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Être jardiner bio, c’est être capable de travailler en symbiose avec la nature pour créer un environnement dans lequel les plantes peuvent lutter seules contre les ravageurs et les maladies, sans avoir recours aux insecticides. En quelques mots donc, comment prévenir les problèmes au jardin potager bio.
Si les plantes sont infestées, elles perdront leur aspect esthétique et, dans le cas des cultures, leur rendement sera mauvais.

Donc, mieux vaut prévenir que guérir.
Un œil avisé et une surveillance régulière vous permettront d’anticiper et d’éviter les pires problèmes au jardin.

problemes au jardin

L’hygiène au jardin potager bio

Bon nombre de parasites peuvent survivre sans hôte, même dans des conditions très défavorables.
Une myriade de maladies peuvent perdurer entre deux saisons de culture, colonisant les débris de plantes, le sol, les graines ou des hôtes secondaires (certains parasites touchent différents types de plantes selon la saison, comme le puce­ron vert du pêcher qui s’attaque également aux pommes de terre).

Il est donc crucial de se débarrasser convenablement des plantes malades, afin d’éviter les problèmes au jardin.
On commence donc par une bonne hygiène du jardin.
Le jardinier bio doit de ce fait identifier les maladies qui risquent d’affecter ses plants et les conditions dans lesquelles ces maladies se développent.

 

Plantes résistantes aux maladies du jardin potager bio

La plupart des variétés hybrides actuellement commercialisées ne sont pas choisies pour leur résistance aux parasites.
Souvent, elles sont si populaires et si répandues que leurs maladies deviennent de véritables épi­démies.
Bien choisir ses graines, c’est diminuer les problèmes au jardin.

De nombreuses plantes issues de graines paysannes ont des souches résistantes aux maladies ; cela ne garantit pas une immunité totale, mais elles seront moins vulnérables. Voir mes articles sur Lydia et Claude Bourguignon dans votre jardin potager bio, et produire ses propres semences bio.

 

Évitez le stress à vos plantes

Une plante stressée (par la sécheresse ou une température extrême par exemple) sera plus vulnérable aux attaques de nuisibles.

Pour que vos plantes restent saines et capables de se défendre contre les menaces potentielles, elles ne doivent pas être exposées à un trop grand stress.

Les plantes stressées présentent souvent des altérations physiques. Elles peuvent par exemple être longues, pâles et s’étioler à cause d’un manque de lumière.
Le climat et le site choisi peuvent être des sources de stress, tout comme les déséquilibres du sol et la présence de substances toxiques dans l’air ou la terre. Alors attention !

Lorsqu’elles sont stres­sées, les plantes dépérissent parfois plus vite que des plantes malades ; le stress est fatal si on n’y remédie pas rapidement.

 

Chaque plante a sa place et chaque place a sa plante !

Toutes les plantes sont faites pour un type de site et la présence ou le manque de certains facteurs environnementaux peut avoir un effet déterminant sur leur épanouissement, et ainsi causer des problèmes au jardin.
Les fougères, par exemple, ont besoin d’humidité et de fraîcheur. Plantées dans un endroit chaud et enso­leillé, elles mourront rapidement de déshydratation.

Les plantes stressées ne grandiront pas normalement et ne résisteront pas aux maladies autant quelles le pourraient.
Choisir un site approprié vous permettra d’assurer la santé initiale de vos plantes et leur résistance aux menaces potentielles.
Et si vous êtes sur un site à problème, vous pouvez consulter mon article sur : comment réussir son jardin potager sur des sites à problèmes.

 

Identifier les problèmes au jardin potager bio

Les jardiniers bio capables de comprendre les cycles de vie et les comportements des parasites sont donc plus à même de déter­miner quand intervenir.
Les insectes qui vivent dans votre jardin font partie d’un écosystème et de chaînes alimentaires complexes.
Moins de 1 % des espèces que vous risquez de rencontrer sont consi­dérées comme nuisibles.
Avec si peu d’insectes dangereux, les jardiniers bio doivent apprendre à faire la différence entre les ravageurs, les auxiliaires, et ceux qui n’auront aucun effet sur leur jardin. Voir les articles dans la catégorie nature/animaux.

Bien que globalement impopulaires, les insectes jouent pourtant un rôle impor­tant dans les jardins.
Les insectes bénéfiques, comme les abeilles, sont nécessaires pour assurer la pollinisation des fruits et de certains légumes.
D’autres, comme les collemboles, se nourrissent des cellules végétales mortes, tandis que les guêpes et les scarabées, qui sont des prédateurs, capturent et dévorent les nuisibles.
Les larves des guêpes et des moucherons attaquent également les ravageurs.
Elles sont pondues directement dans le corps de leurs hôtes et s’y développent : ce sont des parasitoïdes.

Il faut apprendre à soigner cette petite armée protectrice de vos cultures, afin qu’ils résolvent une partie des problèmes au jardin.

 

Les cycles des ravageurs et maladies au jardin potager bio

Bien souvent, les jardiniers croient que leurs plantes ont été attaquées brutalement, en une seule nuit.
Cela peut effective­ment arriver, par exemple s’il s’agit d’une fonte des semis ou d’une invasion de ravageurs de grande taille, comme les lapins.
Il est toutefois plus probable que le problème ait commencé bien avant les premiers symptômes visibles.

En fait, un agent pathogène (l’organisme à l’origine de la maladie) a d’abord été introduit (ou inoculé) dans une plante hôte. Voir l’article : qu’est-ce qui favorise les maladies des plantes au jardin.
Certains de ces agents pathogènes peuvent se déplacer, c’est en général le cas des ravageurs.
D’autres doivent être amenés à la plante hôte, comme la plupart des maladies.
La pluie, le vent, les insectes, les oiseaux et les hommes sont d’excellents vecteurs de diffusion des maladies végétales.

La pluie peut charrier les spores de tavelure d’une feuille de pommier infectée à une feuille saine.
Le vent emporte aussi les spores des champignons d’une plante à l’autre. `Les pucerons et les aleurodes transmettent un grand nombre de maladies communes.
Plus étonnant, les fumeurs peuvent passer le virus de la mosaïque du tabac d’une cigarette à un plant de tomates.
Et voilà comment les problèmes au jardin peuvent se multiplier…

Une fois que l’agent pathogène a été transféré sur la plante hôte, il se multiplie, grandit ou prend une forme qui lui permet de pénétrer dans la plante.
Dans la plupart des cas de maladies fongiques l’agent pathogène est arrivé sous la forme d’une simple spore.
Ce dernier a ensuite germé, grandi et envahi la plante.
Quand la spore germe, elle libère des filaments appelés hyphes. Ceux-ci pénètrent dans la plante en passant par une plaie ou par les pores de ses feuilles, de ses tiges ou de ses racines.
Les racines qui ont été abimées lors d’une transplantation sont un point d’entrée classique pour les champignons responsables des pourritures racinaires.
Un seul puceron peut donner naissance à un clone toutes les douze heures ! Ainsi ils forment une colonie en quelques jours seulement, donnant l’impression au jardinier qu’ils sont apparus spontanément !

Lorsqu’ils ont élu domicile, les parasites et les maladies peuvent grandir ou se multi­plier et commencer à endommager les tissus de la plante.
Ainsi, à mesure qu’ils avalent leurs nutriments ou leurs cellules, les dégâts sont visibles.
Les symptômes peuvent apparaître à n’importe quel endroit, prendre des formes variées et les problèmes au jardin se multiplient : moisissures, nanisme, décolora­tion, distorsion, étiolement, flétrissement.
Des trous et encoches peuvent également apparaître sur le bord des feuilles.
Les premiers signes d’infestation ne seront sou­vent visibles qu’après le départ de l’insecte ravageur qui aura laissé ses œufs derrière lui.

Les plantes et boutures issues d’une plante infectée seront également porteuses de maladies.
Les semences biologiques en vente sont garanties sans maladies au moment de l’achat.
Si vous produisez vos propres graines, assurez-vous d’obtenir un stock sain afin de ne pas introduire d’agents pathogènes dans votre jardin.
Ceci est particulièrement important dans le cas des roses et plants de fram­boises ou autres fruits de petite taille.

Les insectes ravageurs et les acariens peuvent aider la diffusion des patholo­gies végétales.
Pourtant, les jardiniers bio préfèrent généralement parler de “gestion des ravageurs” plutôt que d’éradica­tion. En effet, il est impossible de se débarrasser totalement des nuisibles dans un jardin. L’objectif est surtout de parvenir à éviter leur prolifération afin de limiter les dégâts qu’ils pourraient causer.

 

Adoptez une stratégie intégrée

Les jardiniers bio doivent apprendre à utiliser un éventail de techniques pour contrôler les rava­geurs.
On peut par exemple introduire des prédateurs bénéfiques dans son jardin. En effet, cela tiendra à l’écart les nuisibles et encouragera l’arrivée d’autres auxiliaires de toutes sortes (contrôle des insectes). Cette méthode est souvent appelée lutte biolo­gique.

Dans un prochain article, je vous parlerai plus en détails des ravageurs qui s’attaquent à nos plantes…

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Diane, votre sorcière bien-aimée du calendrier-lunaire.info

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