plante sera canalisée dans la production de stolons de qualité.
Ceux-ci doivent être prêts à être plantés entre le milieu de l’été et la fin de l’automne.
Une plante-mère saine en cours de croissance produit de nombreux stolons ; sélectionnez-en quatre ou cinq parmi les plus forts, et ne laissez qu’une plantule se développer sur chacun d’eux.

Vous pouvez planter directement les stolons dans le sol si celui-ci a été peu cul­tivé au préalable ; vous pouvez égale­ment utiliser des pots, que vous aurez rempli de terreau de rempotage ; enterrez-les de manière à ce que leur bord soit au ras du sol et qu’ils soient bien calés.
Pour fixer les sto­lons, attachez-les fermement avec des cavaliers en fil de fer ou des épingles à cheveux solides.
Lorsque le stolon a pris racine, un autre peut se former au point d’enracinement ; pincez-les.

calendrier lunaire stolon fraisiers

La plantation des stolons

Un mois environ après avoir été fixées, les jeunes plantules sont prêtes à être déplacées.
Vérifiez que la croissances des feuilles est bonne, ce qui constitue le signe infaillible d’un bon enracinement.
Sevrez alors les stolons de la plante-mère.
Pour les extraire du sol, utilisez un transplantoir et prenez garde qu’il y ait une bonne motte de terre autour des racines.
Les nouveaux sujets doivent être plantés immédiatement à leur emplacement définitif, qu’ils aient poussé en pleine terre ou dans un pot.
Si vous ne désirez pas que les jeunes pieds donnent des fruits au cours de la pre­mière saison, retirez les fleurs à mesure qu’elles se forment.
Il en résultera une récolte plus abondante la seconde année.
La variété Royal Sovereign répond bien à ce traitement.

 

La récolte des fraises

Les fraisiers sont en général productifs pendant trois à quatre semaines.
Lors­que la saison est très chaude, la cueillette peut se réduire à une ou deux semaines.
Les fraisiers remontants fournissent une récolte beaucoup moins abondante quel­ que soit le temps mais continuent à pro­duire pendant plusieurs mois.

Dès que les fraises ont atteint leur taille définitive, elles se colorent rapide­ment.
Cueillez-les lorsqu’elles sont fer­mes et régulièrement colorées, de préfé­rence par beau temps et lorsqu’elles sont sèches car elles moisissent très rapide­ment.
Examinez la planche de fraisiers tous les jours pendant la période de cueillette pour ne pas laisser les fruits trop mûrir.
Lorsque vous inspectez la planche, éliminez tous les fruits pourris ou gâtés pour éviter les risques de contamination et brûlez-les.

Cueillez les fraises avec leur tige pour ne pas tacher ou meurtrir la chair.
Vous pouvez retirer la tige et le calice juste avant de servir ; consommez-les le plus vite possible car elles se flétrissent peu de temps après voir été cueillies.

 

Entretien après la récolte des fraises

Tard dans la saison, les feuilles com­mencent à se flétrir.
Si vous laissez le feuillage sur les pieds après la cueillette, les prédateurs et les maladies risquent davantage d’endommager la récolte de l’année suivante.
En éliminant les vieilles feuilles, vous exposez le collet à la lumière et à l’air ; il peut ainsi reprendre de la vigueur.
Certaines variétés, comme le Talisman, donnent une seconde récolte en automne si les feuilles sont coupées après la première.

Il existe deux façons de nettoyer des planches de fraisiers, soit en les brûlant, soit en coupant les feuilles.
La première est plus énergique mais plus risquée, bien qu’elle élimine de nombreux préda­teurs.
La méthode la plus sûre consiste à couper les feuilles et à les enlever en ratissant en même temps que la paille.
Utilisez une serpette, des cisailles ou pour les planches très grandes, une ton­deuse.
Mais faites bien attention de ne pas abîmer les collets qui doivent rester intacts ; si vous utilisez une tondeuse, réglez la lame à 10 cm.
Lorsque cette opération est terminée, nettoyez les planches en enlevant la paille, les stolons et les herbes.
Ne mettez pas ce que vous venez de ratisser sur le tas de compost mais brûlez-le pour éliminer tout risque de transmission de maladies.

Lorsque la planche est totalement net­toyée, appliquez un mulchage léger ce qui favorise la constitution des collets et débarrasse la récolte d’automne des mauvaises herbes renais­santes.
Vérifiez que vos filets de protec­tion ne sont pas troués et faites les réparations éventuelles avant de les replacer.

 

LES VARIÉTÉS DE FRAISIERS

calendrier lunaire variétés de fraises - fraisiers

Les fraisiers précoces

  •  Delbart prodigiosa : beau fruit conique rouge orangé brillant ; chair ferme, acidulée, sucrée, parfumée. Plante vigoureuse.
  • Délecta : assez gros fruit, ferme, juteux, acidulé, sucré, d’un goût excel­lent. Nouveauté très précoce et productive.
  • Hummi-grande: fruit énorme (75 g et 8 cm de diamètre), rouge vif, très par­fumé. Plante de grande vigueur.
  • Surprise des Halles : la plus précoce de toutes les fraises. Elle sert de réfé­rence pour les autres variétés. Fruit assez gros tronconique rose saumon, juteux, acidulé, assez sucré. Apte à la surgélation.

 

Les fraisiers de moyenne saison

  • Belrubi : gros fruit allongé, rose gro­seille brillant, ferme et se conservant bien. Apte à la surgélation.
  • Cambridge favourite : gros fruit, rose foncé, ferme, à la chair rose pâle, au parfum modéré ; plant étendu donnant des récoltes abondantes. Variété très répandue, résistante au mildiou, se cul­tive aussi bien à l’extérieur que sous clo­che ou sous châssis. Rendement élevé.
  • Cardinal: variété nouvelle à rende­ment élevé. Fruit de gros calibre, par­fumé, exceptionnellement ferme. Apte à la surgélation.
  • Gorella : gros fruit rouge foncé, très parfumé ; variété résistante au mildiou. Apte à la surgélation. Très productive.

 

Les fraisiers tardifs

  • Confitura : variété à fruit très gros, s’équeutant facilement, de très bon rendement ; récolte groupée.
  • Happy : très gros fruit conique arrondi, régulier, rouge clair à chair orangée de bonne qualité gustative.
  • Sengana : productive et vigoureuse, gros fruit rouge carmin d’une saveur musquée. Excellente pour les confitures et la surgélation.
  • Tago : variété nouvelle à gros fruit ferme, parfumé, rouge brillant. Descend de Gorella et Talisman. Apte à la surgélation.

 

Les fraisiers semi-remontants

Ces variétés peuvent, dans de bonnes conditions, remonter en août ou en sep­tembre jusqu’aux gelées.

  • Red Gauntlet : plant vigoureux, moyennement étendu. Fruit très large, ferme, de couleur rouge clair brillant, de forme conique, à la chair écarlate. Bon rendement. Parfum modéré. Récolte durant jusqu’en automne. Résistante au mildiou et supportant les emplacements frais. Apte à la surgélation.
  • Talisman : variété de saison moyenne et tardive. Plant vigoureux, dont la croissance est lente à démarrer. Fruit écarlate, de gros calibre, devenant plus petit tard dans la saison. Donne une seconde récolte en automne. Résistante au mildiou et à l’araignée rouge. A besoin de bonnes conditions de sol et d’humidité.

 

Les fraisiers remontants

Ces variétés remontent à coup sûr en septembre. On peut en augmenter la productivité à ce moment, en suppri­mant les premières fleurs qui apparais­sent en moyenne saison.

  • Bordurelia : superbe nouveauté de grande vigueur et de grand rendement (1 kg par pied) produisant durant six mois, d’une saveur exceptionnelle. Ne produit pas de stolons. Les fleurs annuelles sont très décoratives en bordures, en massifs et en plates-bandes.
  • Ostara : fruit de taille moyenne, rouge, savoureux. La remontance com­mence en juillet.
  • Rabunda : fruit conique de grosse taille, rouge orangé brillant. Chair moel­leuse de saveur légèrement acidulée. Plante robuste.
  • Superbe remontante Delbard : fruit de forme conique, rouge foncé, à chair assez ferme, acidulée, juteuse, sucrée ayant la saveur des fraises des bois.
  • Gento : bon rendement. Fruit de gros calibre, conique, au parfum légèrement acide. Récolte à la fin de l’été et au début de l’automne.

 

Et bien d’autres encore !

 

PARASITES ET MALADIES

Bien que le nombre des parasites et des maladies du fraisier soit particulière­ment élevé, le jardinier amateur n’en rencontrera probablement pas plus d’un ou deux types.
La plupart des infections n’étant pas visibles dans les premiers stades, des plants apparaitront sains et pourront être en fait malades.
A vous de maintenir votre planche de fraisiers en bonne santé.

Les pucerons :

Ils peuvent infester les fraisiers à partir du début du printemps ; ils se nourrissent des feuilles qui s’enroulent et se tordent tandis que le pied se rabougrit.
Le principal danger réside cependant dans le fait qu’ils peuvent transmettre des viroses incurables.
A partir du début du printemps, exa­minez attentivement les pieds pour rechercher les traces de pucerons.
Si nécessaire, pulvérisez du purin d’ortie ou une décoction d’ail ou de la pyréthrine (produits sans danger).

Le galéruque du fraisier :

C’est le coléoptère qui crée le plus de dégâts aux fraisiers.
Il est généralement noir et mesure 1,5 à 2 cm environ.
Il se nourrit de la pulpe des fruits en y laissant une large plaie.
Le galéruque vit dans l’herbe non tondue, les litières de feuilles ou les mauvaises herbes ; la meilleure précaution est donc de veiller à ce que le terrain qui entoure la planche de fraisiers soit en culture et que l’herbe y soit régulièrement tondue.

L’araignée rouge :

Elle est, en fait, un minuscule acarien rouge pâle ou orangé qui suce la sève des feuilles.
Les feuilles deviennent jaune pâle ou gris brun et le pied est en général affaibli.
Arrosez abondamment les plantes, car ces préda­teurs se développent dans des conditions de chaleur et de sécheresse.
Toutefois si l’invasion se prolonge, il faudra vaporiser les plantes avec une décoction d’ail, une infusion d’ortie ou du purin de prêle.

L’anguillule du fraisier :

C’est un préda­teur microscopique qui vit dans les bour­geons, les feuilles et leur aisselle.
Leur présence se signale par un épaississe­ment des tiges et des feuilles qui se ratati­nent ; et une croissance généralement rabougrie.
Il est difficile de diagnostiquer la maladie ; cela nécessite parfois l’avis d’un professionnel.
Lorsque le sol est infesté par ce nématode tous les pieds doivent être brûlés et toute culture doit être interrompue à cet endroit pendant au moins trois ans.
Les stolons des pieds infestés pouvant également être por­teurs d’anguillules, ne les utilisez pas pour la multiplicaiton des plants.
Pour protéger les stolons sains contre la pro­pagation du nématode, immergez-les complètement pendant 20 minutes dans de l’eau chaude (45°) avant de les rempo­ter dans du compost stérilisé.

Les escargots et les limaces :

Les dégâts causés par ces prédateurs sont en général encore plus grands lorsque le sol est humide et mal drainé ou dans des jar­dins mal entretenus jonchés de débris et tapissés de feuilles.
Les symptômes les plus courants sont des trous grossiers dans les feuilles et les fraises et des traî­nées argentées de bave.
La meilleure pré­caution est de garder votre jardin propre et bien drainé ; sinon consultez notre article :  » lutter bio contre les limaces « .

L’antonyme du fraisier :

C’est un petit charançon. Les adultes, qui sont de diffé­rents types, s’attaquent aux tiges des feuilles, des fleurs et des fruits en les bri­sant et se nourrissent du fruit en cours de développement.
La récolte peut être gravement endommagée avant même que vous vous aperceviez de leur pré­sence.
Les tiges de nombreux pieds pen­dent alors mollement.
Éliminez et brûlez toutes les planches de fraisiers endommagées et effectuez une rotation des cultures ; une année de jachère devrait suffire.

Le tarsonème du fraisier ;

Il est très des­tructeur surtout lorsque le temps est très chaud.
Les minuscules insectes inco­lores hibernent dans les pieds et se nour­rissent des feuilles qui se déroulent, res­tent petites et brunissent en présentant des bords recourbés.
Le tarsonème reste à l’intérieur des feuilles repliées ou se laisse glisser dans les collets des frai­siers ; les traitements chimiques pour jardin ne sont pas très efficaces.
Un arrosage constant peut être utile.

Le botrytis, ou pourriture grise :

C’est une maladie cryptogamique qui se manifeste surtout lorsque le temps est humide.
Les fraises pourrissent rapide­ment et ne sont pas comestibles.
Quel­ques variétés sont plus sensibles que d’autres : la Cambridge Favoriste, le Talisman, par exemple.
Le champignon se propage par des spores apportées par le vent ; il est très contagieux et conta­mine les fruits sains proches des fruits malades.
Le botrytis se trouve dans les mauvaises herbes.
Je vous conseille donc de maintenir votre jardin propre.
Les fraisiers cultivés à l’étroit et dans des conditions de mauvaise ventilation, que ce soit en pleine terre ou sous cloche, sont également très vulnérables.
Élimi­nez et brûlez immédiatement les fraises moisies.

La maladie des taches rouges du frai­sier :

C’est une maladie cryptogamique qui provoque rarement des troubles sérieux.
Tard dans la saison, de petites taches cir­culaires rouge foncé apparaissent sur les feuilles.
Si le pied est très infesté, les taches se rejoignent et la feuille entière se flétrit.
Pour traiter, vous pouvez cou­per le feuillage après la récolte.
Si l’attaque a été grave, une pulvérisation de bouillie bordelaise au milieu du printemps de l’année suivante constitue une bonne mesure préventive.

L’oïdium du fraisier :

Il se présente sous forme de pustules sombres à la face supérieure des feuilles et de plaques grises sur le dessous.
Quelquefois, les bords des feuilles se recourbent vers le haut.
L’utilisation de purin de prêle, contenant de la silice, ou une infusion d’ail additionnée de lait (composés soufrés pour l’ail, le lait servant d’adjuvant d’adhérence et aussi d’antifongique), permettent de supprimer l’oïdium tout en préservant l’environnement et la fertilité du sol. A utiliser dès l’apparition des premiers symptômes.

La maladie du cœur rouge du fraisier :

C’est une grave maladie.
Elle touche les racines du frai­sier et se déclare surtout dans les sols mal drainés.
Sous l’effet de ce champignon transmis par le sol, les racines d’un pied infecté deviennent noires ou brunes à l’extérieur et rouges au cœur.
Les pieds se rabougrissent, les feuilles se fanent et deviennent rouges et brunes.
La production est très faible.
En général, la maladie commence par attaquer quelques pieds sur une planche puis gagne peu à peu du terrain.
Elle donne aux fraisiers le même aspect qu’après une forte sécheresse. Ils se fanent et meurent.

Il n’y a malheureusement aucun remède totalement efficace car les champignons donnant cette maladie sont nombreux.
Néanmoins, vous pouvez tenter le traitement indiqué contre la maladie des taches rouges, mais il vaut encore mieux arracher et détruire les pieds atteints et ne pas replanter de fraisiers avant un certain nombre d’années.
Quelques variétés sont cependant plus résistantes que d’autres, comme par exemple le Talisman et le Cambridge vigorosa.

La verticilliose :

Si vous cultivez des pommes de terre à proximité de vos frai­siers et qu’elles sont atteintes de verticilliose, il est très probable que vos fraisiers le sont aussi.
Cette maladie cryptogamique du sol provoque un flétrissement des feuilles sans raison apparente.
Les feuilles brunissent et meurent et les fruits sont petits et difformes.
Il n’existe pas de remède totalement efficace ; lors­que les pieds sont infectés, le mieux est de les brûler.

La chlorose marginale du fraisier :

C’est un virus transmis par les pucerons. Cette maladie est également appelée « maladie du bord jaune » car les jeunes feuilles des pieds infestés développent des bords jaunes.
Les nouvelles feuilles voient leur taille diminuer progressivement.
C’est au milieu du printemps ou au début de l’automne que l’on peut le mieux obser­ver les symptômes ; en été, c’est plus difficile.
Il n’y a rien à faire d’autre que de supprimer les pieds malades.

La frisée du fraisier :

C’est une virose qui existe sous deux formes, l’une bénigne et l’autre grave. La forme bénigne se pré­sente comme de minuscules taches sur les feuilles et peut n’atteindre la récolte que légèrement.
Les symptômes de la forme grave sont de nombreuses taches jaunes sur les feuilles qui se ratatinent et se plissent.
Aucun remède n’est possible.

Le virus de la mosaïque de l’arabis :

Les symptômes de ce virus, qui est transmis par un nématode, dépendent de la variété de fraisiers cultivée mais, en général, les feuilles se couvrent de pustu­les jaunes et le pied produit moins.
Dans la mesure du possible, ne cultivez pas de fraisiers à proximité des haies car les nématodes sont beaucoup plus nom­breux dans le sol où elles poussent.
Il n’y a pas de remède.

La phyllodie du fraisier :

C’est un virus qui attaque dès le printemps : les feuilles sont alors petites et recourbées vers le haut et les pétales de fleurs sont verts au lieu d’être blancs.
Tous les fruits sont petits, malformés et pleins de graines.
A la fin de l’été, les pieds infectés ont des feuilles gris vert qui se flétrissent sans raison.
Toutes les feuilles qui se forment ultérieurement sont petites et jaunes.
De nombreuses herbes de jardin et en particulier le trèfle abritent ce virus.
C’est la cicadelle qui transmet cette maladie des plantes hôtes aux fraisiers, en particulier lorsque le temps est sec.
Évitez la culture du trèfle à proximité des plantations de fraisiers.
Supprimez les pieds atteints.

SYMPTÔMES DES MALADIES ET PARASITES DU FRAISIER

SYMPTÔMESPARASITES
Pieds rabougris avec des feuilles enroulées et torduesPuceron
Trous dans la pulpe et graines retirées de l’intérieur des fraisesGaléruque du fraisier
Feuilles jaune pâle ou gris brun, minuscules boules rouges sous les feuillesAraignée rouge
Croissance rabougrie, tige des feuilles épaissie, feuilles ratatinéesAnguillule du fraisier
Trous dans les feuilles et les fruits, traînées argentées de baveLimace
Tiges des feuilles, bourgeons et fruits partiellement ou totale­ ment casséesAnthonome du fraisier
Feuilles rabougries, brunes et avec des bords recourbés Tarsonème du fraisier
Fruits et feuilles recouverts de moisissure duveteuse griseBotrytis
Petites taches circulaires rouge foncé sur les feuillesMaladie des taches rouges du fraisier
Pustules sombres sur la face supérieure des feuilles, moisissure grise au-dessousOïdium du fraisier
Pieds rabougris avec des feuilles fanées, racines noires ou brunes à l’extérieur et rouges au cœurMaladie du cœur rouge du fraisier
Pieds flétris sans raison apparente, fruits petits et difformesVerticilliose
Les jeunes feuilles développent des bords jaunes, les nouvelles feuilles sont petitesChlorose marginale du fraisier
Les feuilles ont des taches jaunes, se ratatinent et se plissentFrisée du fraisier
Pustules jaunes sur les feuillesVirus de la mosaïque de l’arabis
Les fleurs ont des pétales verts, les fruits sont difformes et pleins de grainesPhyllodie du fraisier

 

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